CHAPITRE XVII
Deroiôres bi^ou tilles^ rësumë et conclusion.
Nous voici arrivés, mon Révérend Père, au terme de notre tâche; et Dieu en soit loué! car elle nous était sin»iulièroment pénible. Il est vrai qu'il reste encore à éplucher quatre chapitres de votre brochure ' mais, en bonne conscience^ ce serait user eu pure perte son encre et sa plume que d'essayer d'y répondre, et ce serait peut-être une méchanceié inutile que de se donner le souci de les analyser. Vous prenez un soin pn cieiix, dans ces quatre chapitres, de tirer sur vos proi)re3 troupes. Et la distinction scripturale que vous faites entre les hommes de mensonge et les hommes de vérité, rappelle à Tesprit, malgré soi, un souvenir fâcheux.
Vos conseils paternels à Mgr Dechamps sont drôles, et la prière que vous lui adressez de faire part au saint Père des grandes découvertes que contient votre brochure, est très-drôle aussi.
Ce que votreprélat italien vousaditausujetdeGalilée est une historiette qui ne peut guère intéresser que vous, et vous en profitez, avec un rare bonheur, pour nous dire, ce qui du reste est vrai, que, c les Papes
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n^ont Jamais signé la conéDsomnation de €f)alHéè etque les Juges du Sainte Office en ont seuls la resp^msabi" liùf, > (P. 65), ce qal me parait no pas contrarier le moins du monde la thèse de rinfaillibilité papale. Je sropplie mes lecteurs, quand on leur serinera encore, comme à chaque instant cela vous arrive, la vieille rengaine de Galilée et de Tinquisition, qu'ils se souviennent de votre solution, qui est bonne. Vous voyez, mon Révérend Père, que je vous rend» jusjtice, au besoin.
Ce qui vous est arrivé, comme examinateur de la Sorbonne, ne m'étonne pas non plus, mais prouve peu ; celui des élèves de Sorbone dont vous arez exa** miné la thèse était plus probablement un écolier qu'un docteur; et par suite^ cela ne démontre guère qu^il appartint à l'école du mensonge, de la ruse et de la dissimulation, à moins toutefois que vous ne prétendiez que la Sorbonne moderne elle-même, dont sans doute, il suivait les cours..., mais non, cette hypothèse est insensée. C'est égal, j'accepte l'histoire; elle a dii bon.
Les prétendus « efforts extraordinaires faits â Rome et ailleurs au XVI« siècle pour étouffer le Liber D%ur^ nus, ce livre révélateur, • me semblent en effet bien extraordinaires, puisque ce livre se trouve partout, cité dans tous les auteurs des temps, et qu'on s'en sert, comme d'une arme victorieuse, pour la défen»e du pape Honorius. C'est ce que nous vous avons fait dire, par son respe«:table éditeur, le Père Oarnier lui-même. Si le Père Sirmond et le cardinal Bona ont été d'un autre avis que lui, cela prouve simplement que cha-
cuna son goût et qtills partageaient l'opinion de ceux qui, parmi les auteurs catholiques, non-seulement ne croient pas à* la culpabilité dogmatique du pape Honorius; mais refusent encore d'admettre la faute d'imprudence et la plus légère erreur. Il n'y a pas de mal à cela.
En tout cas, mon Révérend Père, en supposant que le divin Honorius ie saint Maxime ait failli comme Pape dans une question particulière et administrative, je n'oublie pas que le mot Pape veut dire Père ; et si j'avais à choisir, je préférerais appartenir à l'école du Sem-Sirmond et du Japhet-Bona, plutôt qu'à l'école du genre de franchise et de publicité représenté par la personne de Cham.
Et encore éprouverais-je moins de dégoût à être de l'école de Cham, que de la vôtre. Cham manifestait à t ses frères une réelle faiblesse paternelle; mais quel homme de sens et de cœur a jamais pris l'étrange peine de s'appliquer à chercher, et inventer ou aggra» ver un crime de la connaissance duquel doit rejaillir sur son nom un étemel déshonneur? Le crime de calomnier ses pères est un crime contre nature, et Toiseau qui souille son propre nid est le plus impur des oiseaux.
Si ces reproches que je vous adresse, vous semblent durs, mon Père, demandez-vous, dans votre conscience, s'ils ne sont pas mérités, et cherchez vousmême un nom qui puisse convenir à votre école.
Si l'on peut donner le nom d'école de ruse à mille théologiens catholiques qui, depuis des siècles, veillant autour de l'honneur immaculé du Saint-Siège,