‹ Lettres sur l'Inde; à la frontière afghaneChapitre 132 sur 157 · QUATORZIÈME ET DERNIERE LETTRE · texte numérisé non relu

QUATORZIÈME ET DERNIERE LETTRE

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Lahore : Histoire de trois tombes; la tristesse du Nawab. — Delhi: la Divali; la Chanson da Grand Mogol. — Rampor : les Rohillas ; Azim-eddin Khan ; le Souroudi ; Pig-sticking. — Aligarh : Séid Ahmed; l'Institut anglo-oriental; le NétcbeU" risme. — Muttra : la Divali à Muttra; le Musée de Muttra. — Agra : le Taj; l'Écho. — Fatehpur Sikri et Sikandera: la Qpitale d'Akbar et sa tombe ; le baron Bentinck. — Bénarès: Déesses et vaches; Hommes et étoiles. — Calcutta. — Chandernagor: la Fête de Jagaddhatri ; la France et l'Angleterre devant le contribuable indou ; le lit de Dupleix. — Bouddha Gaya. — Lucknaw. — Cawnpor : l'Imâmbâra de Lucknaw. — Alla h ab ad : les trois rivières. — Bombay: le français à l'Université de Bombay; le Cercle franco-parsi. — Pc un a : la future capitale ; Parvati ; la dernière Sait. — Hyderabad et Golconde: Seid Ali Belgrami ; les géologues et le singe Hanouman ; Monsieur Raymond. — Apollo Bender.

*L est trois tombes à Lahore qui ont fait une fin étrange : deux d'entre

elles sont devenues églises , et la

troisième salle de festin.

Il y a trois siècles, Mohammed Kasim Khan, cousin de l'empereur Akbar, se fit bâtir une tombe royale, puis alla mourir en route au pèlerinage de la Mecque, de sorte que la tombe de Lahore resta vide de son hôte. Les Anglais vinrent, ils virent qu'elle était bonne et en firent un palais pour les vivants. On a construit tout alentour, pour loger le Lieutenant-gouverneur du Pendjab, et la tombe au centre est la salle de festin. J'y ai vu mousser le Champagne et les « speech » d adieu au gouverneur qui prend sa retraite 5 et le bruit des verres et des toasts, en frappant les arabesques delà voûte et les versets du Coran qui serpentent, ne rendait pas, je vous assure, un bruit funèbre.

Autre tombe, celle-là plus modeste, près de la station du chemin de fer. Le nom du premier locataire, je l'ai oublié ; la tombe est à présent une église. On l'appelle « l'Église des employés du railway », parce que c'est là que ces modestes fonctionnaires vont, tous les dimanches, rendre leurs devoirs au Seigneur.

Le grand monde de Lahore va ailleurs : à la tombe d'Anarkali. C'était une danseuse que l'empereur Akbar aimait. Elle était si belle qu'il l'avait appelée C^adira "Begurriy « la dame mer-

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