‹ Lettres sur la vie d'un nommé Jésus (volume 2)Chapitre 51 sur 180 · CHAPITRE PRBMÏER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PRBMÏER

guer comme dogme de foi le principe de rinfailli* bilité pontificale.

Par contre, vous affirmez :

Que parmi ceux qui professent la non culpabilité du pape Honorius parlant ex cathedra^ il ne se trouve que deux classes de gens ; Tune est celle de saint Thomas d'Aquin, et de Mgr Dechamp archevêque actuel de Malines, dont la bonne foi a été surprise par le mensonge, la falsification, la mutilation, Tinterpolation des textes, et qui croyant naïvement à Tirinocence d*Honorius, sont excusés par leur ignorance. L'autre classe se compose de ceux qui, précisément, se sont rendus coupables de ces fraudes abominables, commises dans les textes des Conciles et du Bréviaire romain, ceux-ci constituent une école de ruse, de mystère, de dissimulation, de mensonge, d'hypocrisie et d'un grand nombre d'autres vertus très-désagréables à subir, et très-vilaines à pratiquer.

En somme, quiconque, admet la non culpabilité d'Honorius I®^ comme pape est, d'après vous, ou un fourbe ou un niais, ou un ignorant ; ce qui, dans certaines situations hiérarchiques, revient à peu près au même.

Vous démontrez cette double affirmation par la citation des textes des Conciles et du Bréviaire romain, après lesquels vous ajoutez triomphalement qu'à ce torrent de preuves « il n'y a rien à contester. »

Ce premier travail étant fait, vous en concluez que quiconque révoque publiquement en doute le fait historique de l'hérésie d'Honorius, tel que vous le racontez, encourt l'excommunication majeure ipso

10 LE CHANT hU CYONE GALLICAN.

factOf c'esi-à-dire par le seul tait ie la dé&ose qu'il prend de ce malheureux Pontife, et vous déclarez qme cette peine terrible a été méritée, en parti<HiUer par Mgr Manning, arclievéqiid de Westminster.

Yons terminez, en afiftrmant sur Yotre iKHUieur^ que si le OoncUe, après aToir hi \oite libeUe, osiait prodamer le dogme de llnfallibàlîté pontiâcald» ce ne serait que parce que les Pères auraient été trompés par la lecture du < Bréviaire romain, qui résmne uue » longue siiite de fraudes dans un damier et solen&dL » mensonge; » et vous otmduez en protestant que vcms avez écrit toutes ces choses par Tordre que vous en avez reçu de Dieu, ordre si foi'Sïei et si grave que pour y obéir vous êtes prêt à accepter même lacou*ronne du martyre : textuellement, « à souffirir ce qu'il faudra souffrir. >

. Dans votre petit livre, mon Révérend Pès>e, il n'y a rien autre chose en substance. Je ne me plains nullement que ce ne soit pas assez, trouvant que, pour des lecteurs ignorants comme naoi, c'est un fardeau déjàT)ien lourd : et vous comprendrez aisément. Je pense, qu'à cette lecture et devant cette révélatkin nattendue, le pauvre Jean Loyseau soit incontinent tombé & la renverse.

Sapristi ! on se trouverait mal à mwAs...

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