QUI RATTACHE L'ÉPIDÉMIE DU QUINZIÈME SIÈCLE A LA MORVE
A M. le Rédacteur en chef de Y Union médicale.
a Vous avez publié (1) une lettre fort intéressante de M. Ricord sur la syphilis. Dans cette lettre l'éminent syphilographe de l'hôpital du Midi, revenant sur une idée déjà émise par lui, se croit fondé à admettre que la fameuse épidémie du quinzième siècle, qui fit explosion au siège de Naples, et qui est généralement regardée comme l'origine de la maladie syphilitique, était un mélange des anciens maux vénériens avec la morve et le farcin. Le mode de transmission des accidents dans cette terrible épidémie, leur gravite ', la prédominance de V infection constitutionnelle sur les phénomènes locaux qui manquaient ou passaient inaperçus, tout cela, pour M. Ricord, paraît ressembler beaucoup plus à ce que nous connaissons aujourd'hui de la morve et du farcin qu'à la vérole. Car, dit encore M. Ricord, bien que la connaissance de la morve et du farcin chez l'homme soit toute récente, on ne doit pas regarder comme un fait récent l'aptitude de l'homme à contracter cette maladie qui a existé de tout temps sur l'espèce chevaline. Que d'hommes morveux et farcineux ont dû être et ont été pris pour syphilitiques l
« Cette opinion de M. Ricord me semble acquérir un grand degré de probabilité par suite de la dé-
(1) Union médicale, 6 juin 1850.