LBtTHËd
k restauration i l'humble oratoire de l'exil?
Revenus en France, nos princes n'ont point oublié le lieu où ils avaient prié, et il s'est ressenti de leurs largesses. Le noMe Français qui représente si bien en AngleterreS. M; T. C, le prince de Polignacf et sa pieuàe compagne , édifient souvent les fidèles qui fréquentent cette chapelle; et, dût-on m^accuser d'être de la Congrégation , je ne puis m'empècher de vous redire que j'ai été fiei' de cette manière dont les Anglais parlent de notre ambassadeur. J'^ai entendu répéter ce mot dit en plein parlement par un ministre de Georges lY : Noils n^avons pas de documens officiels , mais nous avons la parole du prince de Polignaù, et cela vaut toute assurance. Pour qu'un Français soit ainsi loué par un Anglais, il faut plus' qu'une loynuté ordinaire.
Un excellent ami de collège, M. Wright , banquier , ne voulut pas nous laisser quitter Londres sans nous avoir fait connaître une charmante villa qu'il a près du village d'Hampstead. En m'y rendant à pied, je me rappelais qu'autrefois j'allais à Hampstead pour faire ma cour aux ladies Stuart , nobles et pauvres
déficendMtes dei'Dis. Je me les représentais^ encore telles que je leS avais viles , filant leiir^ quendtutles ' ou fricottant prèis ifarie fenêtre tout ornée de efaevrefeùille et *de jasmin , pendant qu'une dame de compagnie leur lisait quelque livre de piété ^ quelqties-uiies d^ ces pages où la religion éiiseigne la vanité des grandeurs^ et console de leur instabilité.
- Il y a ti^Milè ans , qu'entreXondres etHaixfpstead ) des - champs , des prairies , de^ j ardihâ' ' étalaieM léfi^ verdtire; aujourd'hui Pimmè'tisè' capitale qui va toujours s'étéïidàht à allonge ses rues (tans ces campagdes que je ne retrouvais pl«.' La jiolie colline ,' appètèe Prim-Kose hiUy où j'avais vti les jéuries fllfé^ côtirii: poiir ra^ppôrtè^ à la ville^la pretlilë^e flbûr du pnntemps j s'est Àti^^i TevStud hii j^ietrës : on ne la reconnaît plus. '
'Gel accroissemekif de' toiites Ici' grandies villes a quelque chose d'effrayant, ai tout se porte *^tisi au cœur dés- États, Panévrïsmé' n'esr<-îl *as à craindre? ■ * . ' ''
Dans les quarante dernières années , il a ^ kÉti àliondt^ ixfille maison^ pkr aù^ces qùandste triitte maison^ ajoutées à touteii' CellesF
48â tsxxua
(gn y existaient déjà sont tgufnihahiitiWa^ car
la population Ta croissant comne le lealtb
La capitale des trois royaumes conptaîfty
£n 1700 9 674^350 habîtaas»;,
Eri 1750,. 676^50;
ÏA i&ooy goo^Qoo;
En. x8ii, i>o5o,poo;,
En A8ai:, i^974|6oo.
