FRAGMENT
Traduit de Tegner.
0 kserlek, jords och bimmeh under.
Miracle de la terre, ô merveille profonde, Amour, astre de joie, amour, souffle divin, Brise rafraichissante au désert de ce monde, Espérance des dieux, charme du sort humain.
Cœur vital, cœur ardent au sein de la nature, Dans l'océan, le flot cherche le, flot vermeil, El les étoiles d'or dans l'atmosphère pure, Tournent avec amour autour de leur soleil.
L'amour est pour le cœur qui regarde en arrière Une clarté pâlie, un souvenir lointain D'un temps de bonheur pur et d'un temps de lumière Que notre humanité connut à son matin.
Alors elle habitait sous un ciel sans nuage , Elle était innocente, et forte, et belle a voir. Dansant, chantant avec le charme du jeune âge Et dans les bras de Dieu s'endormant chaque soir.
Alors tous ses accents étaient une prière, Et les anges du ciel la nommaient tous leur sœur. Hélas! elle est tombée, elle a sur cette terre Perdu sa chasteté , son repos , sa candeur.
Mais quand l'amour paraît, elle lève la tête. Et rêve, et se souvient du bonheur d'autrefois,
Les doux chants du printemps et les vers du poêle Lui parlent de l'aniour, lui rappellent sa voix.
Et son âme s'ébranle a celte voix légère , Comme aux accents chéris du ranz national, Le pauvre Suisse errant sur la terrre étrangère, S'émeut, palpite, et songe à son pays natal.
O tul posliédniaîa lioubof.
Tui i blajenslvo i besnadejno
TlOUTCHEF.
La dernière fleur de ma vie , Eclose au terme des beaux jours, Vous l'avez eue.ô mon amie, Vous deviez la garder toujours.
Vous l'avez eue. Elle est flétrie, Elle est morte dans votre main ; La dernière fleur de ma vie Ne peut avoir de lendemain.
Dans mon âme autrefois ravie, Dans mon cœur facile à charmer Il n'est plus rien pour ranimer La dernière fleur de ma vie.
Sève éteinte , espoir épuisé , Longue attente a jamais finie!
Pourquoi donc avez-vous brisé La dernière fleur de ma vie?
Que Dieu vous garde votre part Dans les dons de sa main bénie!
Moi , je vais pleurer à l'écart La dernière fleur de ma vie?
C'en est donc fait, mon pauvre cœur, De tes heures de confiance, De tous les rêves de bonheur Qui charmèrent ton espérance.
Que n'as-tu pas souvent tenté Sous l'aiguillon qui te déchire, Pour te reprendre à la gaîté, Pour croire encore et pour sourire?
Liens chéris, sainte amitié, Plaisirs du monde et solitude, Œuvres de bien et de pitié, El les voyages et l'étude.
Puis un amour, oh! quel amour! Le plus fervent, le plus sincère.
Le plus beau qui , pur un beau jour.
Fleurit jamais sur cette terre.
Que du doux transports tu lui dois, Que de charmes et de tendresse !
Quel orgueil de suivre ses lois.
De vouloir les suivre sans cesse !
Hélas! celle a qui tu livras Ton ardeur et ta destinée , Qui finit tes rudes combats, N'a pu l'aimer toute une année,
Toute une année avec la foi , L'élan et l'abandon fidèle Que tu sentais toujours en toi, Que tu voulais toujours en elle.
Mais sois juste, oh ! mon pauvre cœur, Dis que c'est toi, toi seul sans doute, Qui n'as pas su garder la fleur Que Dieu fit naître sur ta route.
Ou c'est le ciel qui ne veut pas Que le bonheur, par sa durée, Enchaîne aux songes d'ici-bas L'esprit humain, l'âme enivrée.
Souffre donc , sans le laisser voir, Pleure , pleure sans injustice , Pleure sur ton dernier espoir, Et sur ton dernier sacrifice.
Retire-toi sous ton linceul , Au sein discret de la nature.
Laisse en silence dans ton deuil Saigner -le sang de la blessure.