‹ Lettres sur la question religieuse en 1856Chapitre 9 sur 19 · NOUVELLE SÉRIE. — ANNÉE · texte numérisé non relu

NOUVELLE SÉRIE. — ANNÉE

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Depuis six mois, la Revue mensuelle des arts et de la littérature s’est transformée et a reçu des améliorations qui lui créent une nouvelle existence. L’accueil fait à ces différentes innovations a été tel, qu’il dispense d’insister sur leur importance, sur leur utilité, et qu’il ne nous laisse plus d’autre soin que celui de constater les résultats obtenus, grâces aux bienveillantes sympathies de nos nouveaux et de nos anciens abonnés.

Nous publions à cet effet, — pour les six premiers volumes de l’année 1836, — la table des matières et la table alphabétique des auteurs : Celle-ci constate que plus de soixante collaborateurs (parmi lesquels on

compte les noms les plus éminents de la littérature contemporaine) ont pris part à la rédaction de notre recueil; celle-là démontre que nous avons reproduit, indiqué, ou analysé, tout ce que la littérature a produit, pendant le cours de cette année, de plus substantiel et de plus attrayant, soit dans la critique ou l’histoire, soit dans le roman, la poésie, les beauxarts, ou le théâtre.

Le présent prospectus fera, en outre, reconnaître comment nous avons su concilier l’extrême modicité du prix à cette élégance typographique qui résulte tout à la fois du format, du papier et de la netteté des caractères.

La Revue mensuelle est actuellement le seul recueil de son genre publié en Belgique; il est le seul aussi qui puisse prétendre à combler le vide laissé, depuis 1854, dans les habitudes et les besoins intellectuels du pays, par suite du traité conclu avec la France. En effet, tandis que ce traité supprimait la réimpression, le coût des éditions originales continuait à les rendre inaccessibles à l’immense majorité des lecteurs belges.

Quoique puisant ses principales richesses dans les manifestations de l’esprit français, la Revue étendra le domaine de ses études à l’Europe entière : elle s’est assuré en Belgique le concours de quelques écrivains distingués, et un choix sévère de traductions allemandes, flamandes et anglaises, lui permettra de compléter dorénavant le tableau du mouvement contemporain dans les lettres et les arts.

Recueil indépendant, affranchi de toute influence politique, uniquement animé du désir de contribuer au progrès intellectuel, la Revue aspire à devenir le livre des lectures de famille. A cet effet, elle aura pour tendance unique et pour préoccupation incessante d’instruire, d’intéresser et de moraliser.

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