PRÉFACE. XIII
On résolut alors de donner au voyage de la Recherche un nouvel intérêt, en y adjoignantune mission scientifique. Les Danois, les Suédois, les Anglais, avaient tour à tour visité rislande pour étudier ses monuments littéraires, ses phénomènes naturels. Les Allemands, les Hollandais, avaient publié sur la topographie, Thistoire et la mythologie de l'Islande des livres d'un haut intérêt; et nous, nous ne connaissions encore celte contrée hyperboréenne que par les récits des voyageurs étrangers, par des traductions. Un seul Français, M. de Trémarec, avait tenté de les décrire, mais il y avait passé à la hâte, et son récit ne présente qu'un petit nombre de notices fort courtes et fort incomplètes. Un autre Français, M. de la Pereyre , pendant un séjour qu'il fit à Copenhague, recueillit auprès des savants danois des notions sur l'Islande; mais son livre n'est autre chose que le résultat de quelques conversations inachevées, de quel-