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nirs i mais le mouvement assez monolone de sa propre pensée. Toute une nouvelle langue mystique s'y déploie, langue dont les synoptiques (les autres Evangélistes) n'ont pas la moindre idée : «monde, » a vérité, » «vie,» a lumière,» «ténèbres,» etc.). Si jamais Jésus avait parlé dans ce style, qui n'a rien... de talmudique,... comment un seul de ses auditeurs en aurait-il si bien gardé le secret (i)? »
La réflexion est ingénieuse et me plsdt. Après cette lecture, j'ai fermé votre livre et je me suis mis à réfléchir, me disant, à part moi : * que ce style n'ait rien de talmudique , cela ne me ferait pas encore grand'chose; mais que pas un des autres Evangélistes n'ait employé ces expressions-là; voilà qui serait fort. Ve sais bien que saint Jean (quoique M. Renan dise que cet apôtre était un peu vaniteux et faisait de l'opposition à saint Pierre), je sais bien, dis-je, que saint Jean n'écrivit son Evangile que longtemps après les autres; après avoir ordonné des prières publiques dans le cercle de sa juridiction ; vaincu parles sollicitations de ses enfants ; et pour défendre, contre Ebion et Cérinthe, la divinité de J.-C. , que ces deux hérétiques se permettaient de contester. De là , nécessairement, il doit suivre que saint Jean a complété ce qui