‹ Lettres sur l'Inde; à la frontière afghaneChapitre 9 sur 157 · PRÉFACE XXIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XXIII

En fait ni TIndien ni toAnglaîs ne songeront jamais sérieusement à divorcer y s il n intervient un tiers. L Indien n osera Jamais introduire f instance : les souvenirs de la grande rébellion ne doivent pas faire illusion : la grande rébellion na pas été un • mouvement national : ce na été quune grande émeute militaire : cest le dernier cri d'agonie des grandes compagnies de pillards du commencement du siècle ^ la dernière protestation, non contre t étranger y mais contre tordre et la paix sociale : cest la fin ^ non le commencement iune période. Elle na pas eu de lendemain. L Inde y laissée face à face avec ToAngleterrCy sera anglaise Jusqu à la fin des temps. Elle nen pourrait être séparée que par une force étrangère.

Le spectre russe commence à inquiéter Indiens et cinglais. Le H^sse^ cest îinconnuy par suite redouté

LETTRES SUR L INDB

et désiré, c4u moment des affaires de Tenjdehy me disait un des hauts fonctionnaires du o^ordy les Indiens de Lucknaw Jouaient sur les chances de l (Angleterre et de la T^iissiey sans grande passion pour Vune ou pour ï autre y mais avec une grande curiosité. Les classes riches redoutent l arrivée des Tousses: elles se rappellent S^adir Chah et les c4fghans : elles se disent que les 1{usses viendront les louter ' en grand et se retireront. Elles auraient moins peur si elles pensaient que les T{usses resteront. Les politiciens voudraient les Tasses comme voisins^ mais non comme maîtres : ce seraient des voisins utiles y pen^ sent'ils; la crainte des Unisses serait pour toAnglais le commencement de la sagesse et des concessions. Le calcul nest pas bien profond : cest une naïveté singulière de penser quavec les T{usses il y ait à choisir entre voisin et maître,

TS alliés ouverts et actifs y si le choc se produit y la %}issie nen trouvera pas y à moins d'un premier succès éclatant. Si des velléités de révolte se produisent y ton peut compter sur un de ces éclats S énergie subite que TcAnglo-Indien trouve toujours au moment du besoin pour les étouffer dans la terreur. La race des C^Çicholson nest pas éteinte. éMais de

* Piller; cf. p. 104.

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