LE VOYAGEUR
Au bord de TOoëan, pauvre arbre solitaire , Sans lorce et sans appui, fai pitié de ton sert.
HOSSSKOP. 351
Comment es-*tu venu tout seul sur cette terre?
Comment as-tu yécu sous ce ciel froid du Nord?
l'arbre.
Un soir le yent du sud apporta sur son aile lict XJn germe fugitif à ce roc décharné.
ùi Le printemps souriait et la iner était belle ,
Et le ciel rayonnant, à Theure où je suis né.
Puis, lorsque j'ai grandi , sur ce sol que j'ombr^ig^ ,
J'ai penché mes rameaux et mon front agité ;
Je cherchais un soutien pour les heures d'orage ,
Un rameau caressant pour les beaux jours d'été.
Mais au milieu du calme, au sein de la tempête ,
Nulle plante fidèle à mon sort ne s'unit ,
Nul autre arbre isolé n'élève ici la tête ,
Nul oiseau sur oe roo ne vient faire son nid.
Je n'entends que la voix de l'orage qui gronde,
Ou le cri du corbeau qui m'annonce l'jiiver;
Je ne vois que le sol qui se penche sur l'onde ,
Et le bateau pêcheur qui s'enfuit sur la mer.