‹ Lettres sur la vie d'un nommé Jésus (volume 2)Chapitre 162 sur 180 · CHAPITRE SEIZIÈME. !M · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEIZIÈME. !M

de Venise (1578). — Baronius n'a donc fait ici aucune espèce d'intercalation; et si Ton veut savoir pourquoi il n'a rien changé sur ce point, comme sur beaucoup d'autres où sa critique eût trouvé, peut-être, quelque chose à réformer, on en apprendra le motif de la bouche même de Gavant, un de ses collègues dans la correction du Bréviaire romain. Ce savant Barnabite rapporte, effectivement^ en parlant de Baronius et de Bellarmin, que c le travail consciencieux qui devait mettre les leçons du Bréviaire, contenant les histoires des saints, en harmonie avec la vérité historique, leur parut très-difficile à accomplir, alors surtout qu'ils voulaient opérer le moins de changement possible; et il leur sembla convenable de conserver certains points controversés, du moment où le témoignage d'un auteur grave, leur donnant une certaine probabilité, on ne pouvait accuser ces faits de fausseté, bien que le sentiment de la majorité leur fût peut-être contraire ^ » Je n'ajouterai rien à ce passage, parce qu'il renferme tout ce qui est nécessaire pour éclaircir un homme de bonne foi; et je voudrais pouvoir vous supposer tel.

Vous parlez ensuite d'un changement opéré dans l'antique liturgie romaine, et à propos duquel, « le > cardinal Bellarmin a osé dire que Ton avait fait ce » changement par l'inspiration de Dieu, t — Jfe regrette vivement que vous n'ayez pas jugé à propos d'entrer dans quelques détails sur ce point. En Tétu-

1. Comment, ad Rubr. Breviaril Rom., sect. 5. cap. 12. de Lectionibus n. 16.

^40 LE CHAÎO" DU CYGNE OALUCAN.

(liant, vous nous eussiez Cdrtaiaemeat appris à faire la di/f'ârdnce entre l'âme qui croit» av^ec une sage prudence, qu'elle agit dans la sens où Dieu la pousse, et celle (lui s'ira i^in3, eu deh>/3 de toute règle, être favorisée par des iliuminationâ célestes. Màm^ quaoïd oaappartieudrait à trente-six A.Qadéaiies, oa pourrait recevoir dds l»^çoQsde Tilluitreet vénérable Bellannin, et il est t<)uj lurs bon d'apprendre à distinguer te yjraie de la faus*»e monnaie.

Mais, pour en Anir avec cette qtie«tioa du Bréviaire, question qui n'a d'importance, je le répète, qu*& rai*son ûu respect si légitime que doit à ce saint livra le cœur de tout prêtre, et marne de tout chrétien^ je vous dirai, mon Père, que sans 4ottte oa peut y dési* râr encore des réformes et de^ améliorations ; maif <)ue les faits, pourtant* semblent souvent lui doc^ur raison contre) ceruine critique prétendue infailUble, et à Tusage du soepticiame historique de nos jours. Souvenez-vous, s'il vous plaît, de la légende de sainte Marie-M igdeleiue qae^ pendant si longtemps* on a cm en France un pure fable à amuser les enfants, et que, maintenant, la science elle-mêmeu et la plus saine critique, suivent et acceptent, comme la fidèle exfcession .de la vérité : et des leçons de saint Ikmyii Taréopagite» et de (aat d'autresencore, dont on a longtettj^ etbeaucoupii parmi l'école gallicane, dans«ettet(»re rieuse de France, et que jdes découvertes moderseï vengaiit, l'une aprà^'autre, de toutes les accu^tiais qu'unecertainescience avait fulminée contre elles. Qui sait «y quelque jour* on ne retrouvera pas les traces du fameux Concile de Sinuesse ? et si on ne <

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