LETTRE XXI
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Bibliothèques pour les Ecoles Primaires.
Continuation des extraits du Rapport du Surintendant des écoles primaires de PEtat de New York, fait à la Législature, le 3 Janvier, 1840.
‘ En portant à un aussi haut dégré d'élévation que possible, l’éducation des Écoles primaires, le devoir du Gouvernement, en autant qu’il y va des bases du caractère moral ct intellectuel, sera rempli ; il ne peut alors rien faire de plus que de mettre à la portée de tous, les moyens de s’instruire par la lecture. Les enfans des riches ne manqueront pas de livres, leurs parens les leur procureront ; mais les enfans de ceux qui sont incapables d’acheter des bibliothèques, seront inévitablement privés en grande partie lorsqu'ils auront fini leur éducation primaire, des moyens de cultiver leurs connaissances, à moins qu’on établisse des bibliothèques publiques, et qu’ils puissent y avoir accès. Les bibliothèques des coles primaires, sont donc singulièrement propres à faire du bien à ceux dont les moyens sont limités ; elles devraient se composer d’ouvrages sur des sujets dun usage pratique, ainsi que de livres propres à donner le coût de la lecture. L'ouvrier et le cultivateur devraient y trouver les connaissances qui leur sont nécessaires pour faire de leurs talens, application la plus avantageuse, en leur en-
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scignant comment ils pouvent faire servir à leur profit, les lois de la nature; car dans ces branches mêmes de l’industrie dont ies opérations sont presque entières ment pratiques, la connaissance des lois auxquelles elles sont subordonnées, est indispensable pour parvenir à un haut dégré d’habileté et de succès.”
88. Je n’ai guère besoin de m’excuser d’avoit gratifié le public d'extraits co: pieux d’un document public aussi bien digéré et aussi éminemment pratique, que: l’est le Rapport sus-mentionné. L’importance des bibliothèques des écoles pri maires, et la facilité avec laquelle l’on pourrait les établir ici, comme on l’a fait dans l'Etat de New York, n’échapperont, j’ôse l’espérer, à l'attention d’aucun. membre intelligent de la société,
89. Je sais fort bien qu’on ne pourrait pas dès le principe, introduire ces bi: blivthèques des écoles primaires ; il est bon néanmoins, de ne pas perdre de vue leur utilité, afin qu’en tems convenable, ou en puisse rendre l’usage général,