Le Bûmbre des bœufs conscHuaéa à londcesypar an, est de. 110,000 j 790^000 oMiiitoi^, a5o|OQO^ veaux, d5o,ooa agoews^ et sioo,ooo cochons^
/Vous savez ,, mon. cher ami, oomUen lea Anf^ais mettejtt.peu de crème danalwir \hé : eh bien ! ce q|^e les habitans de Londres cotH somment de l(iit feraitMniieuive ;,leiir coosonmatign annuelle e3t deôfi^SâOfaoobôuteiUefr^ 10,000 vaches fournissent ce lait dans leqpel il entre un sixième, d'eau» U y a po«rtant des assurancea pour la ccèin$u«f «• Mais je m'aperçois (^ue^ j^ tne. fais de l!éoola de M. Charles Dupin , et je me. bâte de fiur tous CQScaiculs% ^
Pour rejLQWTier à Douvres, nous n?aveAa point repris. I9 i;qi^ dje Caitfwl^ery; j'e» tt
été ^ohé di'ukord ; car j'avais un gcâiid déair dQ reTCÂF la catbédrala pkis à loisir qa^k notre prevaiar pa$Mg^« Mais, pour me faire oublier la yi^) édi£ba> quelle ravissante campagne que c^ €»tre j4(H)di'e6 et Tunbridge irells ! Q^ieUa charfiEiapte petke ville que cette autre Sjpa 1 On s'aperçoit que ceux qui viennent h^ S4a ioQtMaQS sont las fevoris de k ibr-* ttina; oa y a peu fait pour les gens qui éconpipiswt) €|t beaucoup pour ceux qui veulent qu^b saob&leiir co4te ebert Avant notre dîner,' lions «ûwes le temps de nous promener, et daiis Vioftéfiew dis la TiUe > et un peu dans les envirms. Un beam soleil coucbant donnait sur toutes ces )obes demeures entourées de lUa4s df arbres 4^ éludée à flpurs rouges, etd'é* bélWirs a grappes d'or* Ce qui manquait à la vilka c'était un peu. da feule, les rues étaient trop désartes; maiadaos la saison dea eaux la vue ^ gi^and i^imde, les élégsms, leurs oImh Tau;^., Ifau^ vfÂtures, animent tout le pays , et celi4 qMÎ yei^t rêver salitaNre ne tivniva plua dA plaça, plus d^abri sans bruit et sans agir* tatiofi»
La lendeoBiain dâanandie, nous partnses...^
484 Lrrrau
Comme pour nous laisser (m plus bea'U soû- ▼enir dé FAngleterre , le soleil semblait avoir redoublé d'éclat ; jamais les collines, les bois et les Talions n'avaient été si bien éclairés. Je vivrais mille ans que je nie rappellenis toujours la belle matinée de notre aVaiit-demière journée en Angleterre. .Le ciel était bleu et sans nuages, l'air sans froidure, et le ped de vent qui agitait les feuilles deB arbres pouvait bien être appelé Fhalâne du printemps; il était tiède et toat chargé du parfum de$ aubépines et des aeacises en fleur; le plus petit nuage de poussière ne ^'élevait pas de la route encore humide de la rosée de la nuit; les ha^ bitans du pays étaient parés de leurs plus beaux habits : c'était un dimanche. Cétait bien le jour du Seigneur, car tout avait l'air heureux. On nous avait indiqué , comme digne d'elle visité , le château de lord Abergavenny . De là routeque nous suivions, nousle voyions aurdessoua de nous, dans une plaine si boisée qu'elle semblait une forêt; ses tours et sa toiture s'élevaient au-dessus des arbres, un^ pente douce y conduisait. La route était bordée par une. de ces palissades en bois qui sont
SUR l^jjnculetërrû. 4^^
la clôtura ordinaii^ de tous les parcs d' A dglcten^. A un endroit où cette palissade était interrompue, noua aperçûmes la plus jolie loge que nous eussions, encore vue ; elle était bâtie moitié en briqués et moitié en bois< Les piliers gotbiques à chapiteaux bigarres , les figures, les tètes de monsfces, toute la partie sculptée ayait. été apportée de Rouen, d'une vieille maison que l'on démolissait.Un Anglais, amateur de ce genre de curiosité , acheta tous ces matériaux, lea numérota et les apporta dans son pays. M. Rowland, agent ou régisseur des biens de lord Abergayenny , en a fait un i^yissant usage. Rien de plus joli que cette loge recouverte en chaume ouvragé comme i(ne corbeille d'osier entourée de fleurs , et comme a l'abri de tout malheur dans cette riante solitude.
Si j'étais encore assez jeune pour^ oKÛce qu'un bonheur tout entier peut se trouTpr dans ce monde , je ne lui donnerais pas d'autee habitation que cdle de M. Rowlànd.. Cette denie^rQ d'un très simple particutiar nifa fait plus d'exirie que tous les châteaux, que tous \e$ palais que nous venions de visiter. Comme
486 LKTTABS
k maison de Socrate, celte-» ci est petite;
mais &ut-il tant de place au bpalieiitr?
