‹ Lettres sur l'Angleterre (volume 2)Chapitre 62 sur 186 · L EXPEDITION FKAMCAISE AU MEXIQUE ET LE TIMES · texte numérisé non relu

L EXPEDITION FKAMCAISE AU MEXIQUE ET LE TIMES

ser, depuis le Maminy Herdd jusqu'aa Daily News et au Maming 5lar, depuis b Saturday Review jusqu'il ^'Eeonomiêt et au Sfeetator, ou y trouvera, sur la nature et les emséquences probables de cette expéditiou, les cofune»taires les plus hostiles, même les plus violents.

Quant au Times, il me serait fadle de montrer comme qiMH, usant en cette circonstante du privilège qu*on lui reconnaît de se contredire, il a tour à tour poursuivi de ses Yonix et de ses anathèmes li marcbe des Français vers Mexico. Mais non, je préfère constater l'ardeur avec laquelle cette feuille, pour qui les succès militaires de la France furent toujours un sujet ou d'irritation ou d'alarmes, a pbis d*Bne fois donné son visa à Texpédition française. ' Bans son numéro du 2i mai 1862, le Times disait : c Au Mexique, la France peut faire beaucoup de bien, avec peu de chance de faire da mal à qui que ce soit, si ce n*est à elle-même {except io herself). » Ainsi, c'était parce que la Fraiiee, au Mexique, avait chance de se faire du mal à ellemême que le Times lui prodiguait ses encouragements!

Dans sm numéro du 37 mai 186i, parlant des réfugiés mexicains, membres du parti réactionnaire et ecclésiastique, adversaires du gouvernement de Jnarez et auxiliaires de l'invasiefi française, le Times les traitait dexoquins (ruf^ /Sofu); il accusait Marquez et autres coquins {olher ruffians) àe ce parti d'avoir par leurs méfaits amené l'intervention; et ii a|oatait : c Si Ferdioand-Maxinilien va au Mexique, il trowera ses amis les plus actifs parmi les hommes qui ont fimillé, torturé, volé, jusqu'à ce qu'enfin l'Europe ait perdu patience. » Était-ce donc pour que la France figurât, aux ytsax do mcode, en si bonne compagnie, que le Time^ s^ap» plaudfesait de la présence des Français au Mexique ?

£t maintenant, oommait concevoir que le rédacteur île

95» LETTRES SDR L* ANGLETERRE (1868)

Tarticle tfoney^Market^ dans le Titnes^ ose qualifier la gouvernement de Juarez de < gouvernement anarchique, immoral, spoliateur, tyrannique », et lui reproche < d'avoir plongé le pays dans une affreuse confusion, d'avoir remplacé les principes du droit et de la justice par la pratique du brigandage, du vol et du meurtre » ?

J'ai sous les yeux le « Blue-Book » que le gouvernement anglais a publié relativement aux affaires du Mexique, et voici de quelle manière l'état des choses dans ce pays était décrit antérieurement à l'expédition censée devoir y porter remède, par M. Mathew, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire du cabinet de Saint-James à Mexico :

« La situation, écrivait M. Mathew à lord John Russell, n'a pas changé pendant ces deux derniers mois.... Senor Fuente, jurisconsulte de quelque réputation, a quitté Mexico par le dernier paquebot, avec une mission pour Paris et probablement pour l'Espagne. Une chose a retardé son départ : la difficulté de se procurer la faible somme uéc4îssaire pour subvenir aux dépenses du voyage. C'est à cet extrême dénûmeut qu'il faut attribuer l'existence prolongée et l'accroissement des corps de guérillas commandés par les Espagnols Cobos et Vicario, et par l'infâme {infor mous) Marquez, qui poursuit le cours de ses assassinats et de ses rapines. Deux misérables tentatives ont été faites pour créer du trouble dans la capitale : elles ont été découvertes et réprimées à temps. À part cela, la tranquillité publique n'a pas été troublée; et quelque défectueux, quelque faible que puisse être le gouvernement d'aujourd'hui, ceux qui ont sous les yeux les meurtres, les cictes atroces, les brigandages commis journellement sous le gouvernement du général Miramon et de ses conseillers senor Diaz et le général Marquez, ceux-là ne

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