‹ Lettres sur l'éducation élémentaire et pratique [microforme]Chapitre 19 sur 55 · LETTRE XX · texte numérisé non relu

LETTRE XX

84;. Je me flatte dé m’être-bien fait comprendre.. C’ést:en partie du vote de la Législature qui appropriera une certaine portion du revenu du fond pour l’éducation, que l’on obtiendra les argens nécessaires pour mettre le système à exécution; les localités. devront pourvoir au surplus, par lemoyen de cotisations; les votes de la Législature ne devant avoir d'effet, que du moment que les cotisations locales seront disponibles, et non avant...

85, Si le gouvernement (comme il.est de son devoir de le faire) mettait à la disposition de la Législature, les biens des Jésuites, l’on en pourrait tirer, ainsi que des terres dé la Couronne, une partie considérable de la somme requise. Ces terres pourraient être vendues, et le capital placé avantageusement. Les. biens des Jésuites administrés avec soin, deviendraient très productifs. D'ailleurs, la Législature sentant l’extrême importance d’instruire le peuple, ne manquerait pas de faire son devoir.

86. Il: serait nécessaire, à mon avis, de former un:autre fond, sinon dès le principe, du. moins bien, prochainement.. Je parle d’un fond pour l’achat de Bibliothèques de localités ou arrondissemens d’écoles, (school district libraries) dont le montant ne devrait être payé aux localités, que lorsque par le moyen de cotisations,.elles auraient. à leur disposition, et disponible, une somme égale à celle votée par la Législature.

87. Je-prendrai la liberté de: faire du. Rapport: annuel du Surintendant des écoles.élémentaires de l’Etat de New York, à la Législature, en date du’3 Janvier 1840, l’extrait suivant, relatif au Bibliothèques. de localités ou arrondissemens d'écoles (school district libraries.)

“ L’introduction.des Bibliothèques pour les arrondissemens d’écoles (school

district libraries) est une amélioration destinée à exercer sur le caractère in-

dividuel du peuple, une influence plus puissante que tout ce que l’on a jusqu’à présent, tenté dans cet Etat. D’après lenom qu’on donne à ces Bibliothèques, il serait naturel. de supposer qu’elles ne sont: destinées exclusivement: qu'a l’usage des. écoles; mais elles n’ont pas. été fondées dans des vues aussi rétrécies. Elles: furent recommandées à la Législature, par-le Surintendant des écoles élémentaires, en. 1834 “pour l’avantage de ceux qui ont achevé leur éducation aux écoles élémentaires, aussi bien. que pour ceux qui n’y ont pas été éduqués.”? Cés Biblivthêques ont été établies dans le but d’élever la condition intellectu-

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ello du peuple entier, par le moyen de collections de livres accessibles à tous,

dans chaque localité ou arrondissement d’école (school district). * * * * * La * # * * * " * & L * *

“ Les Bibliothèques pour les écoles élémentaires sont, dans Pacception la plus stricte et la plus exacte, des institutions dans l'intérêt du peuple. De même que les écoles primaires, elles sont au nombre des moyens les plus efficaces pour corriger (autant que le peuvent faire les règlemens humains) ces inégalités de condition qui naissent de certains avantages supérieurs de la fortune. Les facultés intellectuelles des hommes varient ; il est par conséquent, dans l’ordre de la nature, que des individus n’entreut pas entre eux en compétition sur un pied d'égalité, pour lacquisition des richesses, de l’honneur, et des distinctions politiques, Mais il est au pouvoir du Gouvernement, d’empêcher qu’ilny ait de plus grandes inégalités, en fesant en sorte qu’il y ait pour tous, des moyens convenables de cultiver leur esprit. Dans tous les cas néanmoins, ceux qui par leur fortune, sont exemptes de consacrer une partie de leur tems à des travaux manuels ou intellectuels, ont un avantage sur ceux qui sont obligés de pourvoir à leur subsistence, par leur propre industrie. Le tems que ces derniers peuvent donner à ja culture intellectuelle, est souvent extrêmement limité ; et ils seront en but à de bien plus grands désavantages, si les moyens qu’ils ont de s’instruire, sont, peu nombreux et imparfaits.

(La continuation de cet extrait, dans ma prochaine lettre.)

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