‹ Lettres sur les révolutions du globe (volume 3)Chapitre 13 sur 24 · ROTE II · texte numérisé non relu

ROTE II

Si rhypothèta de Pinoandescence da |^obe est à-peu-près inoonteitable, ^ant à ce qui regarde les couches de Pécôrce minérale , on conçoit &cilement qu'on ne tronre plus la mène certitude sur ce qui est relatif aux conclies les plusprofimdes , et môme relatÎTenent à toutes celles qui font partie de la masse interne.

Un c^èbre chimisle anj^s a même , dans ces deraiefs temps , proposé une hypothèse d'après laquelle la partie la plus superficielle du {^obe terrestre aurait seule été soumiseà la combustion. Ce chhniste ( sir Homphri Baty ), partant de ce flùt curieux , qu*îl existe certains métaux capables de sV flammer par suite du seul contact de Tair et de Peau (1), i pose qu^au ooaamenoement des ehoaea eea métanx y qm tiient en fnndfi pr<^|^ion à la surfwe db «1^ prirent km ^^tanément et oommuniquèient Tincendie à timfte cette snr^ fboe ; plus tard, roau, à mesure qu*elle pémétn dans Tintée rieur des couches extérieures scdîdifiées, coatinnant d'^e»» iammer les asèmes métaux , détermina un aonlèrcment de

li) Un leur a d»mnè le nom à9poi9ssimm et de sodimm ,

parce que la poiasae et k soude'aimi le lésnltat Je na wo a» aT«o r oxi^ène ; mais o« ne peut dautcr que U a» «oit W Insultai de la combinaîsaM d*nn mèul snablaUe au eaVnum atmi FnTii^wsa ; mais eedanâarn^a pa eacoKe être

««il coaelm arec cxplonon et éruptions tolôajdquet. C'est pour cette raison que les Tolcans étaieai , à Torigiiie des cIm>- •es, infiniment plus nombreux qu'il» ne le sont maint^MBt. Pourtant , aiqouid'hui même , les éruptions ne sont pas dues à une autre cause. Notre chimiste trouye une confirmation de cette opjdon .dans la nature des gaz qui s'échappent du cratère des Tolcans , et qui sont justement ceux qui doirent ré*> solter de la combustion des métaux dont j'ai parlé , combinés •TOC le soufre ou le chlore.

Pour rendre son explication sensible, M. Davy indique une eiqpérience très-joHe et très-lsusile à répéter: elle consiste à (Aaeer sur un morceau de verre une boule métallique , dans laquelle entrent , en grande proporlion , les métaux dont j'ai yarlé j si , sur cette boule qui représente le globe terrestre j on int tomber une rosée très-fine , on Toit en peu de temps sa •lif&ce se brûler et s^oxider en communiquant à fooie la boule me chaleur très-intense.

C'est ainsi , suirant le chimiste anglais , que la tene a été échauffée par la combustion de sa sur&ce jusqu'à une profimdevr assez considérable ; mais qui , à moins d'un temps im» BCBse , n'a pu pénétrer jusqu'à son centre.

Ikms ce raq^rt , l'hypothèse de M. Davj aurait des résul» tait qui sont directement contraires à ceux que suppose Thypodiète la plus généralement admise. En effet , dans cette dernière , la masse entière du globe ayant été primitiTcment fondue par la chaleur, la surface seule est refroidie, et la chaleur doit aller en augmentant indéfiniment à mesure qu'on s'approche du centre. Si les idées de M. Davy étaient fondées , au contraire , le plus haut degré de température se trouverait à une profondeur de quelques lieues , et , à partir ' de ce point où les Volcans ont leur source , elle devrait aller toujours décroissant jusqu'au centre, qui peut-être n'aurait jamais été échauffé par l'incendie de la surface.

319 Hons.

Gomme il s'agit ici de profondeurt avzqaellet l'homme n'atteindra probablement jamais , on pent être assuré que jamais l'obserration ne pourra rien fournir de directement fiiTorable ou contraire à chacune des deux chinions 0|^k>sees*

Cependant , coinm» les obsérrations qui prouTent que la température des couches terrestres s'élère à mesure qu'on p^ nètre plus ayant dans l'intérieur du gldbe sont incontestables j et qu'il est impossible que la chaleur solaire produise un pareil effet , il faut nécessairement recourir y pour l'expliquer , k l'admission d'une chaleur propre du |^be , et jusqu'ici on n'a à choisir qu'«ntre les deux suppositions «dont nous avons parlé.

On a &it récemment contre celle de la liquéf&ctioB'totale de la masse interne une objection asste embarrassante ( an moins dans l'état actuel de la science ). Si notre globe y»>iKm dit , n'est autre chose qu'une masse énorme de matières mé* talliques en fusion, enfermées dans une «uTeloppe asaes mince , cette masse fluide , soumise , comme les eaux de P<h céauy à l'attraction de la lune et du s<deil, doit éproorerf par suite du déplacement diurne de ces astres, des monr»* mens analogues à ceux qui produisent les marées , s'élerer et s'abaisser deux fois en ringt-quatre heures de pliisieavt toises, et , soulerant l'écorce minérale , donner lieu deux fois par jour à des tremblemens de terre périodiques.

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