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cheul, au commissaire et aux officiers de l’équipage, se couvre de signatures. On n'hésite pas à déclarer à lunanimité que Jamais traversée plus agréable ne s’est faite depuis la découverte de l'Amérique. Vers minuit, on jette l'ancre. Nous sommes dans la rade de New-York. AU right !
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- NEW-YORK E | | New-York, le 2 juillet 4876, | Ü L , . + ( Après avoir stoppé pendant la nuit dans les Nar- DL.
rows, passe étroite qui coupe en deux la baie de New-York, le Canada lève l'ancre de bonne heure, e | le jeudi 29 juin, et nous nourrissons le vague espoir |
d'arriver à terre pour déjeuner; mais nous avions compté sans la quarantaine et la douane. A sept heures, un léger steamer nous accoste, et le médeein de là quarantaine saute à bord. On fait monter tous les émigrants sur le pont. Le médecin, qui à L l'œil américain, constate en quelques minutes qu'il | n'y à dans ce troupeau aucun cas de choléra, de peste ou de petite vérole; il délivre nne patente sa- | nitaire au commandant et prend congé de lui. Re- R
monté sur le pont de son léger steamer, il s'étend
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tout de son long sur un fauteuil de canne en fumant son cigare. Nous sommes en règle avec la quarantaine. Reste la douane, dont les officiers ne tardent pas à nous aborder à leur tour, avec Les délégués des ouvriers de New-York, qui viennent souhaiter cordialement la bienvenueàleursfrères de France. La matinée est superbe, et le spectacle que nous offre la baie de New-York ne reste pas au-dessous de notre attente. Voici à notre droite la ville de Brooklyn, annexe de New-York, — une annexe de près de 500,000 âmes — dont elle est séparée par la rivière de l'Est. Sur les deux rives s'élèvent à une distance de 1,595 pieds deux tours colossales qui ressemblent de loin à des flèches de cathédrale ; ce sont les deux piles d'un pont suspendu qui va bientôt réunir la Cité Impériale avec son annexe. En attendant, elles communiquent au moyen de ferry-boats, bacs à vapeur, avec lesquels je devais faire bientôt plus ample connaissance et qui sont de véritables rues flottantes. Les charriots, voitures, etc., se tiennent au milieu dans une double avenue : deux galeries latérales, garnies de bancs sur lesquels on est prié de ne pas mettre les pieds, sont affectées aux piétons. Défense de fumer dans la galerie réservée aux dames. Le ferry est peint en blanc rehaussé de bleu ; il est surmonté de deux tourelles à clochetons avec un gros. bouton doré comme des bonnets de mandarins, où se tiennent le capitaine et
les pilotes. En quelques minutes on passe la rivière
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au prix modique de 2 cents (10 centimes) et même
de 1 cent de cinq à sept heures, moment de la 4 journée où la foule des négociants et des employés j logés à Brooklyn revient de la cité. Entre la rivière de l'Est et l’Hudson s’étend, en face de la baie où elles ont leur embouchure, la ville de New-York, dont la forme allongée figure assez exactement un monstrueux requin, la mâchoire tournée vers la baie. L’extrémité de la mâchoire, c’est la Batterie, jadis un jardin, aujourd'hui un pare, au milieu duquel s'élève la rotonde de Castle-Garden, vaste bâtiment affecté au service des émigrants. Les dents du requin, ce sont les wharfs, jetées en pierres ou en planches, entre lesquelles se logent les navires au long cours et, en particulier, les puissants steamers de quelques-unes des lignes transatlantiques, une vraie forêt de cheminées et de mâts! Des bateaux à vapeur, pour la plupart surmontés de leur balancier, les uns, grands comme des transatlantiques, avec deux ou trois galeries superposées dans lesquelles les passagers circulent et prennent le frais; d’autres, petits comme des coquilles de noix, sillonnent en tous sens les eaux claires et transparentes de la baie. Le premier que nous apercevons au milieu de cette nappe azurée, était vraiment bien nommé crystal wave, la vague de cristal. Voici la jolie petite île Bedloe, couverte d’un bouquet d'arbres, emplacement heureusement choisi pourlastatue colossale de l'Indépendance, qui
et même nt de Îa employés la rivière baie où ew-York, ment un vers la batlerie, 1 milieu on, vaste es dents erres ou navires uissants nsatlanle mâts!
