‹ Lettres sur l'Angleterre (volume 2)Chapitre 52 sur 186 · POLITIQUE DE LORD RUSSELL A L*EGARO DE LA ROSSIE · texte numérisé non relu

POLITIQUE DE LORD RUSSELL A L*EGARO DE LA ROSSIE

GoriSchakoff au comte Russell est victorieuse, est écrasante.

Ce dernier, dans sa dépêche, avait eu recours à la commode ressource des citations tronquées; il n'avait cité du premier article du traité de Vienne que ces mots : « Le grand-duché de Varsovie est érigé en royaume de Pologne, pour être indissolublement lié à Tempire russe par sa constitution. » Le prince Gortschakoff complète la citation : « Les Polonais, sujets respectifs de la Russie, de TÂutriche et de la Prusse, obtiendront une représentation et des institutions nationales réglées d'après le mode d^existence politique que chacun des gouvernements auxquels ils appartiennent jugera utile et convenable de leur accorder. »

Que conclure de là? Que la Russie, aux termes mêmes des traités qu'on a l'imprudence de lui opposer, est le juge du genre de représentation et du mode d'institutions nationales qu'il lui convient d'accorder à la Pologne. A elle de voir de quelle façon elle dévorera la proie qu'on lui abandonne!

Et c'est sur de pareils traités que l'Angleterre prend son point d'appui? Allons dontl Le seul langage qu'un grand peuple, ami de la justice et de l'humanité, pût tenir, étaît celuirci :

— Il n'y a pas de droit contre le droit. La conquête elle-même n'est en grand que ce que le vol est en petit. La faute que l'Europe commit dans le dix^hiiilième siècle en laissant s'accomplir Todieux partage de la Pologne, elle l'expie, dans le dix-neuvième, par les soucis mortels et les alarmes continuelles que les conséquences de ce partage lui causent. Il faut en finir. Les horreurs dont la Pologne est en ce moment le théâtre sont de celles qui appellent l'iuterven-. tioD, non pas seulement de telle ou telle puissance, mais de la conscience humaine. Ce n'est pas au nom des traités de

1815 que dous protestoos : en ce qui camceme la Pologne^ ils consacrèrent ce qu ils auraient dû flétrir et anéMlit^ nous protestons au non de la justice, et m mm «de rialérct de l'Europe, dool leséviéDameuts adineU niottireot assez 411e la justice est inséparable. Mous avMs de noêne edté la m^ son, et c'est pour 4a servk que Oieu mm 'a éoimé h Inme^ A bëe entefideur, salùt. '^

fnupossible ! vont s*éerier «les babiles; la diplomatie M eonnati point ceU>e langne-^Ià.

Elil noon Oiiâu, je ne i'ignore poiol; je Umbe d'aeoord que la sagesse de la diplomatie esi celle de Philii«te ; j'a^oue^ rai même, si l'on ym.,^t^ jusqu'à ce que le mmà» Mi Jèi^ teint l'âge de raisoo^ die ae saurait eu av^^ir d'autre^ Mais qu'est-ce «que cela piK>jiire? qu'eUe sort de ê^u rôk, 4|iiand éUe s'avise de combattre mi de genriKHtdar l'oppreasion^ S*îl ^est absurde, de sa part, de plaider dans w langage vrai la cause de la ^vérité et. de s'appuyer sur la }ualice pour défeu^ dre la justice, que n'a^t^eUe le ïw ^prit die^seiaîfe^ 4e laisser faire, de laisser fkassâr? Je ^xuaçois le ^w^ruonent français inotivast son iuierv)entie« Jiurla néce^aité de ne pas souffrir que 4'iiumaQiié «oit foulée aoK {)ied6, ^et je Jeomee^ vrais mieux encore si la réponse du prince Gortaotukoff n'avaât pas paru iù satisfaisante au Mo$tUritir; mai^ qu'un hoomie tel cpie le x;owte lUssetl isv^ue en £aveur de la Po<log»e les traités mfflic^ qui^wt.djfil<Nttati<|iiefl)eiit sapdifié ak ruine, et «fu'à cette praoiièr.e faute il ^oute oeUe de dédaii«r que la puissante Anglelerne s'est exposée de gmié de oœur à parier en vain, voua ce «que j'ai de la petuei (vumpraidre^ et j'en rougis pour les peuples lilires.

Toutefois, «'il 7 a là une én^me, le mot de cette énigme n'est pas absolumcoC impossîble à découvrir. CeM à qmi je m'impliquerai dans ma lettre de demain.

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