MAXIMES
quk madame dr mai!itbxoi« prktvoit la pbi7ib d^bcrirb a la tetb db8 cahiers dbs jeunes demoiselles de saint'cyr , pour leur servir d'exemples d^écriture.
Accoutumez-vous à l'humeur des autres, sans espérer de les accommoder à la vôtre.
1 Lettres édifiantes, t. VI, p. 109.
Accoutumez-vous à être seules.
Accoutumez-vous de bonne heure à être secrètes.
Aimez la présence de ceux qui vous reprennent, et que votre conduite soit égale quand ils vous voient et qu'ils ne vous voient pas.
Ayez de la reconnoissance pour tous ceux qui vous ont fait du bien.
Aimer Dieu et votre état est le seul bonheur.
Cherchez la vérité en tout.
Contribuez à la paix autant qu'il vous sera possible.
Dieu sait mieux ce quïl vous faut que vousmêmes.
Ecoutez et ne parlez guère.
Pensez souvent à Dieu.
Aimez à faire plaisir.
Ne mentez jamais.
Élevez souvent votre cœur à Dieu.
Il n'y a de véritable malheur que d'avoir tort.
Il n'y a rien de honteux que de mal faire.
Il n'y point d'état qui n'ait ses peines, et souvent plus grandes que les vôtres.
Il n'y a de vrai bonheur que de se conformer à la volonté de Dieu.
La fortune est inconstante -, la vôtre est mauvaise présentement, c'est une raison pour espérer qu'elle deviendra bonne.
Le plus grand de tous les plaisirs est d'en pouvoir faire.
La véritable pénitence est de recevoir de bon cœur et d'aimer les peines que Dieu nous envoie.
La souffrance des afflictions qui nous viennent de Dieu lui est plus agréable que les mortifications que nous choisissons.
Les réprimandes que Font fait aux jeunes gens sont de véritables marques de l'amitié qu'on a pour eux.
La mort nous égalera tous, il n'y aura plus que nos bonnes œuvres qui y mettront la différence.
N'ayez d'inquiétude que pour votre salut, le reste est trop incertain pour s'en mettre en peine.
N'ayez jamais envie de voir ni d'entendre ce que l'on veut vous cacher.
Ne dites jamais rien qui puisse désunir.
N'oubliez jamais Dieu; et si on ne vous laisse pas assez de temps pour le prier, pensez à lui.
N'enviez point les richesses, puisqu'il faut s'en détacher pour faire son salut.
Offrez à Dieu toutes vos actions.
Obéissez exactement à vos supérieurs, sans vouloir examiner s'ils ont tort ou raison.
Prenez de bonnes habitudes : il n'y en a point qui ne deviennent douces, quelque pénibles qu'elles vous paroissent d'abord.
Faites un bon usage de tout ce que l'on veut bien que vous voyiez et entendiez.
Prenez toujours la dernière place ; il vaut mieux être appelé que chassé.
Rendez-vous le plus capables que vous pourrez, car vous ne savez à quoi Dieu vous destine.
Ne soutenez jamais vptre opinion avec opiniâtreté.
Rendez-vous si vous trouvez que vous ayez tort 5 il y a plus de grandeur à se rétracter qu'à soutenir une mauvaise cause.
Ne vous souvenez de votre noblesse que pour être plus vertueuses.
Ne confondez pas la mauvaise gloire avec la bonne.
Ne faites jamais dépendre votre bonheur des autres.
Ne soyez jamais pressées de redire ce que vous avez appris ou vu, à moins qu'il ne soit utile à quelqu'un.
Ne soyez jamais cause d'aucune querelle.
Né vous plaignez pas, car vous avez tout ce qui voua est nécessaire, et mille personnes manquent de tout.
Ne vous familiarisez jamais avec les hommes:
la modestie est le partage des personnes de notre sexe.
Ne vous affligez pas de votre mauvaise fortune, mais songez à vous rendre digne d'une meilleure.
Nous parvenons souvent à ce que nous avons désiré, et nous n'en sommes pas plus heureux.
Rendez-vous à la raison aussitôt que vous la voyez.
Soyez raisonnable, ou vous serez malheureuse.
Si vous vous mettez bien dans l'esprit qu'il est inévitable de souflfrir, vous en souffrirez beaucoup moins.
Soyez sévères pour vous et indulgentes pour les autres.