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va bientôt s'élever là comme un symbole de la cordiale entente de la république centenaire du nouveau monde et de sa toute jeune sœur du vieux monde. À gauche, les hauteurs boisées et couvertes de villas de Staten-Island; dans le lointain, en face, la ville de New-Jersey, plus loin Hoboken, qui sont, comme Brooklyn, des faubourgs de la Cité Impériale cet qui forment avec elle une agglomération de plus de deux millions d'âmes. Quel saisissant témoignage de la puissance de l'industrie humaine que cette concentration de population et de richesse (la propriété soumise à l'impôt dans la seule ville de New-York est évaluée officiellement à 4 milliard 15% millions de dollars) sur ce rivage dont les Indiens et les loups des Prairies étaient, il y a deux siècles, les uniques habitants ! Mais nous abordons. Un petit steamer nous transporte à quai, le wharf des Transatlantiques étant en ce moment occupé par le Labrador. Nous passons une heure à nous mettreenrègle avec la douane. La visite des bagages n'en finit pas; on se montre sévère pour les gants et indulgent pour les cigares. Voici cependant un passager qui glisse discrètement quatre pièces d'or dans les poches d’un douanier, après une négociation édifiante, Oh !oh!... Mais ne
nous mélons point des affaires d'autrui : il faut bien que tout le monde vive! D'ailleurs, le système prohibitif expose les agents aussi nombreux que mal payés du fisc américain, àdes tentations telles, qu’ils
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94 LETTRES SUR LES ÉTAIS-UNIS Î devraient être des anges pour ne point y succomber. Ils ne sont pas des anges,
Les cochers new-vorkais non plus, et l’on ne saurait leur en faire un crime. La concurrence illimitée des cars et des omnibus les met à la portion congrue. En voici un qui nous demande quatre dollars pour aller dans le bas de Broadway — une course d’un
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quart d'heure ; — nous haussons les épaules comme de vieux routiers qui ne sont pas embarrassés de leurs bagages ; nous les avons mis à l’express, une entreprise spéciale qui nous les apportera à domicile pour un prix modique. Un second cocher nous crie : deux dollars. Nous demeurons sourds. Un troi-
sièéme : un dollar! A quoi nous répondons dédaigneusement : Nous prenons le car. Le cocher : Un demi-dollar — cinquante sous ! — Marché conclu. Je suis heureux de rendre aux mœurs de la libre Amérique lestime que lPépisode de la douane avait un moment compromise, et nous voici lancés à toute vitesse dans la direction de Broadway. Mais quels cahots ! On se croirait en Russie, dans une ville de troisième ordre. Le pavé est affreux, et quoique le thermomètre marque 35 degrés centigrades, 1l y a x de Ja boue dans les rues de la vieille ville. La cité de New-York est riche cependant. Que fait-elle ou olutôt que fait-on de son argent? La question est ‘as compliquée qu'elle n’en a l'air, et j'aurai long \ ire sur ce chapitre quand je serai un peu orienté. l'our le moment, nous entrons dans Broadway, la
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crande arête du poisson à laquelle se rattachent les autres, irrégulièrement en bas, à angles droits dans le haut, où la ville prend l'aspect d'un damier. Broadway n’est pas plus large que notre rue de la Paix, mais elle n’a pas moins de 5 à 6 kilomètres de longueur. Elle contient autant d’omnibus, de voitures et de véhicules de tous genres, — Îles cars sur tramways exceptés, — qu'une rue pent r'aisonnablement en contenir ; autant peut-on en dire
des passants qui vont au trot en files serrées, sauf
