‹ Lettres sur les révolutions du globeChapitre 52 sur 73 · M OTE S · texte numérisé non relu

M OTE S

la pluie de cendres, mais encore une grêle de pierres ponces et autres.

La fureur du volcan ayant commencé à s’apaiser le mardi au soir, le dimanche suivant il n’y avait presque plus de flammes à la bouche supérieure, et le lundi on ne vit que peu de fumée et de cendres. Il commença de pleuvoir abondamment ce jour-là, et la pluie continua le mardi et plusieurs jours ensuite, circonstance qui a constamment accompagné les éruptions.

Les dommages occasionnés dans le voisinage par cette éruption de feu et de cendres sont incroyables. A Ottajano, situé à quatre ou cinq milles du Vésuve, les cendres avaient quatre palmes de hauteur sur le terrain. Tous les arbres étaient brûlés , les habitants dans la consternation et l’effroi , et beaucoup de maisons écrasées sous le poids des cendres et des pierres.

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