‹ Lettres sur la vie d'un nommé Jésus (volume 2)Chapitre 166 sur 180 · CHAPITRE DIX-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-SEPTIÈME

cherctient à rétablir la vérité des faits, et à montrer, par des arguments loyaux et solides, que le Père commun fut victime d'une calomnie injurieuse; à cette autre école, composée de rares théologiens, et éclose sous l'escabeau des rois, qui ne laisse passer aucune occasion d'outrager le Père de la famille chrétienne, sans preuve et sans discussion, quel nom devons-nous donner, s'il vous plaît?

L'école du mensonge! celle qui signe saint Thomas d'Aquin,Baronius, Bellarmin, de Lugo, Turrecremata et cent autres encore, celle dont les arguments sont tous produits au grand jour, et qui ne craint pas d'exposer au soleil de la publicité, dans leur teneur textuelle, toutes les objections que peuvent produire leurs adversaires! Cette école, l'école du mensonge! Et cette autre école, qui passe sous silence et les noms des Pères de la théologie dont la gloire est aujourd'hui sans égale, de les raisons fournies par ces grands hommes, des travaux de qui toute théologie, depuis un siècle, est obligée de vivre ; à cette école-là, je vous le demande encore, quel noni donnerons-nous, s'il vous plaît?

Quel nom donnerons-nous, en particulier, à un auteur qui, orné du double titre de prêtre et de religieux, ose, dans le seul but et pour le seul intérêt de flétrir la mémoire d'un successeur de Pierre, ramasser des textes que tout le monde connaît, et que tous les théologiens sérieux peuvent expliquer dans un sens favorable, pour les jeter dans le monde chrétien, sans hvAfQ commentaire que celui de la passion, et les

t&i LE CHANT DU CTGNB GALLICAN.

donner en pâture à toutes les ignorances, an scandate de tous les gens de bien ?

Quel nom donnerait-on à un juge qui, rendant compte d'un procès, ne reproduirait que les charges qui pèsent sur l'accusé, sans mentionner même le nom des témoins qui affirment sa complète innocence?

Dans la série non interrompue des Papes, il s'en est trouvé plusieurs dont on a prétendu, le plus souyent 1 tort, outrager la conduite privée ; un seul dont on ait, 0ur un point, pu sérieusement temtar de faire œspecter la foi. Cet unique pontife ^t fionpriiis 1^.

Ses contemporains l'iionorent; des saints lui donnent le nom de c^tVin/ ses successeurs célèbrent sa mànoire; quelques-uns, peut-être trempés psf des pièces fraduleuses, le taxent de faiblesse et Taccusent d'avoir failli à ses devoirs de pasteur par négUg^iioe et par laistor<tiler ; la postérité presque enHàee, après avoir repris, avec un soin nmnitiauz, toutes les pièces de l'immense procès, l'absout sur le chef de riiéréaie, avac une telle unanimité que je vous porte le défi étemel de citer un seul grand nom qui ose revenir sur cette question définitivement jugée ; et votrs, pMlûsophe saiw titre, voici que du haut de votre tribunal suprême, vous venez ^ après douze siècles, casser la sentence de l'histoire et de la théologie, sans allégua d'autre argument qu'un cercle yideuxi et d'autre motif que celui de troubler la paix d'un Ccmcile général*

Quand on veut traîner dans la bouela mémoire aHiÇré^ d'un Pêne» quand on veut livrer au mépris le nqm glorleuxd'un Pontife, il faudrait, au moins, avoir ]f^ pu-

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