‹ Lettres sur l'Islande, et poésiesChapitre 123 sur 145 · CHAMPLATREUX · texte numérisé non relu

CHAMPLATREUX

A Iff. le comte Iff olé.

De loin on l'aperçoit dans son parc solitaire, Ce séjour où l'histoire inscrit tant de beaux noms; On aime à voir ses bois pleins d'ombre et de mystère, Ses guirlandes de fleurs, ses larges horizons.

L'honneur des anciens lemjjs a là son sanctuaire, Les arts et le savoir habitent ces salons , Et dans ces longs sentiers règne un silence austère. Oh ! qu'il en reste peu de ces grandes maisons !

Et lorsque dans ce temps où tout se décolore', Où tout vacille et tombe, on en trouve une encore Dont l'éclat primitif ne s'est pas effacé,

Il est doux d'y venir, à l'heure de l'orage. Respirer en silence, et reprendre courage Par la forte saveur des leçons du passé.

Septembre 1841.

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