OBSCURITÉS DE L'HISTOIRE DE LA SYPHILIS
d'homme à homme, et s'éloignant de l'origine chevaline ?
Sait-on quelle est son influence héréditaire? Car des individus morveux et farcineux peuvent procréer, et nous ignorons complètement ce que deviennent les produits de ces procréations.
Je serais heureux d'allumer le zèle de quelque travailleur de notre science. Il y a là, ce me semble, une ample moisson de gloire à récolter.
Mais je le confesse, toutes ces idées s'agitent encore, dans mon esprit, dans le vague domaine de l'hypothèse. Vos lecteurs, je le comprends, doivent être désireux de me voir entrer dans le champ de la réalité. J'y arrive ; adoptant la conclusion de Voltaire, je dis que la syphilis est comme les beaux-arts dont on ignore l'origine et l'inventeur. Mais ce que je sais, c'est qu'on la trouve aujourd'hui à une source, hélas ! trop certaine, et c'est à cette source que je la puiserai dans ma prochaine lettre.
P. S. L'appel qui termine cette lettre fut entendu. Un de nos plus savants confrères, M. le docteur Beau, médecin des hôpitaux, adressa quelques jours après la lettre suivante à M. le rédacteur en chef de V Union médicale: