‹ Lettres sur les roches du jura et leur distribution géographique dans les deux hémispheresChapitre 10 sur 41 · V. GROUPE DU DÉPARTEMENT DU DOUBS · texte numérisé non relu

V. GROUPE DU DÉPARTEMENT DU DOUBS

13. Calcaires de la porte de Tarragnoz. — Calcaires compactes et oolitiques, miliaires, à grains assez nets. La couleur est grise

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avec taches bleuâtres ou bien rosâtres. Ces calcaires offrent de beaux blocs pour les constructions ; et les maisons, édifices et ponts des villes de Besançon et de Salins sont presque tous bâtis avec cette roche. A Salins ce calcaire est connu sous le nom de pierre dAndeloL — Epaisseur totale des strates, 10 mètres. — Leitmuscheln : les fossiles sont rares et mal conservés ; et je ne puis pas actuellement en citer un seul d*une détermination certaine, qui appartint à cette division.

J'ai choisi comme localité type la porte de Tarragnoz à Besançon ; la route est coupée dans ces calcaires bleu-rosAtres précisément derrière le moulin de Tarragnoz, là où commence le petit chemin qui conduit à Fermitage du Vétéran. Je désigne ces calcaires, dans mon travail de 1846 sous le nom de Great-oolUe.

14. Calcaires de la citadelle (Besançon). — Calcaires très compacts, à pâte fine, à cassure conchoïdale et très lisse, de couleur blanc-grisâtre, avec de petites taches rougeâtres. Lithologiquement ces calcaires sont identiques aux Calcaires du Banné et aux Calcaires de Salins de V^pper OoUte, et si Ton n'avait pas la superposition, il serait impossible de les distinguer. Stratification massive par couches ayant de 0,50 centimètres à 3 mètres de puissance. — Epaisseur totale des strates, 20 mètres. — Leitmuscheln : les fossiles sont très rares et brisés ; cependant je ne doute pas qu'avec le temps on ne parvienne à se procurer des espèces de Térébratules et d'Echinodermes dont les débris sont assez communs et que Ton pourra déterminer avec certitude.

Les massifs de ces calcaires forment le sommet des rochers sur lesquels le fort Belin de Salins et la redoute de Gerlinbas sont bâtis ; et de plus, ils composent la voûte gigantesque, et qui offre un si bel exemple de ploiement jurassique, sur laquelle est située entièrement la citadelle de Besançon. La belle source de la rivière Lison près de Nans et qui a tant de ressemblance avec la source de Yaucluse, sourd aussi d'un massif de ces calcaires. Calcaires que je désignais jadis sous le nom de Forestmarble.

15. Calcaires de Palente. — Calcaires oolitiques miliaires, de

couleur gris-blanchâtre, passant souvent à une lumachelle et

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ayant alors un reflet subnàcré, très fissiles, s'enlevant par petites dalles. Il y a trois subdivisions dans ces calcaires ; savoir : les Couches Inférieures ayant un mètre de puissance, et contenant des fossiles brisés et indéterminables ; les Couches Moyennes comprenant une mince assise marneuse et des calcaires fossilifères superposés, le tout ayant 3 mètres d'épaisseur et contenant les Leitmuscheln suivantes : Rhynchonella varions Schlot. ; Nuckolites IcUiportM Agass., Nucl. Thurmanni Des. . Les Couches Supérieures sont formées de dalles d'un calcaire très oolitique, contenant un grand nombre de fossiles brisés et indéterminables, et ayant deux mètres de puissance. — Epaisseur totale, 6 mètres.

Les environs de Besançon, surtout Palente, Chalezeuille, Avannes, etc., présentent un magnifique développement de cette division ; et Ton pourrait facilement y faire une excellente collection de fossiles déterminables. L'ingénieur Parendier en a donné une bonne description, dans le volume du Congrès scientifique de France, huitième session, page 436 ; mais les déterminations des nombreux fossiles qu'il cite demandent à être révisées avec soin et en se servant des nouveaux livres de paléontologie publiés dans ces 15 dernières années. Cette division portait autrefois le nom de Combrash ou Dalle nacrée.

OXFORDIAN.

VL OXFORDIEN INFÉRIEUR.