Si VOUS ne pouvez pas toujours donner Faumône aux pauvres, donnez-leur vos prières, vos soins et des consolations.
Souvenez-vous de Vobole de la pauvre veuve-, elle fut plus agréable à Dieu que les grandes aumônes des riches.
Si vous voulez être agréables à Dieu, obéissez à ses lois.
Si vous voulez être agréables dans la conversation, ne parlez guère de vous.
Souffrez beaucoup avant que de vous plaindre.
Si vous ne profitiez de votre bonheur, vous vous en repentiriez un jour bien inutilement.
Si vous voulez être heureuses, regardez ceux qui sont au-dessous de vous et non pas ceux qui sont au-dessus.
Sachez bon gré à tous ceux qui vous reprennent : il n'y a personne qui n'aimât mieux vous flatter que de vous reprendre.
Si vous recevez bien les avis que Ton vous donne, espérez que vous aurez du mérite.
Si vous ne perdiez jamais de temps, vous seriez bientôt capables.
Soyez sobres, et ne soyez jamais occupées de vous que pour songer à éviter tout ce qui pourroit déplaire à Dieu et aux honnêtes gens.
Pour être agréable aux autres, il faut s'oublier et s'occuper d'eux.
Soyez gaies, et non pas évaporées.
Soyez ravies de faire quelque chose pour Dieu.
Si vous êtes orgueilleuses, on vous reprochera
votre misère, et si vous êtes humbles, on se souviendra de votre naissance.
Il faut que des filles se modèrent toujours, et qu'elles gardent une conduite qui fasse voir qu'elles sont maîtresses d'elles-mêmes.
Il faut souffrir avec patience ce que la justice de Dieu veut que nous souffrions de l'injustice des hommes.
Pour bien commander, il faut savoir bien obéir.
La plus grande parure de notre sexe est la modestie.
Il n'y a que Dieu qui puisse vous donner le courage de soutenir votre mauvaise fortune.
Regardez ceux qui vous reprennent comme vos véritables amis.
C'est un mauvais caractère que celui de grand parleur.
On raille souvent les filles sur leur timidité, mais on les en estime davantage.
Il est difficile de parler beaucoup sans dire des sottises.
Si vous voulez être aimées, occupez-vous plus des autres que de vous-mêmes.
Rien ne déplaît tant qu'une fille hardie.
Les vertus chéries de Notre-Seigneur sont l'humilité et la douceur.
Travaillez sans cesse, mais sans affectation.
En quelque condition qu'une fille soit, le goût de Touvrage lui est nécessaire.
Vous ne serez véritablement raisonnables qu'autant que vous serez à Dieu.
$74 LETTRES SUll L^ÉDUGATIÔN.
Religieuses ou séculières, il faut haïr le moûde, si vous voulez ôtre chrétiennes.
Le inonde n'est pas tous ceux qui ne sont pas enfermés dans les couvents , mais ceux qui ne vivent pas suivant l'Évangile.
On se sauve dans le monde quand on observe la loi de Dieu.
Aimez à faire plaisir, craignez de fâcher.
L'empressement de parler vient de légèreté ou de vanité.
Dites le moins que vous pourrez de choses inutiles.
Parler pour se réjouir honnêtement n'est pas inutile.
Choisissez d'être incommodées plutôt que d'incommoder.
Soyez simples dans toute votre conduite.
Que votre conscience soit simple et sincère.
Le jour où vous n'avez rien fait pour Dieu est perdu.
Aimez à contenter toutes les personnes avec qui vous vivez, et surtout celles dont vous dépendez.
Ne troublez jamais la paix, n'aigrissez personne.
Soyez capables de secret, ne soyez jamais pressées de parler.
Vous déplairez à Dieu si vous cherchez à plaire au monde.
Si vous connoissiez le monde, vous le haïriez.
Notre-Seigneur a prié pour ceux qui le crucifîoient, et il n'a pas prié pour le monde.
Vous ne serez heureuses qu'en aimant Dieu^
Songez que Dieu vous a choisies entre mille pour être élevées dans sa maison.
Prenez la bonne habitude de remplir tous les moments de la journée.
Ne faites et ne dites rien que vous ne vouliez bien qu'on sache.
l<es tilles bien élevées ne parlent jamais bas à l'oreille de qui que ce soit.
Ayez une conduite ouverte, simple, franche, et éloignée de tout mystère.
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