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ginale de ses méditations.Nons verrons, en par-,
Jant du caractère de madame de Staël ^ si cette universalité littéraire qui signala scs, premiers écrits n’a pas contribué beaucoup à l’étendue - et à l’impartialité de scs vues. •
; > Exilée d’une patrie qui avait tant de raisons pour être fière de l’avoir vue naître, et pour . l’honorer, madame de Staël, quittant la France,
sortit de la sphère où elle avait vécu jusqu’a-
lnrs , et se trouva transportée dans un monde
* # # b ■ ' nouveau. Son intelligence prit une autre route
et s’ouvrit à de nouvelles considérations. Ce fut' ’
’ déjà un trait de lumière que le projet" d’ùn tel ; ouvrage f c’était .mettre à profit le malheur, et
utiliser tous les mqyens de travaillai s ? offraient
naturellement; mais que de recherches- eL-de
réflexions un tel ouvrage p’a-t-il pas demandées!
Que d’écrits à lire, à comparer, avant de l’en-
treprendre! S’il est difficile de se rendre compte
du caractère et de l’esprit d’un peuple, combien il est plus difficile de les faire connaître aux autres»! Quelle netteté et quelle sûreté ne faut-il
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•'*- J>E' 5f ADA3Vfr: DE STAT.L. 1 o5
pas apporter dans ses connaissances! Madame Dacier disait qu’elle n’avait bien compris Homère qne quand elle avait voulu l’expliquer pour le public ; madame de Staël a dû se rendre maîtresse de son sujet avant d’essayer de le traiter , et c’é tait un travail immense. - •
L’ouvrage est' divisé en quatre parties : la première traite de l’Allemagne ci des mœurs des Allemands ; la deuxième, de la littérature et des arts; la troisième, de la philosophie et de la morale ; la quatrième, de là religion et de l’enthousiasme. Ce sont toujours des vues générales et complètes. Le style est continuellement pur, simple, vrai, élevé, etplein de chaleur comme de pensées. .
Simadame de Staël a beaucoup reproché aurç Français, dans son ouvrage, de ne pas s’occuper de la littérature allemande et de ne pas lui rendre justice , du moins est-on sûr de l'indulgence qu’elle leur garde au fond da.qœur pour cette faute, puisque, adressant aussi certains repro-
ches aux Allemands , elle commence cet ouvrqgc