16. Fer de Clucy. — Calcaire marneux, jaunâtre, quelquefois gris-bleuâtre , à cassure raboteuse ; texture serrée ; structure variée passant du schistoïde au massif. La roche empâte des pisolites ferrugineuses, lenticulaires, miliaires et à reflet métallique. Ces marnes calcaires sont tendres, à cohésion faible, d'aspect terreux et tachant en jaune les doigts. — Epaisseur totale des strates, 4 "", 50 centimètres. — Leitmuscheln : Belemnites laiesulcatus Yoltz ; Nàutilus hexagonus Sow. ; Ammonites macrocephalus Schlot. y Am. coronatus Brug., Am. a^Afe^a Phill., Am. anceps Rein. , Am. lunula Ziet. , Am. Jason Ziet. , Am. Hecticus Hartm. ; Terebratula Phillipsii Morris, Tereb. intermedia Sow., Tereb. impres^

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sa^) de Buch ; Rhynchonella tetraedra Sow., Rhyneh. spinosa Sow.; Trigonia monilifera Âgass. ; Pholadomya carinata Goldf. ; Pleuromya recurra Agass.; D%adema9uperbumK%^ss,\ Pygurus depressus Agaiss.,

Cette division porte le nom, dans mon mémoire publié en 1848, de fer oolUique sous-oxfardien ; je Tai changé en celui de Fer de Clucy ; Clucy étant une localité près de Salins où Ton rencontre beaucoup de fossiles. Je n'ai donné, dans la liste des leitmuscheln, aucun Gastéropode et que très peu d'Acéphales, quoique ces familles soient représentées par un grand nombre de genres et d'espèces. L'incertitude qui règne sur les déterminations exactes des fossiles appartenant à ces familles, me fait préférer l'abstention, à une liste douteuse et mauvaise.

17. Marnes oœfordiennes, — Marnes argilleuses, grasses, pâteuses, d'un bleu plus ou moins foncé, souvent rendues noirâtres par des substances charbonneuses et bitumineuses que l'on y rencontre en assez grande abondance. Elles sont homogènes, à cassure terreuse ; elles se fendillent, se désagrègent à l'air et

*) Vous pensez que cette espèce de Clucy u*est pas la véritable Tereb, impressUf mais bien la Tereb, pala de Bucb ; et vous m'indiquez qu'elle existe aussi au même niveau géologique dans le département de la Sarthe et à Châtillon-sur -Seine. Cela est très possible ; seulement permettez-moi d'ajouter qu'il pourrait bien se faire que la Tereb., pala ne soit qu'une variété de Vimpressa, ayant seulement la petite valve un peu plus bombée, mais en possédant autrement tous les caractères et même y passant insensiblement. Davidson donne des figures (voir, planches IV et X, British OolUie BrachiopodOy page 33) ressemblant beaucoup plus à la Tereb^ pala qu'au type de la Tereb, impreua du Wurtemberg ; et il dit, qu'après en avoir étudié plusieurs centaines de Vhnpressa KaXke du Wurtemberg, de VOxford clay de St.-Ives (Angleterre), de Boulogne-sur-mer, et de Vlnfe-rior ooliie de Cheltenham et de Sherborne (Angleterre], il ne se croit pas en droit de pouvoir distinguer les variétés par des noms spéciaux. Je partage complètement cette manière de voir de Davidson, qui comme Deshayes et de Koninck n'aime pas trop faire des espèces à l'infini ; en opposition avec la méthode de votre ancien professeur Quenstedt qui a la manie de créer des espèces, et qui en fait très souvent sans aucuns caractères zoologiques différentiels, mais seulement par le motif, des plus équivoques, qu'une même espèce fossile ne peut se trouver dans deux couches différentes

