‹ Lettres sur l'Islande, et poésiesChapitre 28 sur 145 · PRÉFACE. XXXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXXI

rées à la colonie. Les femmes s'y embarquent avec leurs enfants; elles emportent avec elles les ustensiles de ménage, les piquets pour construire la tente. Dès que Fumiak aborde sur la côte, le Groënlandais prend ses piquets, déroule ses peaux de phoque, et voilà sa demeure faite ; toute la famille couche là. Une petite planche de quelques pouces de hauteur sépare seulement les jeunes filles des femmes mariées.

La nouvelle de l'arrivée de la Recherche se répandit rapidement dans les habitations voisines de Frederikshaab et l'on vit accourir dans leurs umiaks une quantité d'Esquimaux empressés de voir le grand vaisseau dont on leur avait parlé et d'échanger leurs richesses groënlandaises contre des denrées européennes ; ils donnaient avec joie, pour un pantalon de matelot, pour une veste bleue, leurs camisoles et leur culottes de peaux de phoque. Les

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