‹ Lettres sur l'Islande, et poésiesChapitre 13 sur 145 · XVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVI PRÉFACE

manuscrits, il ne trouverait pas une malheureuse strophe, par une pauvre saga qui n'eût été déjà été recueillie par Magnussen, commentée par Rafn, analysée par Mûller, Mais c'est une chose importante de voir le pays dont on étudie l'histoire, de vivre parmi les hommes dont on veut connaître la langue. Il y a entre la poésie d'un peuple et la terre qu'il habite , et la nature qui l'entoure , et le ciel sous lequel il vit , une alliance intime , alliance que peu de livres révêlent, et qu'il faut avoir observée sur les lieux mêmes pour la bien sentir. Aussi je partis avec joie, et à ceux qui me parlaient des sagas de la Bibliothèque du Roi, et des manuscrits amassés à Copenhague, je répétais ces vers de Goethe :

Wcr (las Dichtcn will verstehen Muss in's Land dcr diclilung gehen.

Wcr die Diclucr \\U\ vcrslchcn Mus in Dichlcr's Lœndcr gchcn '

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