‹ Lettres sur l'Islande, et poésiesChapitre 5 sur 145 · PREFACE. VII · texte numérisé non relu

PREFACE. VII

voyage s'était passionné pour lespilotesaveniureux dont il raconte l'histoire. S'il eût vécu au quinzième ou au seizième siècle, au temps où l'on comptait chaque année par une découverte, il eût été de ceux qui se jetaient dans un frôle hateau pour aller au-delà des mers chercher une rive inconnue, planter leur étendard dans un nouveau monde. A celte époque, M. de Blosseville eût voulu tenter une longue exploration dans la Nouvelle-Zélande; une rencontre fortuite tourna ses pensées d'un autre côté et décida de son sort. En 183*2, il trouva à Patras un officier de la marine anglaise , avec qui il avait fait connaissance à Paris dans le salon de M. Arago; c'était le capitaine Franklin».

i. Le même qui est reparti, avec son ardeur infatigable, pour les régions inexplorées, et qui n'est pas revenu.

Ses courageuses tentatives ont eu, dans notre marine, un douloureux retcnlissenient. M. Blosseville a péri avec ses officiers, avec l'équipage de la Lilloise, en voulant suivre l'exemple de Franklin , et notre jeune , charmant lieutenant de vaisseau Bellot est mort dans les parages impitoyables où il allait chercher les vestiges de rillustre capitaine anglais.

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