VOTES
telle qvCon. n'en avait jamais autant va depuis la découverte de nie.
Les montagnes à Tellows n'ont pas été mieux traitées qja^k Sixteen-mile-walk. Une grande portion d'une de ces m<mtiH gnes cbarria au-devant d'elle tous les arbres qu'elle rencontra dans sa chute , et une plantation ([ui était au pied de la moB« tagne a été entièrement détruite et ensevelie.
L'eau ne jaillit pas dans les rues de Port-Royal, comme on l'a rapporté ^ mais dans la violente secousse ^ à mesure que le sable s'ouvrit en plusieurs endroits » où il j avait des personnes qui farent englouties, l'eau s'éleva d'entre le sable, en noya plusieurs , et en sauva quelques-unes.
T. Quoique le Port-Royal ait été si maltraité par le tremblement de terre, il y est resté encore plus de maisoma que dans tout le reste de Tile. Il fiit si violent dans d'autres endroits, que les personnes qui étaient debout farent violemment renversées, et demeurèrent ventre à terre , avec les jambes et les bras écartés, pour s'empècber d'être roulées et froissées davantage par l'incroyable mouvement de la terre , qu'on a généralement c(Mnparé à celui des vagues de la mer. Il laissa à peine une habitation ou un moalia à sucre debout dans l'ile. Il ne laissa point de maisons à Paa* sage-Fort, une seule à Liguania, et aucune à Saint-lago, à l'exception de quelques maisons basses bâties par les pr^ voyans Espagnols.
Du côté du nord , les habitations , avec la plus grande partie des plantations ( qui sont assez loin les unes des autres ) furent englouties avec les arbres et les personnes dans un seul abîme , au lieu duquel parut , pendant quelque temps après, une grande mare ou lac ayant environ 1,000 acres d'étendue; il s'est desséché depuis, et ne présente maintenant «utre chose qu'un sable ou un gravier mouvant , sans le
HOTIS* 301-
moindre indice qui paisse &ire juger qu'il y ait jamais mi, dans cet endroit une maison , un. aibre , ou toute autre chose.
Mais les plus violentes secousses furent , à ce qu^on dit, dans les montagnes ; et c^est Topinion reçue , que plus on ap-. proclie des montagnes , plus la secousse est rire j et que la cause , quelle qu^elle soit , gît dans leur sein.
Non loin d^Yellows une portion de montagne , après avoir fait plusieurs sauts snccessifs, écrasa et ensevelit une famille entière , avec une grande partie de la plantation qui était à vin mille de distance. Une grande et haute montagne , à une journée de Port-Morant, a été, dit-on, entièrement engloutie , et au lieu où elle était il j a maintenant un lac de quatre à cinq lieues d'étendue.
La montagne Bleue présente de loin la moiti*^ de sa surface privée de verdure ; les rivières , retenues quelque temps par les débris , ont charrié d'énormes quantités de bois , qui quelquefois flottaient mer comme des îles mouvantes^ J'ai TU plusieurs de ces grands arbres sur le rivage , dépouillés de leur éeorce et de leurs branches , et très maltraités par les rocs contre lesquels ils ont été froissés par la force des eaux, ou par leur propre pesanteur dans leur chute. J'ai vu entre autres un gros tronc d'arbre qui était aussi aplati qu'une canne à sucre au sortir du moulin.
On compte que le nombre des morts a été de deux mille dans toute l'île ; et si le tremblement de terre fût arrivé dans la nuit, il ne serait peut-être resté personne en vie.
Il est à remarquer que la moindre secousse est aussi senaî* hle à bord d^un vaisseau que sur le rivage , l'eau secouant aussi bien que la terre.
On observe que, quand le vent souffle, il n'y a jamais de secousse ; mais on en attend toujours dans le temps calme. Getta
882 wons. '^
obterration t'est confirmée dans tontes les teconsies oui ont eu lieu depuis la grande. ^
Après la pluie elles sont communément ^us rires qn'en tout autre temps. On éproure sourent dans la campagne des secousses qui ne se font point sentir au Port-Bojal ^ et quelquefois il en arrire dans les montagnes ou au roisinage, et nulle part ailleurs.
On olMcrre que depuis le tremUement de terre les brises de terre manquent souyent , et à leur place les brises de mer souiBent sourent la nnit : chose rare aupararant , et oommuoe depnis.
On a trouré au Port-Bojal, et en beaucoup d'antres endroits par toute PUe , beaucoup de matière comlmstible suUnreuse , qu^on suppose aroir été romie par les onrertures de la terre.
L'île de Saint-Ghristopbe était ci-derant très-sujette aux tremblemens de terre : ils ont entièrement cessé depuis V^ Tuptiôn d'un grand rolcan qui continue de brûler, et on n'y en a plus éprouré. D'après cet exemple , bien des gens attendent quelque éruption semblable dans une de nos montagnes. Mais nous espérons que cet érènement ne sera pas nécessaire, les secousses ayant perdu de leur force , et derenant toujours moindres depuis celle qui fut si funeste ; il 7 à même si longtemps que nous n'en ayons éprouré que de très -petites et presque insensibles, de temps à autre, que nous nous flattons qu'elles ront bientdt cesser entièrement.
Après la grande secousse, les personnes qui se sanrèrent montèrent en grand nombre sur les vaisseaux qui étaient dans le port , et plusieurs j demeurèrent plus de deux mois après. Les secousses pendant tout ce temps étaient si riolentes et si fréquentes ( quelquefois deux ou trois dans une heure ) , accompagnées de bruits effrayans qui renaient de l'inté-
rieur de la terre, de la rupture et de la chute continuelle des montagnes , qu^on n'osait se liasarder de descendre à terre. D'autres se rendirent i Tendroit nommé Kingstown (ou KilU kown ). Là, le défout de commodités dans des huttes mal courertes , oà les pluies excessires qui suivirent le tremblement de terre entretenaient Phumidité , et le manque de remèdes et dWtres secours , occasionèrent une grande mortalité. Il mourut dans toute IHle enriron trois mille personnes , la plu* grande partie à Kingstown , qui d'ailleurs est un lieu malsain, et la grande quantité de cadayres que le vent amenait d'un e^ du port à l'autre , et qui étaient quelquefois entassés cent ou deux cents à la fois , ajoutait sans doute à son insa- Iqlnrité naturelle. 3 juillet 1695.
884 irons.