‹ Lettres sur l'éducation des fillesChapitre 7 sur 61 · PRÉFACE, VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE, VII

l'Europe ; je suis dans l'afflic- voir bientôt retourner à Saint-

tion ; Mt°® de Brinon est dans le Cyr ; les Dames m'ont écrit com-

trouble, et vous êtes malade ^ bien elles sont affligées de votre

J'ai lu rexplication de Tépître absence; Dieu permet tout Tabanet de l'évangile. Vous pouviez don où elles sont pour leur bien^ vous étendre un peu plus sur Ja J'ai reçu l'explication de Fémorale , et vous mettre plus àla vangile que vous m'a vezenvoyée, portée de votre auditoire fémi- que je trouve parfaitement bien : nin. Ce travail fait sur toute TÉ- on pourroit étendre un peu plus criture sainte nous seroit très- la morale et avec un peu plus utile. de détail propre aux auditrices.

L'état où nous avons vu Mme de je crois que si vous en faisiez au- Brinon me fait trembler. La mai- tant sur tous les épîtres et évanson n'est fondée ni pour elle, ni giles de l'année, que ce seroit pour vous , ni pour moi. Mettons- une chose très-utile pour la maila en état de se passer de nous, son ; nous le ferions transcrire Je suis bien satisfaite des prin- en belle écriture, cipales Dames, leur gouverne- L'état où nous avons vu Mme de ment ne cessera pas si tôt; et Brinon m'a fait penser à tout; et Mme de Brinon sera longtemps à comme la maison n'est fondée ni se remettre. Je ne me lasse point pourelle, nipour moi, il fautfaire des peines que Saint-Cyr me notre possible pour la mettre en donne.Je n'y vais pi us, parce que état de se passer de nous. Je suis Mm«de Brinon* et moi sommes bien contente des principales de embarrassées de nous voir ; une nos Dames : leur gouvernement entrevue ne seroit bonne à rien, ne cessera pas de sitôt, et je Voulez-vous une cure? Le Boi crois que Mme de Brinon sera m'a chargé de vous le deman- longtemps à se remettre. Dieu der. Monseigneur l'archevêque soit loué de tout, il sait mieux

que nous ce qu'il nous faut. Tout

»Eni687.laUgued'Augsbourgétait est ici en parfaite santé ; j'y ai

encore secrète, et nul ne pouvait dire plus de repos qu'à Versailles, à

que le roi avait contre lui toute PEu- cause que je n'ai pas Saint-Cyr ;

rope ; d'ailleurs M«»ede M.rnteuon n'a je voudrols de tout mon CCBur le

jamais l'irrévérence de mèier le nom secourir de plus près, et je ne

du roi au tien, aceluide M^x^deBri- i I . ^ ,.,

««« o««««««,/- ^„i «« * • saurois me lasser des pemes qu il

non, encore moins de le compter parmi , ,^, .f, ^ .

Kissupériews de Saint-Cyr. Quant à "»« donne. Dieu veuille me faire

Mme de Brinon, elle était absente et faire une provision de force pour

obligée pour sa santé à prendre les me moins dissiper dans l'action

eaux de Bourbon. et dans Teoibarras de la vie que

2 Mme de Brinon était à cent lieues de Saint-Cyr; mais comme, deux

ans après, elle tomba dans la disgrâce Maintenon. Ce manuscrit, en deux

de Mme de Maintenon, La Beaumelle volumes, m'a été communiqué par

emprunte un fragment de lettre M. Feuillet de Conches.

du 25 novembre 1689, et confond ' Mme de Maintenon était malade,

ainsi les époques . et Mme de Brinon aux eaux de Bourbon .

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