aux encoignures où quelques fâneurs et chercheurs d'aventures se tiennent attroupés. Les physionomies accusent, par leur diversité, les éléments composites dont s’est formée la population de Union, Hollandais, Anglais, Allemands, Irlandais, avec un petit appoint des races latines. Des hommes-affiches, revêtus d’une longue chemise de cotonnade multicolore où sont imprimées les armes de tous les États de l'Union et mème de tous les États du monde, cireulent, à pas comptés, au milieu de cette foule affairée, avec des annonces de drapeaux en détail ou à moitié prix, et de feux d'artifice de premier choix pour le Centennial, Vanniversaire séculaire du 4 juillet; parmi eux, un Chinois, dont la longue queue est enroulée sur le drapeau étoilé, fait sensation. Des maisons, hautes et étroites, en briques rouges, en pierres grises où chocolat au lait; des fenêtres, pour La plupart à tabatière, comme en Angleterre, avec des stores bleus, des contrevents
SL RS eme ———
26 LETTRES SUR LES ÉTATS-UNIS rayés el des persiennes vertes; des enseignes en urosses lettres dorées sur fond noir, ou en lettres noires sur fond d'or; des étalages plus compactes qu'élégants, où toutes sortes de couleurs jurent, de se voir accouplées ; des pharmacies où l’on vend, avec les drogues et les médicaments du codex, du sucre, des cigares et du soda-water; au pied des magasins, des boutiques de journaux auxquelles font concurrence, surtout aux stations des ferry-boats, des légions de boys criards, qui vont économiquement pieds nus, le tarif de l’Union protégeant le cuir national, de préférence aux pieds nationaux ; des marchands de limonade et de groseille dont l’éventaire est chargé de deux énormes saladiers dans iesquels des blocs d'une glace transparente rafraichissent ces boissons démocratiques, à 1, 2 et o cents le verre très-correctement rincé ; des colporteurs licenced qui vendent des morceaux d’ananas, des bananes rouges, de la confiture du Liban, et que sais-je encore ? des policemen, en courte redingote bleue avec leur numéro au chapeau, qui stationnent au coin des rues, aidant, à l’occasion, les dames à
franchir le torrent des véhicules de la chaussée, voilà Broadway, type le plus complet de la rue marchande américaine. Çàet à, une église etun square, où l’asphalte des allées est en train de fondre. Nous passons à côté de City-hall Parc, où se trouve le nouvel Hôtel-de-Ville, encore inachevé, dont la construction et l’ameublement ont été l’occasion de
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coneussions. scandaleuses, Les tapis achetés pour le City-hall seul auraient suffi à couvrir l'emplacement de la ville de New-York. A deux pas du Gity-hall se trouve le nouvel hôtel des postes, une vraie merveille, sinon pour l'architecture, au moins pour Île confort de l'installation et l'admirable entente des services. Dans le voisinage sont groupés les établissements des principaux journaux, le New-York Ierald, la Tribune, le Sun, l'Evening Post. J'avise une sorte d'église en briques rouges, avec sept étages de fenêtres habillées de stores bleus, et surmontée d’une haute tour à cadran : c'est le bureau de la Tribune. À mesure que nous avançons dans le haut de Broadway, les magasins deviennent plus vastes et plus élégants, tandis que la foule diminue, Un peu plus loin commence la 5° avenue, qui se prolonge jusqu’au Parc central, grand comme notre bois de Boulogne, mais formant un rectangle d'une régularité absolument mathématique. lei point de magasins, rien que des demeures aristocratiques, plus que jamais couleur chocolat au lait, dans le style des hôtels du West-End de Londres.