Oh ! s'il m'aTait été donné de reister kidMSy comme j'am^is (arrangé ma TÎe dans w (diii*mant cottage I La j'atoaîs en tdutce^^ fmme i Faimlle et amis auraient pn s'y asseoir > ^t |e n'j aurais eu ni dlaises m fila poor les ««innujeuK. hd cbfttean s'ouvreà tous y le oaHage seulement à quekfaes^uns. Mes dieux pénates a«raîeiit été i'Anntié et la lâberté; tiMlMtes auraient été libres comme moi : k mtfalîn mn rait été à eux, le soir a ia lamîtte. La taUeà thé 9 comme œHe du déjeAnIx- et *àn idlner, aurait réuinteaillk laicmdejjeQ'aums été despote que pour l^exaicliilude;Qaaiid seiwt r$mi le aoir, ceux qui aiment les i^értdrieB ^'il ^nepire, afUrflôeart pu aller s'jr Kvrer dans la pstî^ tie solitaire du parc« Là^ sous les pins fanmiiO^ nîeiiXy Us ainraîent prèle IWriUe k ce sMfilc qui s'élëre à l'iqpprochie de la milty et qni *ert Itfiste Qooune «ne plaint» ou uia||éinisi(ertil^. Geifx q«i aiment le -son mé)M|eo4J!^e de ^ docW de campagse one sémieM «*eMr^ mi salbn qu'kprès le conwcHfen du Yiliage. La lueur dek fempe bnMaot à trarersle CeMitlagfe
fesauraitappelés à d'autres plaisirs :«ur la table ronde, des Ihnres, des dessins, dés album', des crayons, le grotesque des caricatures anghûses, et l^rît fiti et gai de Charlet ei de Yemet-Y auraîs-Jeinis des journaux? Oh île mons posâbie; mieux faudrait, je crois, absence totale de ces feuilles qui éc1iâul9ent ti irtiteiA torijours , et tqui brôuîÏÏent quel-* queldis les meUletdrs aitik.Diàiisf agitation àctuélle , il y ^xteét fhx& \ gagner ^u^à perdre à êmpécber totftes les nouv^es de nous yenir^ #n glisserait ainsi dans la TÎe j comme sur un fleopre dont les rires couvertes d'ombrages épais empédbent de yoir les campagnes lointaines; la rue SeraU bornée, mais fraîche, yerte "A tranquille. 'N'esl-K^e pas assez?
Toilà, me disais*]e, comme je serais, h^ureUL ici, et tout était si riant autour de n\oî que je ne pensai pas qu'une seul^ lettre apportée duis cet asile de paix .pouvait en éloigner toutes les joies et y amener une de ces dou« leurs qui prennent place au tojer avec la ta' mille pour ne la plus quitter.
Nous ériotis itttendus pour déjeuner à
Waldfaurst-Càstle, Éhez un ancien ami de tous
488 UTXAK^
les pôtres^ le major Halj. Là nous trouvâmos toutç la grâce d'une réception française, qt toute la .cqr^iali^é. de .notr^ ji^Qe Irl^i^de. On dé jeûi^ .commit a P^iîs^ pn paf|a ^e bals f% d'agriculture, jjie .n\pdes et.de jiQliiiqpf. Après le déjeûnçf^^oi^sep^omenay etle piano et les romances npiiYelles^ :i^inrent ensuite* Parnû nos hp^.^ge.çie r^gpeUe une yieil^ ^m^Siyi éfiqi|j^ av^ç ravissement la douce voix d'une^eu^ç. perjyonQe phafftayt} fa J^wtienne de madanfie Malibran, à ce vers :
Car de sa mère on se souvient lonjours. ^ .
La pauvre dame qui avait^ du voir his^ des ahnées depuis la piort, de ^ mère.,, se mit a pleurer, et prouva qu'elle s^en so^i^enaif toujours ^ On redemai^da ce joli .ÇQjuplef ^ et elle pl^ra encore ': il y a des soyveiiirs que.rien n^efiace , et des cœurs qui i^e vieillisMnt pas. lantmieuiL..
