PRÉFACE. XV
cette expédition, et qui, pendant tout le temps qu'elle a duré, a fait preuve d'un grand dévouement et d'un zèle infatigable. M. Robert devait poursuivre ses études géologiques; M. Lollin était chargé des observations d'aiguille aimantée; M. Angles, des observations de météorologie; M. Mever, à qui nous devons plusieurs beaux tableaux de marine, emportait sa palette, et M. Bévalet devait dessiner les objets d'histoire naturelle. L'Académie française voulut bien m'accorder un mandat litléraire : je le reçus avec reconnaissance. Il est vrai cependant que j'aurais pu trouver, à Paris, à la Bibliothèque du Roi, une grande partie des trésors poétiques que j'allais chercher si loin. Il est vrai aussi que toute la littérature islandaise a été transportée à Copenhague, que les savants danois l'ont fouillée jusque dans ses derniers replis, et que, quand l'étranger irait de village en village , de maison en maison, quêter les