Un de mes amis de New-York m’a offert dans son cottage de Brooklyn une aimable et cordiale hospitalité ; mais on ne revient de New-York à Brooklyn qu'après que les affaires sont finies, de cinq à sept heures. En attendant nous allons prendre un lunch, à la mode américaine. Nous entrons dans une cave,
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où il y a un bar, qui n'est pas sans analogie avec le comptoir de nos marchands de vin, sauf une barre sur laquelle s'appuie le consommateur. On vend là toutes sortes de bières — parmi lesquelles les bières américaines tiennent un rang distingué, et une infinie variété de drinks glacés. Il y a partout profusion de glace. On sait que les États-Unis en
.expédient de nombreuses cargaisons jusqu'aux
Indes Orientales. Au fond de la pièce, se trouvent des boxes pour les consommateurs qui veulent luncher à part; mais ils sont peu nombreux. La plupart se hissent sur des tabourets de quatre pieds de haut devant une table longue et étroite ; on leur sert des mets froids ou chauds, parmi lesquels je note Îles clams, coquillages délicats, grands comme une huître d'Ostende. On emmagasine les clams dans des blocs de glace creusés au milieu en forme de boites ; on les en retire et on les ouvre devant vous. Vous les arrosez de lager bier glacée, vous vous essuyez les mains à des serviettes suspendues de dislance en distance, le long des hauts tabourets, et en cinq minutes vous avez fait un lunch que priseraient, — sauf peut-être le détail de la serviette, — les plus fins gourmets. Si vous êtes curieux de connaître les derniers cours de la Bourse ou les nouvelles les plus récentes des Conventions du parti démocrate à Saint-Louis, et du parti républicain à Cincinnati, qui viennent de désigner, la première Tilden, et la seconde Hayes, comme candidats à la prochaine élec-
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ET LE CANADA. 29 tion présidentielle, il y a au milieu de la pièce un petit télégraphe sur lequel un ruban sans fin est en train de se dérouler, A mesure qu'il se déroule, vous voyez une petite roue activement occupée à y 1mprimer des lettres et des chiffres. Ce sont les nouvelles, et la merveilleuse machine vous les donnera jusqu'à huit heures du soir, sans aucune augmentation de votre addition. Cette addition vous ne la payez pas au garçon. Il vous donne un ticket dont vous soldez le montant à la caisse, et ni là ni ailleurs, — la douane exceptée, — on ne sait ce que c’est qu’un pourboire.
Mais voici venir l'heure de la fermeture des bureaux, prenons le stage, autrement dit l’omnibus du Fulton ferry, dont la tête de ligne est à l'embarcadère de la rivière de l'Est. C’est un omnibus légèrement construit, peint en blane et en bleu, sans oublier un merveilleux paysage représentant, tantôt une amazonc élégante, tantôt un s{age emporté par quatre chevaux fougueux. Par cette chaleur accablante, le cocher, abrité cependant sous un immense parapluie en laine de lama plus ou moins authentique, — guanaco umbrella, — le cocher ne presse point ses chevaux ; mais, en contemplant ce paysage excitant, le voyageur pressé a du moins le sentiment de la vitesse. Maintenant, à qui payer le prix de la course ? [n’y a pas de conducteur. Une inscription plusieurs fois répétée vous prie de déposer, en entrant, 10 cents dans une boite placée bien en vue,
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au fond de l’omnibus. Si vous n'avez pas de monnaie, tirez le cordon d'une sonnette fixée à côté de : la boite. Le cocher vous remettra dans une enveloppe fermée, jusqu'à concurrence de deux dollars de monnaie. Vous ouvrez l'enveloppe et vous mettez dix cents dans la boîte.
