CHAPITRE SBIZIÊMB
trera pas de même la parfaite authenticité de la légende desaîntMîircel?
Au foiM), que nous importe? on conteste bien d'aatrès choses, et bien d'autres choses sont contestables : B6 fût-ce quH la ièpre et le baptême de Constantin; mais la question n'est pas là. La question est tout entière une qu^»8tion de bonne foi et de respect.
Que TEi^lise r&malne ait cru dovoir supprimer te nom du pa|»e H>morins,âont la foute est plusqnecon- Iroversée, dans les leçons, peu anciennes et qui ne se trouraient que dans quelques rares exemptâmes, à la fête dtt pape saint Léon ; et qu'elie ne l*ait pas introduit dans celles encore plus récentes du [>ape saint Agathon, TE^lise romaine a bien fuit et voilà tout. Si elle eût fait entrer dans le livre de la prier'* canonique le nom <riin accusé dont la condamnatkHi est douteuse et' dont rinnoeenceneTest pas, c'eûtétéune folie ou une vérkable indignité.
Ci*oyez bien, mon chère Père, que TEglise romaine ne se gêne pas [lonr rendre justice à to.is, vivants ou morts; Benoit XIV, lui-même a refusé la glorieuse hospitalité du martjToIoge à un Pape dont |)lusieurs calendriers antiques porta\pnt le nom, parce qu'il ne lui paraissait pas que sa sainteté fût ap[Hjyée des preuves suffisantes; et, plus récemment encore, pour des raisons qu'il ne nous appartient pas d'apprécier» n*a-t-on pas supprimé, pour cause ou sous prétexte de brièveté, des leçons de saint Paul de la Croix, le nom d'un Pape qui avait» dans Toffice des bienheureux» llionnâur d'être oommé deux fois, et auquel l'ordre des Passionuidtes se déclarait redevable de la plus
plus grande reconnaissance * ? ,Le clergé de Rome a regretté de voir supprimer ce nom dans deux leçons du Bréviaire, mais ces regrets ont été vains. Vous voyez donc, mon Révérend Père, que si l'on peut, sans qu'il se soit en rien rendu coupable, dépouiller un Pape d'un honneur que lui avait décerné la reconnaissance d'un Ordre religieux tout entier, il n'est pas étonnant qu'on décharge la mémoire d'un autre Pape, outrageusement calomnié, d'un déshonneur qu'il ne méritait pas. ^
C'est donc une impiété, et une impiété sacrilège, de traiter la suppression du nom d'Honorius dans les légendes du Bréviaire de c récit mensongsr, qui nous est fait, par je ne sais qui, de l'histoire du VI© Concile, > et d'ajouter que c jamais il n'y eut en histoire une plus audacieuse fourberie, une plus insolente suppression des faits les plus considérables. » Page. 77.
Le scandale, c'est vous qui le faites, mon Père, en venant jeter au milieu d'une foule que vous savez être
1. A la fin de la Ve leçon de Toffice du B. Paul de la Croix, on lit les mots suivants : « Moniales quoque, Clémente XIV approbante instituit » et vers la fin de la VI© leçon « animum Deo reddidit Romae in domo qu«m. . . Clemens XIV, de congregatione optima meritus, el perpetuo assignaverat. »
Dans les mêmes leçons Y et VI de l'office du Saint, publiées, en juillet 1867, le nom de ce souverain Pontife a été entièrement supprimé. On peut regretter cette suppression et désirer que la reconnaissance des Peines Passionistes les engage à demander la restitution de ces textes au Bréviaire^ sans pour cela crier à la falsification et au scandale : cette suppression n'est pas une falsification, et, dans le cas d'Honorius, c'était une justice.