‹ Lettres sur le vitalismeChapitre 29 sur 65 · XLIII · texte numérisé non relu

XLIII

La force vitale agit d’une manière continue dans les fonctions radicales, à des degrés différents cependant; il n’y a d’intermittence que relativement aux fonctions qui ne sont pas radicalement nécessaires à son existence, au moins pour un temps, et dont elle n’a besoin que par intervalle, pour fournir des matériaux de réparation au sang.

La plupart des fonctions nerveuses sont aussi intermittentes , et comme leur exercice épuise beaucoup la force vitale, le repos la répare ou plutôt lui permet de se réparer à proportion.

Une conséquence que l’on peut tirer de ces faits,

eVst (iiic la cause des fièvres intermittentes attaque plus spécialement la force vitale dans scs fonctions secondaires qui sont intermittentes et provoque plus particulièrement une réaction spéciale de la force vitale dans ses fonctions nerveuses.

Le danser dans ces fièvres se trouve surtout dans les

lésions fonctionnelles graves,souvent rapidement mortelles, que la cause morbifique détermine dans ce système, ou par son intermédiaire.

L’intermittence, dans les fièvres intermittentes, est probablement le résultat de l’épuisement facile de la sensibilité de la force vitale, dans ses fonctions nerveuses, relativement à l’agent morbifique, et du retour de la sensibilité spéciale de cette force après un temps de repos suffisant, qui lui permet de répondre de nouveau à l’action vicieuse de cet agent.

Ceci est l’analogue de ce qui arrive lorsqu’on donne à un malade une petite dose d’opium ; ce médicament produit d’abord son effet sédatif, puis si on le continue à la même dose, la force vitale ne tarde pas à y devenir insensible et il ne produit plus d’effet; ce n’est qu’au bout de quelques jours de repos que la force vitale y redeviendra sensible et que l’on pourra en obtenii- les résultats primitifs, etc.

Page 1