PAR
es MANS Fee
reprére de , deux , l'Ére omme vantés ignoançant uoi un 21 COSrstition ourrait ue, et pas au ntisme érique.
1 y voit lrapeau ‘Caine, c cette l'ère de nsée. »
uné de identité Lalvant, es, qui le elecse, qui iser. Le
LOMME
désert et l'Océan aitestent, dans les deux derniers compartiments, la découverte de Morse; le désert est représenté par un buffle qui se précipite avec une rage impuissante contre un poteau du télégraphe, tandis qu’au fond de l'Océan un gros poisson ahuri s'accroche au fil transatlantique. On voit que l'Amérique possède des peintres dont l'originalité ne le cède en rien à celle de nos réalistes et de nos impressionnistes.
Mais nous avons une longue course à fournir.
Quittons l'Exposition des beaux-arts et son annexe pour entrer dans le Main-Building. À l’intérieur, ce bâtiment principal de l'Exposition fait l’effet de deux gares de chemins de fer juxtaposées et reliées par un immense vestibule ; mais les vitraux colorés, les étalages bariolés, les drapeaux et les bannières roues sur lesquels se détachent les noms des nations exposantes, les fontaines de soda-water en marbre avec leurs naïades en ruolz qui surmontent d’ingénieuses machines à rincer les verres, lui donnent un aspect original et gai ; le son d’un orgue colossal y domine le bruit des pianos de toutes provenances et de tous formats, et même la voix d’une reine du chant irlandais, qui fait les délices du public assis autour d'un orchestre placé au centre de l'édifice. Des policemen en uniforme bleu, un bâton blanc à la main, se promènent gravement, tandis que des « pousseurs » en uniforme gris font circuler de petites voitures dans lesquelles des visiteurs des
Ë hi deux sexes parcourent sans fatigue l’Exrosition à
F raison de 90 cents l'heure. Des prises d’eau aux-
LE quelles des tuyaux de pompes toujours prêts peuvent
RE être adaptés en un clin d'œil attestent que toutes
tri les précautions nécessaires ont été prises contre l’incendie. Par une dérogation à l’une des libertés les plus chères au peuple américain en ce temps de Cen- î tennial, une pancarte bien en vue va jusqu’à interlà dire formellement aux visiteurs de tirer des feux ‘ ER d'artifice dans l'enceinte de l'Exposition. Quoique Ë les restaurants abondent au dehors, il y en a un dans { HE le Main-Building, avec deux vastes cabinets de toilette munis de leurs annexes parfaitement tenues: l’un pour les gentlemen, l’autre pour les ladies. Les commissions étrangères sont installées dans de grandes cabines, au milieu même de leurs expositions, ou dans les galeries. D'adnirables glaces de Saint- Gobain, hautes comme des maisons, signalent aux regards l'exposition française ; voici la céramique de ne || Limoges ; la librairie parisienne : Hachette, Charus ! pentier, Hetzel, Jouaust, des reliures adorables ; voici mème notre vieille connaissance, le Journal des Économistes ; voici un merveilleux étalage de dentelles de Valenciennes, de Grammont et de Bruxelles, devant lequel s’arrètent avec une admiration respectueuse des ladies vètues de robes de toile; voici un excellent modèle de maison d'école exposé par la Belgique; voici ‘les meubles et x des pianos des États-Unis, de formes massives el
tion à ET LE CANADA. 53
u aux- 1 lourdes : le goût fait défaut, mais il y a des tentaeuvent tives originales pour sortir des chemins battus ; qui toutes sait s’il n'en sortira pas un nouveau style? Seulere l'in- : ment, l'orthographe laisse encore à désirer. Une ‘tés les el législation garantissant la propriété des modèles et le Cen- dessins de fabrique, et de bonnes écoles de dessin inter- ! industriel ne seraient pas inutiles aux États-Unis. s feux 1 Voici des lits américains, aussi larges que longs, des uoique \ lits de famille. Tirez une ficelle ou poussez un resn dans À sort, et le lit se métamorphose en commode ou en ets de bibliothèque. Voici des montres américaines fabrienues : | quées à la mécanique, et qui pourraient bien faire es. Les uue rude concurrence aux montres de Genève : la > gl'an- fabrique en produit 2,500 par semaine. Traversons itions, le transept, où des ladies plus que jamais en robes Saint- | de toile font émeute devant l’éblouissant étalage de it aux Tiffany, le grand joaillier de New-York, une annexe que de des Mille et une Nuits. Nous y rencontrons la riche Char- exposition de l'Angleterre et de ses colonies, des ables ; tapis magnifiques et beaucoup de savons, des verres urnal de Bohème d’une légèreté idéale, de l’orfévrerie ge de | russe, des coupes, des tabatières en argent niellé, et de une cheminée en malachite, des tables en lapisie ad- lazuli, de somptueux ornements sacerdotaux ; tout robes cela, riche, original et de bon goût, quoique un n d'é- peu massif. Mais la perle de l'Exposition, c’est sans les et contredit l’étalage de la Chine, et surtout celui
es cl du Japon. On voudrait être millionnaire, ne füût-ce que pour acheter ces deux vases élancés comme des
ee tien ren ea er x a
lis en porcelaine de Kyoto, et ces vieux bronzes, et ces laques et ces ivoires! Allons-nous-en ! La tentation est trop forte. L'exposition du Japon est Le grand succès de Fairmount Park, et les Japonais, en gens positifs, ne se sont pas contentés du tribut d’admiration que leur apporte le public : ils ont établi un peu plus loin un bazar où ils récoltent une ample moisson de dollars. Très-pratiques, ces Japonais ! Sortons du Main-Building en jetant un coup d'œil sur son annexe, spécialement consacrée à la carrosserie ; des voitures de chemins de fer formant des appartements complets, cuisine comprise, y sont rangées à côté de jolis bogheys américajns en bois d’hickory, léger et solide comme du fer, de lourds landaus et de graves corbillards. Entrons dans la salle des machines, presque aussi vaste que le Main- Building. Un énorme moteur de Corliss, de 1,400 chevaux, donne le mouvement et la vie à un monde de machines qui filent, tissent, impriment, cousent, brodent, ne laissant plus à l’homme que le soin de diriger leur activité bruyante. Voici une machine à fabriquer des cheveux, et vraiment la clientèle ne lui manquera pas; voici une cataracte, une vraie cataracte de 20 pieds de hauteur, dont les eaux répandent leur fraîcheur bienfaisante dans un vaste bassin d’où une pompe les fait remonter ; voici des canons et encore des canons, au milieu"desquels un krupp colossal ressemble à un gros bouledogue entouré de simples mâtins. Il y a pourtant, dans les
D SU smart hits coté
zes, et tentagrand
1 gens admibli un ample is !