Ce petit château de Waldhi|rst. es^ pariai- 'tèâient régulier; é'est un pavUloi^ ca^ flan- Què de quatre tours 3 l'architecture f^n.est goinique; nousie crûmes d'une haute antiquité; nous npus trompions :U.nest,))ati que depuis ^ne ^i^aine d'années ^,mi^$ avec ]bs vieilles
SUR Ir'AKGLfi'BERRE. 4^9
pbrres d'uQjtrès aneien castel, que l'on a eu le bon goût de lai$âer avec toute leur rouiUe. 1^- Anglais qui s'était élevé cette {demeure^ située sur un cotpliu avec une vue immense terjninée par la mer^ s'en est ennuyé aur bout ^e quelques années j il est parti pour la ^Praiice, et ep trav^E^ant la Nonnaqdie, il a été cl)amié'd'un)9 habitation ou il avait été reçu ( cell^.de M. U4y.}.9 et il a proposé à son. bote , un échange, qui a été aoeepté. Le sujet britannique s'est fait habîtaiitde France, et l'apcien officier irlai^dais est allé s'éta^lij^ en Angleterre. Ne dirc^it-on pas deux yoyageuns qui échangent leurs tctntçs 1 . , Pour gagner Pouvres, 90us avioBseMore beaucoup de chemin à faire j la cordiale. hôs«pitalité du nouveau sieigneur de . WaldhUrstcastle nous avait fait oublier 1^ ir^pidité. des heures. Nous descendîmes ^ coteau .életé par une route encore tout ombragée d'aii>red^ (Bt qui, pour rei^dre les pentes mpiiis rapides , faisait mille gracieux dét0^rs sui* le flaùo de la montée. Bientôt la campagpe .changea d'aspect^ 1^ ombrages dimiouèrent peu à peu, les cote^ul^ s'affî^ssère^t^ et ppus voyor
490 MTOÊS
geaiMsi taiVe» yoe inNaense plaine de prairieSf eDtreooiipée par des^éerset des <;anauz . Au bfMit de jqoekpies hooJ^ cette Terduredes prés noue ;aI>aBdnnà ttus^> et noM ncras «PMyâmesaardes^aMeBtfiridea: quand mras regardions <en arrière , ne^os «pereeirmtt encore ^ndquBS cMies d^arbres ^^cAques traces d'faabkatioiis ; wêAb dwant noUii -rien y 411^ te jame dn rsabb, et à nMre henri£(ftitme longue et mUnoICMie «ihttUBSée 4frà traçait une Ugnè droite tsmt le «M rougi par 1è soteiL
NottS'ëttons impatiensd*«rriver à cétteteTée, poer féit 4e pays de son autre bord; enfin nous 7 parvînmes, nous escaladâmes rapideneaA^oDaliaeis, ^ ^elkftit no'b*e 'surprise! <?élait4A*ttier 'qai s'étendait de f autre c6té , ^ealeaiient I quelques pas de lious , et rien ne mmslViindl imntmcé; sans être inunobOej die 'était «uiftte; ^nes fldts tnouraient sans lyndt «ur 4a p^mte de h levée... Si près de rîmiaensitë, ttotn ne nous en doutions pasi Ainsi il«rrive socrvent dansla vie : on touche à«n gtj^and éfènemerit , à tme joie, à un maliieur, Mon me ifattenditrien ; un jour, une -Imire , Uft instant nous cache tout Pavenir^
SUB L'ANaLVTERIlK. É^Ql
cotntae 4a cfaailssée bous cachait l'Océan.
Le payB \f\n nous restait 4 parcourir était tlriAe et désolé ; sur la ^lage plate , s'âevaient à dettes p^teis dktances des hb)ckJ?unt^es basses et larges tours ayec tizie seule otttert«re4 t^îtigt<m trente pieds du sable ; là *^eillaient les troupes «ngtaises, alotis tpué "et ^thi etiDf^de Benitogne, Napoléon nfeua^ CAnf;lèterre. La nicAtiplicité de ees ftrrtèressès anaôâMtit ipie Fou m regordiâ pas sou'pro* jet-d^ deflNSMIê 'coUBtne ki^xéctitaMe.
