PRÉFACE. XI
lion de la cour de gagner les provinces, qui a maintenu dans les vieux châteaux, où s'isolait la plus grande partie de la noblesse, de solides vertus, des mœurs simples et antiques , enfin qui a produit ce dévouement, ce courage, cette résignation chrétienne que les femmes ont déployée pendant la révolution. Je prends à témoin de ce que j'avance, les fils des dernières élèves de la maison de Saint-Louis.
Voici les manuscrits dont je me suis servi pour composer ce premier volume :
1 ^ Lettres et Avis de J!f "" deMaintenon aux Religieuses de Saint -Louis sur les devoirs de leur état et le gouvernement des classes, 1 vol. in-4** de 984 pages, qui porte le titre tome IL — D'après un deuxième litre que porte ce volume, le tome I«% que je n'ai pu retrouver, devait contenir d'autres écrits de M"* de Maintenon, non relatifs à l'éducation, et que je retrouve ailleurs. J'ignore quelle est la Dame de Saint-Louis qui a fait ce recueil; il ne renferme que peu de notes et point de préface. La Beaumelle en a probablement eu connaissance, mais il n'en a extrait que quelques lettres à M"«de La Viefville, abbesse de Gomeriontaine.
2** Lettres édifiantes de itf°*" de Maintenons 7 vol. in-go. — Ce recueil, très-complet, a été fait par Languet de Gergy, archevêque de Sens, au moyen des collections de lettres que possédait la maison de Saint-Cyr, à l'usage et pour l'instruction des Dames et des demoiselles. Il renferme non-seulement des lettres de" piété et d'éducation , mais des lettres historiques très-nombreuses. La Beaumelle n'a probablement pas connu