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font fortement effervescence. La structure en petit, est massive, subschisteuse ; en grand, elle est régulière, sans interposition de couches calcaires. — Epaisseur totale, 15 mètres. — Leitmuscheln : Sphœnodus UmgHens Agass. ; Belemniies latestUcattés Voltz (cette espèce ne se trouve que dans les couches les plus inférieures des Marnes oxfordimnes)^ Bel hastatus Blainv., BeL SauvanatMus d'Orb. ; Anwioniies Lamberii Sow., Am. Marice d'Orb., Am. perarmatus Sow., Am. Babeanus d'Orb., Am. derUaius Rein. (d'Orbigny en fait YAm. crenatus Brug.), Am. ocuUUus Phill. (Quenstedt en fait son Am. flexuosus costatus)^ Am. annularis Rein. (d'Orbigny en fait YAm. pVjeaiUis Sow.), Am. ortuUus rotundus Quenst., Am. Henrici d'Orb., Am. Etteharis d'Orb., Am. Jason Ziet. (cette espèce passe de la division précédente, ainsi que le Bel. kUesulcatus) y Am. ErcUo d'Orb., Am. Arduennensis d'Orb., Am. tortisulcatus d'Oii)., Am. canoHeuhUus Munst., Am.4:ord€Uus Sow. ; Terebratula impressa de Buch (cette espèce est plus rare que dans les strates du Fer de Clucy), Tereb. intermedia Sow., Ter. spheratdalis Sow. ; Bhynchanella spinosa Sow. (seulement dans les parties inférieures de la division), Bhynch. Thurmanni Yoltz (espèce inédite voisine de la Bhynch. i)arians) ; Nucula Hammeri Defr. (cette^espèce est identique à celle des Marnes de Pinperdu); Arca liasina Rœm. (espèce identique à celle qui se trouve dans les Marnes de Pinperdu et qui passe dans les Marnes oxfordiennés) ; Pentacrinus pentagonalis Goldf. .

Les types de cette division, pour le Jura franc-comtois, sont pris à Clucy, Doumon, Géraîse et Andelot près de Salins ; au Pont-du-secours derrière la citadelle de Besançon ; et aux marnîères qui sont auprès de Fauberge de La Croix, au Mont-Terrible (canton de Berne). Cette division peut se grouper en deux parties distinctes par les fossiles qu'elles renferment; et j'opérerais cette division en Couches Inférieures et en Couches SupériewreSy dès à présent, si je ne me trouvais pas si éloigné des localités types. Mais je crains que ma mémoire ne me trompe ou ne me fasse défaut, et je remets cela à une autre époque, quoique je sois certain de l'existence et de l'opportunité de cette séparation.

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VIL OXFORDIEN SUPÉRIEUR.

18. Couches d'Argovie ou Argovien *). — Marnes argilleuses, bleu-grisâtres, alternant avec de nombreuses couches de calcaires marneux bleuâtres, très compactes ; à texture grenue ; à cassure conchoïdale, esquilleuse et lisse. Ces assises de calcaires marneux ont de 30 à 80 centimètres d'épaisseur ; elles sont disposées comme des lignes de pavés présentant l'aspect de rognons céphalaîres, quelquefois à zones concentriques et renfermant alors quelques cristaux de carbonate de chaux. Des assises minces de grès schisteux, gris-jaunâtre et bleuâtre, renfermant des empreintes végétales se rencontrent à la partie supérieure. — Epaisseur, 30 mètres. — Leitmuscheln : Ammonites biplex Sow. (d'Orbigny confond sous le nom ^Am. pUcatilis au moins 4 ou 5 espèces différentes), Am.polyplocus Rein., Am. cordatus Sow. (cette espèce passe des Marnes oxfordiennes dans les couches inférieures de Y Argovien) ; Gryphœa dilcUata Sow. (cette espèce ne passe pas dans les Marnes oxfordiennes du Jura franccomtois, ou du moins je ne Fy ai jamais rencontré) ; Pecten fibrosus Sow. ; Terebratula spheroïdalis Sow., Tereb. insignis Schubler ; Trigonia clavellata S6w., Trig. perlcUa Agass., Trig, parvula Agass. ; Goniomya sulcata Agass. ; Pholadomya exaltata Agass., Phol. parcicostata Agass., Phol. cardissoides Agass., PhoL pelagica Agass., Phol. ampla Agass.; Cercomya siliqua Agass.; Mactromya globosa Agass.; Gresslya sulcosa Agass.; Cidaris spcUula Agass., Cid. hastalis Des.; Dysaster propinquus Agass., Dys. carinatus Agass.; Spongites reticulatus Goldf., Spong. clathratus Goldf., Spong. lamellosus Goldf., Spimg. cylindratus Goldf., Spong. artictUaius Goldf. ;

