‹ Lettres sur l'éducation des filles (volume 2)Chapitre 4 sur 49 · PRÉFACE. VU · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VU

l'Europe ; Je suis dan« Tafflic- voir bientôt retouraer à Saint-

tion ; Mme de BrinoQ est dans le Gyr ; le« Damea m'ont écrit corn-

trouble, et vous êtes malade ^, bien elles sont affligées dq votre

J*ai lu l'explication de Tépître absence; Dieu permet tout rabanet de révangile. Vous pouviez don où elles sont pour leur bien ^ vous étendre un peu plus sur la J*ai reçu l'explication de Témorale , et vous mettre plus à la vangile que vous m*avez envoyée, portée de votre auditoire fémi- que je trouve parfaitement biea: nin. Ce travail fait sur toute TÉ- on pourroit étendre un peu plus criture sainte nous seroit très- la morale et avec un peu plus utile. de détail propre aux auditrices.

L*état où nous avons vu M^^de Je crois que si vous en faisiez au- Brinon me fait trembler. La mai- tant sur tous les épitres et évanson n'est fondée ni pour elle, ni giles de l'année, que ce seroit pour vous , ni pour moi. Mettons- une chose très-utile pour la maila en état de se passer de nous, son ; nous le ferions transcrire Je suis bien satisfaite des prin- en belle écriture, eipales Dames, leur gouverne- L'état où nous avons vu Mme de ment ne cessera pas si tôt; et Brinon m'a fait penser à tout; et Mme de Brinon sera longtemps à comme la maison n'est fondée ni se remettre. Je ne me lasse point pour elle, ni pour moi, il faut faire des peines que Saint- Gyr me notre possible pour la mettre en donne. Je n'y vais plus, parce que état de se passer de nous. Je suis Mme de Brinon ' et moi sommes bien contente des principales de embarrassées de nous voir ; une nos Dames : leur gouvernement entrevue ne seroit bonne à rien, ne cessera pas de sitôt, et je Voulez-vous une cure? Le Roi crois que Mme de Brinon sera m'a chargé de vous le deman- longtemps à se remettre. Dieu der. Monseigneur l'archevêque soit loué de tout, il sait mieux

que nous ce qu'il nous faut. Tout

»Eni687,laligued'Augsboargétait ^st ici en parfaite santé; j'y ai

encore secrète, et nul ne pouvait dire plus de repos qu'à Versailles, à

que le roi avait contre lut toute l'Eu- cause que je n'ai pas Saint-Cyr ;

ropc ; d'ailleurs M«"c de Malutenon n'a je voudrois de tout mon CCBur le

jamais l'irrévérence de mêler le nom secourir de plus près, et je ne

î" "!'„!?" •''"• * fit" T ^"" saurois me lasser des peines qu'il

non, encore moins de le compter parmi , ... .;! 1,

lesiupérimrs de Saint-Cyr. olant à ^e donne. Dieu veuille me faire

M«ne de Brinon, elle était absente et ^alf© ^^^ provision de force pour

obligée pour sa santé à prendre les me moins dissiper dans l'action

eauK de Bourbon. et dans l'embarras de la vie que

> Mioe de Brinon était à cent lieues de Saint-Cyr; mais comme, deui

ans après, eue tomba dans la disgrâce Maintenon. Ce manuscrit, en deui

de M"^^ de Maintenon, La Beaumelle. volumes, m'a été communiqué par

emprunte un fragment de lettre H. Feuillet de Conches.

du 25 novembre 1689, et confond ' M'oe de Uaintenon était malade,

■iost lei époques. et Al">* de Brinon aux eaux d« Bourbon.

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