‹ Lettres sur l'Angleterre (volume 3)Chapitre 85 sur 169 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

31 mars.

Les écoles ea Aa^leterre.

omine protestants, les Anglais sont tenus d'affirmer, à ice des papistes, que la religion est affaire de jugement triduel; que le principe d'autorité, en matière de foi, se ?e au fond de toutes les tyrannies religieuses, et que la m humaine risque fort de périr là où un petit nombre Dîmes a charge de manufacturer les croyances. Et pour- ,s*il est un pays sur la terre où Ton tienne à faire diriger s des enfants dans une ligne donnée, par une classe lée d'instituteurs, cest celui-ci. En Angleterre, l'éducan'est pas une question de citoyen ; c'est une question de re. A voir l'habit et l'esprit de ceux qui dirigent l'école,

2 LETTRES SUR l'.VXCLETERRE (1862)

la manière donl Técole esl gouvernée, et le soin qu'on prend d'y sacrifier l'éducation séculière à ce qa'on appelle rinstruction religieuse, on dirait vraiment qu'on élève les enfants, non pour être membres de la société, mais pour être membres de telle ou telle congrégation. L'école, au lieu d'étn* une pépinière de citov^ns. est un nid de prosélytes. N'allez pas parler ici de < séparation de l'Église et de l'Êlnt » : non seulement l'Église n'est pas séparée d'avec l'État, mais, e ce qui regarde l'éducation, elle le domine, l'absorbe a rem|»loie. En voulez-vous la preuve? Elle est fournie pa les débals parlementaires qui ont rempli la semaine passé et par la conclusion à laquelle ces débats ont assez tristeme abouti.

II y a un mois, je vous écrivais que les président et vict président «lu comité du conseil pour l'éducation, c'est-à-di lord Gianviile et M. Lowe, avaient soumis au Parlement grand projet de réforme : « le Code revisé »; que ce pro m jjet avait soulevé dans le clergé une tempête, mais qu'il y av espoir do voir le progrès l'emporter. Je le croyais avec t ce qu'il y a en ce pays d'esprits libéraux et sensés, désappointement! Après une discussion très-longue, l ardente, oii l'invective et l'insulte, armes favorites des 1

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ciens dévols, ont joué un rnle éclatant, le gouvernenie reculé, perdant la lête au bruit des clameurs; il a sacrili moins i»our le moment, la cause de l'éducation, par u ces compromis qui ne sonl qu'une manière décente d'î peur.

Je vous ai exposé, dans la lettre a laquelle je renvois /^ lecteur, l'état de la question qui vient d'être si hrujamrueni agitée, et si piteusement résolue. Elle se réduit à ceci :

Pour la fondation et l'entretien d'écoles destinées h Térfffcation des enfants du pauvre, l'État, depuis 1839, se trouve

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