Jl ne semble pas que ce système — dans lequel le public se contrôle lui-même — donne lieu à des fraudes, et il a l'avantage d'économiser un conducteur. Nous traversons la rivière de l'Est sur le ferry boat, et nous voici dans une rue ombragée d'arbres et garnie de jolies maisons proprettes, dans le style des cottages anglais. Dans ces demeures tranquilles | on se croirait à mille lieues du brouhaha de Broadway, et pourtant on peut y communiquer d'une ! manière presque instantanée non-seulement avec New-York, mais avec l’Europe. Un télégraphe, appartenant, comme celui du bar, à une Compagnie particulière, est installé dans la chambre à coucher. I] suffit de presser à toute heure de jour ou de nuit un bouton pour appeler un messager qui arrive au bout de quelques minutes prêt à porter un télégramme, une lettre, un paquet, à aller chercher un médecin, etc. Pressez deux fois le même bouton, c’est un agent de police qui accourra ; pressez-le trois fois, et vous ne tarderez pas à entendre le triple galop des che-
HE : | vaux qui amènent les pompiers et les pompes. Le tout moyennant un loyer de 2 dollars 50 (12 fr.) par mois, plus le paiement des messagers, à raison
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de 45 cents la demi-heure, et sans aucun frais d'installation, EstAl nécessaire d'ajouter que la télégraphie est une industrie libre aux États- Unis, et que l'idée d'en faire un monopole du gouvernement n'entrera jamais dans une tète américaine ?
Mais ma journée n’est pas finie. Je suis gracieusement invité à assister au diner annuel de la réunion des Chambres de commerce, chez Delmonico, au coin de la cinquième avenue et de la quatorzième rue, Je m'habille à la hâte, et me voici au milieu de cent ou cent cinquante gentlemen en cravate blanche, dans les grands salons du célèbre restaurateur, décorés des armes des États-Unis et de l'Angleterre (des délégués anglais et canadiens assistent à la réunion), ainsi que de nombreux drapeaux ; jy remarque le draj.sau français, et le drapeau vert avec la harpe d'or de l'Irlande. Dans un petit salon voisin, un orchestre exécute des airs nationaux, mêlés à des morceaux choisis de la Fille de Madame Angot. Le menu du banquet est en français, comme tous les menus du monde civilisé ; mais le chef de Delmonico n'a pas le génie inventif du cuisinier du Canada : le seul plat d'actualité qui soit offert aux dineurs patrioles du Board, c’est le «crabe à la Centennial! » le crabe, un animal qui marche à reculons, symbolisant la république progressive des États-Unis ! Mais le diner est bon, si l’épigramme est mauvaise. Vien le dessert, et les toasts de succéder aux toasts. On
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32 LETTRES SUR LES ÉTATS-UNIS boit d'abord au Président des États-Unis; ensuite, le consul ‘d'Angleterre étant présent, assis à la he: droite du président, M. Samuel Babeock, on boit à Lid Sa Majesté Victoria, reine de Lx Grande-Bretagne et de l'Irlande, protectrice de la foi et impératrice des Indes; puis à nos hôtes étrangers, à nos voisins du Canada, à la presse, au Centenaire futur avec cette glose : Il se peut certainement que les hommes de 1976 soient aussi sages, aussi honnêtes et presque aussi modestes que nous-mêmes! Le temps me manque malheureusement pour vous donner une | analyse des discours, quelques-uns remplis d’une is vigoureuse humour, qui ont été prononcés, et qu'entrecoupaient des hear, hear, et des hourrahs d’une
véhémence rapidement croissante, IT y a été beau-
coup question de la dépression dont souffrent depuis
J 1875 l'industrie et le commerce américains, des deux systèmes du hard money et du so). n°ney ou de l'inflation, c’est-à-dire de la monnaie de métal et du papier-monnaie, un peu de la liberté du commerce. M. Wright, délégué de Birmingham, a même réussi à faire applaudir énergiquement le nom de John Bright, le compagnon de Cobden. Les démocrates ont acclamé Tilden, à quoi les républicains ont répondu en acclamant Hayes, mais sans qu'il en résultât aucune conséquence fâcheuse pour { l'harmonie du banquet.
TE Vous le voyez, j'ai employé à l'américaine cette | première Journée passée sur le sol américain. J'aurai
nsuite, à Ja boit à une et ice des ins du c cette es de resque JS me r une d'une qu'end’une beaulepuis , des ei où métal é du im, à nt le . Les ublisans
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à vous parler avec détails du Post-Office et de l’établissement de Castle-Garden que j'ai visités le jour suivant; mais Je pars demain pour Philadelphie, où m'appellent les fêtes du Centennial et l’Exposition.
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