‹ Lettres sur l'Angleterre (volume 2)Chapitre 53 sur 186 · CUV · texte numérisé non relu

CUV

2 ma4.

Ce qnl paralyse l'iljigleterre.

L'AugleleiTe craii/t la fsen^e, Toilà k^rité. Ses sympathies p#ur h Poiogiie sMit irès-mnoères; elles sont mgîrilioniiées d'aSletrs par TiiMfttiétude que les «empiétettents de la Rossie hi fiisprrem; mais -elles n'Mt mo dé beHiqtteox. L'ÀDgleterre ne i^eut pas tiror Té^ ée et w la tireca pas, à iDoins €[u*ofi ne Ty feroe afbsoliBiesit. fians «e cas, eH^ «en jetterait au lom le f ourpean ; car la race «axouoe a un peu de la naliire du bMle^ope, et imi faire lâcher prise n'eat pas iaeile. Hais fïda même fairnète. Ekcraiut d*a¥oir to^iyêgleiDjis à rester Ses pieds dans le «a^g.

En thèse ^érale, cette répugwanoe eâl bomynaUeetyâ nea qai ne seît en hanttome âvec les œoeuns d'un peuple libre. La guerre témûigne de renânoe des peuples; latteeesHfté d'^n ^peier à son farwHdte Iribniial prouve assez que, «nigré ks «ffiMls de la sdesee pour rapprodier les boinnes, malgré la vapeur, et les cbemias ide fer^ «A Téleo- Iricité reodiie Dkessagère de la pensée bnuiaine, nous ne sMmas point ;eiBoore sirtis i4es âges 4e liarbarie. Goaunettt la Itttie ne serait-elle pas une affrense .calamité, qnaad ia vietoîre eUe-4Bân)e «st si souvent fatale aa vainqueur? Ce 11*4;^, eértes, pas TAngleterpe qui, sur ce point, peut avoir des doutes. Écrasée de taxes, elle traîne, aujourd'hui ^eiH

188 LETThES SUR l'aNGLETEKRE (1863)

core, et traîne en gémissant, le boulet qui fut rivé à son pied par William Pitt, le jour où ce ministre orgueilleux fit contre la France le serment d'Annibal.

Mais, si la guerre est à maudire quand elle est le fruit de l'ambition ou de la haine, il importe de ne pas perdre de vue que , jusqu'à ce que la solidarité des peuples soit organisée par rétablissement d'un tribunal amphictyonique compose de leurs représentants vérilables, la guerre reste le seul procédé connu pour mettre la force au service du droit.

Et d'un autre côté, le meilleur moyen de l'éviter n'est pas de la craindre à l'excès ; de le laisser voir, surtout.

Or, en ce qui concerne la Pologne, là, depuis l'origine, a été le grand tort de l'Angleterre. Pas un de ses journaux qui, après avoir épuisé contre la Russie le vocabulaire de la guerre, n'ait conclu à la paix ; pas un des nombreux meetings tenus en faveur de la Pologne où les orateurs ne soient venus un à un expliquer, d'une voix assez forte pour qu'on l'entendit de Saint-Pétersbourg, comme quoi le coup ne suivrait pas la menace. Jupiter tonnant a bien voulu avertir le monde, avant de lancer la foudre, qu'il s'agissait d'une foudre débonnaire et que tout se bornerait \ des éclairs.

Faut-il s'étonner si le prince Gortschakoff se l'est tenu pour dit et a répondu en conséquence?

Il semble que cette réponse du ministre russe, si mesurée dans la forme, mais* au fond si hautaine, si moqueuse, si dédaigneusement calme, aurait dû, soit irriter l'Angleterre, soit l'avertir des inconvénients d'une politique qui parait trembler quand elle gronde. Mais non : la peur dé la guerre est si forte, que, même après la réponse du prince Gortschakoff, que dis-je? surtout après sa réponse, les protestations de sentiments pacifiques, — pacifiques quand même — ont redoublé.

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