‹ Lettres sur l'éducation des filles (volume 2)Chapitre 7 sur 49 · PREFACE. XIII · texte numérisé non relu

PREFACE. XIII

tile, et je mettrai aussi sans ordre les choses dont je me souviendrai, bien qu'il y eût déjà, du temps que je les eusse entendues d'elle-même ou par le rapport de nos sœurs. »

« Après avoir déjà recueilli plusieurs choses, me trouvant embarrassée sur une qui me parut dç conséquence, je résolus de l'envoyer à madame notre institutrice pour voir si j'avois bien expliqué ses intentions, et par là je me trouvai dans la nécessité de lui découvrir mon secret. En me rendant cet écrit, elle me dit que puisque nous voulions qu'elle nous parlât de ce qui pourroit nous aider à bien exercer nos charges et à bien gouverner nos demoiselles, elle vouloit bien qu'on écrivit, comme j'avois commencé, les choses principales qu'elle disoit, et qu'ensuite on lui montrât ce qu'on auroit écrit, afin qu'après avoir vu si nous l'aurions bien entendue, elle pût encore faire examiner par nos supérieurs si elle ne nous auroit rien dit de mauvais ou de dangereux; « car, m'ajouta-t-elle, je ne suis « pas savante, et, avec les meilleures intentions du « monde, je pourrois me tromper, et je dois prendre fi d'autant plus de précaution pour ne vous rien laisser « qui ne soit bien approuvé, que l'amitié que vous avez «c pour moi vous rend plus attachées à ce qui en vient, « et qu'on vous a tant dit de m'écouter, et de ne jamais « oublier ce que je pense sur votre Institut, que je « craindrois dans la suite que vous ne voulussiez rien € croire de contraire à ce que j'auroisavancé; mais quand « vos supérieurs ' l'auront approuvé , nous serons tous

^ « M. Paul Godet des Marais, évcquc de Chartres et directeur

« ae uHii ce qui ne seroii pas coniormo a mes ecnts. ■ f J'avoue que quelque soin que je prenne de dire la vérité.toutce que je rapporterai d'elle perdra beaucoup de sa force el de sa grâce étant dit par une autre. Il y a dans tout ce qu'elle dit el dans toutes ses manières une grandeur, un agrément, une solidité, une douceur et une noble simplicité qu'on ne peut expliquer ; au moinft je m'en sens fort incapable, et je voudrois bien quw tout ceux qui diront quelque cboee d'elle fissent cet aveu plutôt que d'imposer au public par une idée fort au-dessous do In vérité ' . >

S" Extrait de» écriti de *"• de Maintenon aux religimiet de Saint-Louis, contenant let principaux avis qu'elle leur donnait et ses intentions louchant les devoirs de leur tnslilut, l vol. in-8. — Ce volume eBt un choix des principales maximes de H"* de Maintenon : il ne renferme qu'un très-petit nombre d'instructions qui ne soient pas ailleurs.

de H<>* do Halntenon . M. Joly, supérieur génOTBl de HH. de la HImIod «I noire Biipéricur , HH. les abbés Tiberge el de BrUa-

' J'ajouleral à cette prérace que M°>e de MalntcDOD ne M contentait paa de corriger le recueil de H°x de Berval, mala qu'elle en écrivait certalnee partleii. J'ai trouvé au\ archivna de la préfecture de Verfaillei un fragment de M""" de Maintenon écrit entièrement de la main, et qui e*l tout à Tait conforme â une page lia Recueil det Réponses. ku-ÙRS'maiàBK fragmenteat écrit de la nialndeHn'deGlapion, DamedeSalnt-Louls; » Cet écrit est de la main de H<"c de Halnlenon , parce qu'ajant trouvé ce dont il l'agjt mal rendu par une Dame de Saini-LoulB qui n'avoit pas bien pris sa pensée, elle le corriKea en l'écrivant clle-mémo. • — J'ai donné ce fragment en Jac-sinule dans X'ilisloire de la maisim royale de Saint-Cyr.

PRËFACe. XV

6** Lettres utites et agréables ^ 3« partie; Lettres pieuses^ A'^ partie; t vol. in-fol., commençant à la page 961 et finissant à la page 4020. — Je n'ai pu re^ trouver le premier volume de ce précieux recueil, qui m'a servi à contrôler tous mes autres manuscrits et où j'ai trouvé de nombreuses lettres historiques, de piété, d'éducation, qui ne sont pas ailleurs. Il m'a été communiqué par M. le docteur Lemazurier, de Versailles.

7» Lettres aux Supérieures^ 1 vol. in-12. — Gepetife volume, fort mal écrit et non achevé, a probablement appartenu à une supérieune de la maisoa de Saint- Louis.

8« Instructions de Vévéque de Chartres aux relitgieuses de Saint-Louis, 1 vol. petit in-M^, noa achevé' ..

Tous ces manuscrits, la plupart dépareillés- ou lur complets, ne sont pas recueillis avec beaucoup d'ordre;, les écrits n'ont point de dates ou en ont d'inexaotesi dt ils n'indiquent presque jamais les personnes -auxquelles^ les lettres ou instructions «sont adressées.. Les notesy sonl fort rares. J'ai donc dû entreprendre sur ces mar nuscrits un travail très-long et très-minutieux pour mettre les lettres dans un ordre régulier, leur assigner des dates, rechercher les personnes auxquelles elles sont adressées, les éclairer de liotes explicatives, etc. Grâceà la connaissance que j'ai acquise de l'histoire de M""' de Maintenon, de l'histoire de la maison de Saint- Cyr, de l'histoire des Dames de Saint-Louis, que j^ai étudiées une à une, je crois avoir réussi, mais je ne me flatte pas de n'avoir point laissé quelque erreur, qudque

' J'indiqaerai dans les autres volâmes de ma publication les manuscrits on les autographes dont je me eervlrai.

lacune. Les p)«iniëres lettres que j'ai données concernent moins l'éducation que la fondation de la Riaison de Saint-Louis : j'ai cru que l'éducation donnée à Saint- Cyr serait mal comprise, si l'on n'avait pas quelque idée de la marche suivie dans la fondation de cette maison.

' Je demande pardon de renvoyer sans cesse à mon Histoire de la maiton royale de Saint-C}/r, mais c'e§t le seul ouvrage qui ait été fait sur ce sujet. Je vais eh extraire quelques lignes indispensables à l'inlelligenco des Lettres sur l' éducation des fiUeâ.

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