') D^Archiac fait remarquer avec raison que Ton ne doit pas se servir de désignations, tels qu'^r^^ov^en, Oxfordien, etc., sans y joindre de substantifs. Au point de vue grammaticale cela est parfaitement vrai» seulement les observateurs qui n'ont pas de prétentions à posséder une fHume élégante, se servent tout simplement de ces expressions, Argovien, Oxfordien, Dévonien, etc., afin d'abréger les phrases géologiques déjà' assez longues et assez difficiles à arranger, sans s'occuper de regarder si leurs plumes sont ornées de toute l'élégance académique et réglementaire rigoureusement obligatoire.

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Cnemidium Goldfussii Quenst., Cnem, stellatum Goldf.; Tragos patella Goldf., Trag. acetahulum Goldf. .

Dès 1846, j'ai désigné cette division sous le nom de groupe arginÀen^ à cause du beau développement qu'elle présente dans le canton d*ArgOTie. Les polypiers spongiaires et les ammonites sont généralement ensemble, tandis que les Myes se trouvent réunies dans des localités oh il n'y a pas de Polypiers. Ces deux genres d'associations d'animaux semblant s'exclure mutuellement. Je pense qu'une étude plus approfondie de ce groupe amènera des subdivisions des strates en deux ou trois parties, dont chacune sera caractérisée par des fossiles spéciaux et qui ne passent pas d'une partie dans l'autre. Les localités types du Jura franc-comtois sont : Supt, Chappois, Montmarlon et la Grangede-Vaivre près de Salins ; le Vaudioux près de Champagnole ; le Fringeli dans le canton de Soleure et Rechberg près de Liesberg dans le Jura bernois.

UPPER OOLITE.

Vm. GROUPE CORALLIEN.

19. Coral rag de La Chapelle. — Le Coral rag, dont l'épaisseur totale des strates est de 25 mètres, admet dans le Jura franc-comtois trois subdivisions, qui sont : — lo à la base \ Argile à Chailles composé de couches d'argiles sableuses, jaunâtres, contenant des rognons siliceux, connus en Franche-Comté sous le nom de Chailles. L'épaisseur des assises de cette subdivision est en moyenne de 5 mètres. — Leitmuscheln : Serpula gordialis Goldf.; Gryphœa gigantea Sow. ; Terebratula sphœroidalis Sow. (cette espèce passe dans l'Argovien et les marnes oxfordiennes) ; Pedina sublcevis var. aspera Agass. ; Hemicidaris crenularis Agass. ; Cidaris Blumenbachii Agass., Cid. Parendieri Agass., Cid. coronata Golf., Cid. crtécifera Agass., Cid. ptMtulifera Agass., Cid. cladifera Agass., Cid. oculata Agass., Cid. cervicalis Agass., Cid, Iceviuscula Agass., Cid. gigantea Agass., Cid, aspera Agass., Cid, cucumifera Agass., Cid. meandrina Agass., Cid. spinosa Agass., Cid. constricta Agass., Cid. trigonacantha Agass., Cid. cinamamea Agass.; Echi-

