‹ Lettres sur l'Inde; à la frontière afghaneChapitre 1 sur 157 · PASSAGE CHOISEUL, 27-3 I M DCCC LX XX VI II · texte numérisé non relu

PASSAGE CHOISEUL, 27-3 I M DCCC LX XX VI II

Lettres sur Plnde

T%ÈFcACE

fE titre de ce livre ^ Lettres sur Tlnde, avait grand besoin îètre corrigé et restreint par le sous-titre^ A la Frontière afghane. Lettres afghanes aurait été plus exact y car à part la première lettre et la dernière^ ce sont les oAfghans qui en font les frais ^ beaucoup plus que les Indiens \ Je suis resté dans llnde pendant près d'un an, de

^ Ne pas confondre Indou et Indien. Indien est la dénomination générale de tous les habitants de Tlnde. Les Indiens se divisent en Indous et Musulmans : Tlndou est l'Indien dont la religion rentre dans le système brahmanique, par opposition à celui qui suit la religion de Mahomet.

la fin de février 1886 aux premiers jours de février 188 y : sur ces onie mois^ fen ai passé près de trois à 'Bombay^ et sept dans les districts afghans et semiafghans de Téchawer et de Haiara; f ai consacré les cinq ou six semaines qui restaient à faire consciencieusement mon devoir de touriste de Bombay à TéchaweTy de Téchawer à Calcutta et de Calcutta à Bombay II y a tant de Voyages dans F Inde que le lecteur me saura gré de rien avoir pas grossi le nombre et £ avoir renoncé a décrire pour la centième fois des choses et des mœurs que tant d autres avant moi ont mieux vues et quils ont mieux décrites que je ri aurais pu faire. Les districts afghans^ au contraire y attirent peu de visiteurs. Je m'y étais rendu pour un objet purement scientifique^ étant chargé d'une mission philologique par le ministère de t Instruction publique : mais quoique presque tout mon temps fût absorbé par des recherches toutes techniques et absolument dépourvues de pittoresque y je ne pouvais m'empécher de voir et ^entendre beaucoup de choses qui étaient neuves pour moi, fai pensé quelles pouvaient titre pour quelques autres^ au moins en France. De là ces lettres.

Voilà une cinquantaine d'années que les oifghans font parler ieux et ils ri ont pas fini. Les diplomates de Saint-Tétersbourg et de Londres se préoccupent

Page 1