‹ Lettres sur la politique colonialeChapitre 50 sur 126 · MAIS L'ANGLETERRE · texte numérisé non relu

MAIS L'ANGLETERRE

Arthur Young. — Le passif de la politique coloniale française. — Le passif de la politique coloniale anglaise. — Prix de revient et commerce des colonies anglaises. — L'Angleterre n'a plus de colonies. — Avantages indirects. — Et l'Espagne ? — L'Inde. — « Le grand débouché ! »> — L'Inde : mauvaise affaire. — M. de Rémusat. — Les cinq grandes lignes anglaises. — Répercussion. — Étonnements.

Arthur Young, dans son enquête si précise et si complète sur la situation de la France à la veille de la Révolution, déterminait de la manière suivante les résultats que la politique coloniale avait eus sur notre pays.

Il jugeait que les îles à sucre avaient dû absorber au moins 1,200 millions; la marine française uniquement chargée de les défendre absorbait 48 millions par an, soit en 25 ans, un autre capital de 1,200 millions, soit 2 milliards 500 millions. « Les spéculateurs continueront à faire planter les terres en friche de TAmérique pour faire travailler la marine de la France et son gouvernement entretiendra la marine, parce qu'on plante ces terres î Si quelque ennemi enlevait à la France les colonies où s'écoulent ses capitaux , ne lui rendrait-il pas un important service ? »

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