d'œil arrosat des it ranbois jourds ans la Main- 1,400 onde sent, in de ine à le ne vraie K révaste 1 des s un en-
rer mr PR Sri us ii
expositions de l’Angleterre et des États-Unis, des monstres assez bien engueulés pour lui donner la réplique, Le gouvernement des États-Unis expose, dans un bâtiment à part, un formidable et complet assortiment de ses engins de guerre, monitors, torpilles, mitrailleuses Gatling, sans oublier non plus une machine à tailler des pantalons. Dans le même bâtiment, à côté du matériel de guerre, se trouve placé le matériel de l'instruction. — Ceci tucra cela, dirait M. Victor Hugo ; mais, hélas ! ceci ne se presse pas.
De l'exposition spéciale du gouvernement des États-Unis à l'exposition non moins spéciale des femmes, il n’y a qu'un pas. Toutes les industries et tous les produits du travail féminin y sont exhibés. À la porte, on vend un journal rédigé par des femmes et pour les femmes: {he new Century for Woman. A l'intérieur, des femmes, de Jolies misses, auxquelles on est prié de ne pas adresser la parole, sont en train de composer Île prochain numéro. D’autres tissent des rubans ou cousent à la machine ; on ne coud plus autrement aux États-Unis. Voici un ingénieux appareil de sauvetage, spécialement destiné aux personnes du sexe faible, et dont une gravure illustrée fait ressortir tous les avantages au double point de vue de la sécurité et du confort. Une jeune lady naufragée avec ses deux babies est ussise, au milieu des vagues de lOcéan déchainé, sur un matelas insubmersible et breveté. Dans ses grands
cg tee D RCE nr
yeux limpides, on peut lire, avec une expression d'inquiétude que sa position isolée et la présence des deux babies peuvent raisonnablement justifier, les sentiments d’indicible bien-être dont il lui est impossible de se défendre en reposant ses membres délicats sur ce matelas élastique et moelleux. Que celui qui s’aviserait encore, après cette expérience décisive, de refuser aux femmes le génie de l’invention, soit précipité dans les abimes de l'Océan sans matelas insubmersible !
Prenons maintenant, au prix de à cents, un des trains du chemin de fer circulaire qui se succèdent presque de minute en minute et descendons à une des stations d'Agricultural-Hall. Une partie de cette immense construction est occupée par des instruments d'agriculture, charrues d’une centaine de modèles, quelques-unes entièrement en acier, machines à semer, à moissonner, à couper l'herbe, sans oublier une jolie machine à peler les pommes de terre, qui fonctionne avec activité au milieu d’un cerele féminin. Mais il n’y a pas seulement des machines à Agricultural-Hall. Voici, au centre, un moulin à farine, à côté une collection d’animaux antédiluviens, un dinotherium, un megatherium, un glyptodon, des défenses gigantesques de l’Elephas ganera, une boutique de dragées, des caisses de tomates illustrées, des boucauts de tabac gardés par un Indien féroce en bois peint, une cage grande comme une chambre à coucher avec un serin vivant,
En a qi Fm NT PS
AREA
25 23 HR AO ER Rp D Se Sn sir
un kiosque élégant, entièrement construit avec du coton du Brésil, une famille de tigres empaillés, des instruments de pêche, des aquariums remplis de tortues multicolores et de grenouilles vertes, des vins de champagne de la Champagne et de la Californie, du elaret, du sherry, du tokay américains, du whisky du Centennial ; bref, assez de vins et de spiritueux pour griser tous les visiteurs de l'Exposition, si les Sociétés de tempérance n'en avaient, assez sagement, on en conviendra, fait interdire la vente au détail. En sortant d'Agricultural-Hall, jetons un coup d'œil sur le campement des miliciens vètus de gris clair, avec de grosses épaulettes blanches, dont la musique et les exercices sont une d__ attractions les plus prisées du public américain. On aime ici l'uniforme et la parade tout autant qu’en Europe, et le goût des décorations y est peut-être encore plus vif. Je ne rencontre que gens dont la boutonnière est garnie de médailles ou d'écussons bariolés, et voici deux francs-maçons qui portent avec gravité un immense collier tricolore, avec des étoiles en verre coloré et deux clefs d'argent en sautoir. La seule différence, c’est qu'aux États-Unis les décorations sont « libres » comme les feux d'artifice, tandis qu’en Europe les gouvernements s’en sont attribué le monopole. Gardons-nous d’éveiller les susceptibilités des décorés des deux mondes en discutant les mérites de l’un et de l’autre système. Prenons plutôtun ticket pourtraverser ce vallon boisé