‹ Lettres sur l'éducation élémentaire et pratique [microforme]Chapitre 17 sur 55 · LETTRE XIX · texte numérisé non relu

LETTRE XIX

77. Les sommes d’argent mentionnées dans ma lettre précédente, formeront une partie du complément que payeront les habitans, pour remplir le déficit du montant total requis. pour les dépenses de l’établissement.

78. Comment donc prélèvera-t-on le fond'même, et comment en disposera-. t-on ?

79. Chez nos voisins de l'Etât.de New. York, où l’on a beaucoup d'expérience sur cette matière, la législature accorde annuellement une certaine somme d’argent à chaque Town (*), pour subvenir. aux. frais de l'instruction. primaire : de. sa part,.le Town est tenu de se cotiser à un montant. égal à.celui voté par la législature.. Ce système réussit bien. Si le T'awn. était obligé de former le montant requis, ilest probable qu’il s’y refuserait, ou se verrait, dans l’impossibilité de le faire. D’un autre côté,.si la réalisation. des fonds, était due exclusivement à l’aide et au vote de la législature, le Town n’éprouverait aucun sentiment d'intérêt à surveiller l’application d’argens dont il ne payerait qu’une bien petite proportion. La législature est libérale dans ces octrois, sans néanmoins porter atteinte à l’intérêt que chacun éprouve toujours, pour ce qu’il fait lui-même.

80. D'ailleurs, dans l’Etât de New York, l'opinion générale qu’appuie l’ex-

périence, est en faveur de ce système. Le pauvre est plus zélé à se procurer des moyen d'instruction, qui pèsent légèrement sur lui, mais aux quels il sait:

qu’il contribue, qu’il ne le serait, s’ils étaient gratuits, et accordés comme un.

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