Nous avîi^iftis em^re tumelai & tSrîre «irsAit Dèivfres} em w>tts Ai là *qm Pou lAt^ait pas da ehm^igaL it nom "dbtiMer. Nou^ dcfri^ nifaies âunlemeiA pdUr^tuoi te 'uisfftfistde IVmberge «lOidaft MOtfS «Mttpèchtfr'dè «oirtkimr notne M>«te : nous étiofis hilit| xfêtBtH une bowM>attbÂtte sur une route peu fifé^uentéto, que d'héberger tout ce monde; ét4e4&altre4e ' PhAlri) '4pà 'éttât *ètï «nftitte temps uïahre de posfto, se ifiiMÂt': Deauâiiik'pt^etoâront itttis <AervMt^ eë MârH finit leitt*<M*6'praDfiiliietst mes lite«tttb table. MaiSH» i»Acul iTéteitpsfis le nôtre. Notte ¥ôtdiote«rtif# & Ddtnrres de manière'à pouvdir nous 'èttâ^arqurn* 1c lende-
4ga LBTTEBS
main ^ nous insistâmes donc pour avoir noi quatre cheyaux ; Taubergiste s'obstina à refuser : je voulus voir si effectivement Técune était vide» £n FrwLce j'aurais eu le droit de constater qu'il n'y avait pas de chevaux, de faire mon rapport au directeur-général des postesetdeme plaindre ] mais chez nos voisins, la poste aux chevaux est indépendante du post master gênerai. Sur chaque: rou^ , il y ^ des compagnies qui sç charrgent concurem;* ment du service. Dans |oute notre touztaée , nous n'avions rencontré de retardement et de l'insolence q^e.dans cette petite. viUe de Rythe. Devinant )a cause du refiiscpie l'on nous jEûsait., nous dîmes à nos postillons de nous mener à. une .a(itr^ auberge }. ils Aous répondirent qu'il n'y fn,.avaît p^s i.il y a. au moins uncaf>aret, menp^-pousyi noua île deacen* droqs. pasiçi* : . . .: ^
Les/^r7^^^q^^,4'û^l|igwce ajirec ^'aubergiste, hésitaient encore; un- homm^, faisant partie de Ja foule qui CQmmençaît à aoais entourer , nous dit : j^ larTéie^ noim^ P^fi- dames et ces messieurs ti:ouçeroni,de iirè^ bçmtes aeçommodations^ ,^lors,no}xs donn^QW énergie
SUR l'àngletbrre. 4d^
qaement un ordre positif de nous mener à là Tête noire. Beaucoup de buveurs au visage ' eàluminé ^ une forte odeur de fumée j remplis^ sant la salle « basse ^ auraient pu nous &ire croire que nous descendions dans un cabaret; mais l'excellent diner qui nous fut servi nous ' prouva qu'il ne faut pas toujours reculet* à la ' première impression. A peine étions -iious' assis à léUë,' que le maître de poste auber-^' giste, voyant qu'il ne nous aurait pas cbezlui|^ ' nous envoya des chevaux.
• L'unité de sei*vice des postes entre les mains ' du gouvernement me semblé préfâi^ble 'à cesr concurrences indépendantes, bonnes aujourd'hui et mauvaises demain. Ce cpe le désir dé s'attii*6r des voyageurs fait faire à ces différent ' entreprenieurai ce soin particulier des che- ' vaux, des harnais eft des postiHons, notre administration nepbiirrait-eUe pas l'exiger de ses maîtres de poste? ne pourrait-elle pas, * avec ses inspecteurs ^ ' faire ^ue les chevaux fussent mieux nourris, que les harnais fussent ' autres que des cordes , et les postillons taioins salement habiHés?
Pour foire voyager davantage eri poste , '
^96 LBTTICBS dUR L'ANGLBl'kRRB.
&ire un pèlerinage au pays de mes pères j j^i* rai voir cette noble et verte Irlande , terre' d'honixéur et d'hospitalité, pays' de force et de pàtîeKice y que la nudfn de fer de la persécd^* tion. a' rendu pauvre, mais pas humble, car* il fiait ce qu'il vaut. * >
. YiOUS parler de ces projets , mon cher ami, G''e8t presque vous annoncer d'autres lettres ; é celle»-ci ont eu qi»elque attrait pour vous , que dé choses à voir dans cette cathofique Irlande y jadis appelée 111e des Saints ( insula Sanctorum ) , dans les montagnes du pays de Galles, et dans la patrie de Wallace et de Walter-Scotti
A. PI«AN riEtAFDRESf, '
Rue de» "Sojtrn , n* 57.