‹ Lettres sur l'EspagneChapitre 2 sur 19 · N -.1. GREGOIR. V. WOUTERS ET G", ÉDITEURS · texte numérisé non relu

N -.1. GREGOIR. V. WOUTERS ET G", ÉDITEURS

nit »t L11, 20, iiiKs I.» pi.kr.K s'-r.i:Rv.

in 2010 with funding from

University of Ottawa

http://www.archive.org/details/lettressurlespaOOgu

Bien que ces lettres, insérées pour la plupart dans le journal des Débals, ne fussent pas originairement destinées à former un corps d'ouvrage, nous avons cru néanmoins utile de les publier. Les événements ne vont pas tellement vite en Espagne, que des documents et des aperçus vrais en 1837 aient pu vieillir en quelques mois. Nous voudrions d'ailleurs rappeler un instant l'attention publique sur une question trop oubliée. La consomption politique à laquelle l'Espagne est en proie n'a plus cet intérêt dramatique qui passionne les esprits. Je voudrais que la triste énumération des difficultés contre lesquelles l'Espagne se débat pût faire comprendre en France le besoin qu'elle a de notre appui. Je voudrais surtout qu'au moment où la question d'Orient, à grand'peine endormie, commence à remuer de nouveau, où la question belge ramène les nuages sur notre frontière du Nord, la France comprît le besoin de purger sa frontière méridionale, insultée parla présence des bannières carlistes; je voudrais qu'elle comprît combien l'Espagne a peu de chances d'en terminer par elle-même, et combien la dignité et le crédit du nom français souEfrent, en Europe, de la prolongation d'une lutte qui n'est pas moins qu'une attaque indirecte contre le principe même de notre révolution.

Jo ne veux pas Icrmiiier sans offrir mes remorclments aux personnes qui ont bien voulu m'aider de leurs bons conseils et de leurs lumières, soit dans la recherche des documents, soit dans l'intcliigencedes faits : je dois à ce titre un témoignage particulier de ma reconnaissance à M. Andres Borrego, à .M. Llanos, et surtout à M. le marquis d'Espeja, aujourd'hui ministre plénipolenliaire dEspagne auprès du gouvernement français.

Je prie aussi M. de Pouqueville, consul de France à Carthagènc, et surtout ^I. Gautier d'Arc, consul de France à Barceîoiuie, et M. de Nion, consul de France à >Ialaga, de recevoir ici mes bien sincères remcrcîmenls pour l'obligeance infatigable et pour l'affectueuse hospitalité qui m'ont fait retrou^er la France aux extrémités de la l'éninsuif.

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