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nus perkUus Desm., Ech. gyratus Agass. ; Glypticus hieroglyphicus Agass. ; Aptocrinus rottmdus Miller; Ceriocrinus Milleri Konig ; MUlericrinus rosaceus d'Orb., MUl. Munsterianus d'Orb., Jlft7/. Beaumonta d'Orb., MilL conicus d'Orb., MilL Dtiboiêianu8 dOrb., MUL dilatatus d'Orb., mil. Bichardianus d'Orb., MilL NodoUwms d'Orb., MUL echinatiM d'Orb. — 20 Les Couekeê à coraux 9ontr formées d'assises d'un calcaire mamo-siliceux, de couleur grisâtre, souvent bleu-clair dans les parties où les polypiers abondent Ces couches de calcaires sont peu épaisses et alternent avec des bancs de marnes schisteuses d'un gris-jaunâtre, rendues plus ou moins rugueuses par la présence de la silice et dans lesquels on rencontre de grandes plaques de coraux. Epaisseur des strates de cette subdivision, 10 mètres. — Leitmuscheln : Serpula grandis Goldf.; Ostrea rostéllaris Groldf. ; Pecten mmineus (jo\dî.\ Terebratula lagenalis Schlot. (cette espèce se trouve quelquefois dans la subdivision des Argiles à Chailles) ; Arca ringens Thurm. inédit ; Goniomya major Agass. ; Diadema subangulare Agass., Diad, priscum Agass.; Hemicidaris crenularis Agass. (cette espèce passe de la subdivision précédente); Cidaris Blumenbachii Agass. (cette espèce passe aussi); Glypticus hieroglyphicus Agass. (cette espèce passe de la subdivision précédente); Apiocrinus rotundus Miller (espèce qui passe) ; Millericrinus rosaceus d'Orb. (espèce qui passe); Thecosmilia annularis M.Edwards et J. Haime; Stylina tubtdifera Phill; MontlivaUia dispar M. Edwards et J. Haime; Bhabdophyllia Phillipsi M. Edwards et J. Haime ; Isastrea explanata Goldf., Isastrea Greenoughi M. Edwards et J. Haime ; Thamnastrea arachnoides M. Edwards et J. Haime; Thamnastrea concinna Goldf. ; Protoseris Waltoni M. Edwards et J. Haime. — 30 Le Calcaire Corallien est formé de strates d'un calcaire compacte, à pâte très fine, à cassure sub-conchoïdale, de couleur gris-claire, contenant beaucoup de silice. Dans la partie supérieure de cette subdivision, on trouve souvent une ou deux assises d'un calcaire à débris d'Entroques, à cassure matte et terreuse, sub-crétacé. Les strates du Calcaire Corallien sont disposées par assises régulières ayant de 15 à 60 centimètres d'épaisseur. Epaisseur totale de cette subdivision,

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10 mètres. — Leitmuscheln : jusqu'à présent je n'ai pas trouvé de fossiles bien détenninables ; on rencontre souvent des tiges de Crinoïdes et des piquants de Cidarides, mais brisés et en mauvais état.

Les localités types pour le CorcA Rag de La Chapelle, sont : La Chapelle, village situé à 6 kilomètres de Salins, Yaulgrenans et Pagnoz, aussi près de Salins ; La Yèze près de Besançon et le Fringeli dans le canton de Soleure.

20. Oolite corallienne. — Calcaires compactes à pâte très fine, renfermant souvent de nombreuses colites cannabines et miliaires ; cassure subconchoïdale, raboteuse, souvent lisse ; couleur pîs-jaunàtre , quelquefois violâtre. Le passage du Calcaire caràUien à YOolUe corMienne se fait par des strates de calcaires compactes, grisâtres, à cassure très lisse et conchoïdde, dont la pâte très fine agglomère des colites d'abord miliaires, assez rares, puis ensuite très nombreuses et devenant piscines et cannabines. La stratification est très régulière par assises de calcaires, ayant de 40 à 80 centimètres. — Epaisseur totale des strates, 7", 50 centimètres. — Leitmuscheln : On peut diviser VOolUe corallienne en deux parties ; savoir : VInférieure ou Calcaire oolitiçm et la Supérieure ou Calcaire à Nérinées. La lithologie de ces deux parties est identique, il n'y a de distinctions que dans les débris fossiles qui y sont renfermés. Dans le Calcaire Oolitiqtie on ne trouve guère que des piquantes de Cidarides et des débris brisés et méconnaissables ; tandis que dans le Calcaire à Nérinées qui forme les deux ou trois assises supérieures de la division, on trouve souvent une quantité innombrable de Nerinea brun-trtUana Thurm. (d'Orbigny Fa cite à tort comme se trouvant dans le Portlandien) ; et aussi quelquefois des Diceras arietina Lamk. . Il ne faut pas attacher une grande importance à cette subdivision de Calcaire à Nérinées^ car on rencontre souvent dans les groupes suivants des strates qui sont aussi criblées de Nérinées, appartenant à d'autres espèces, cela est vraie ; mais conune ces fossiles sont engagés très fortement dans la

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roche, il est très difScile de les obtenir en état de pouvoir être déterminés spécifiquement avec quelque degré de certitude. Les localités types pour VOolite Corallienne^ sont : Pagnoz près de Salins, les environs de Besançon et de Porrentruy.

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