‹ Lettres sur les roches du jura et leur distribution géographique dans les deux hémispheresChapitre 20 sur 41 · XXIV. Province Carolinienne · texte numérisé non relu

XXIV. Province Carolinienne

XXV. Province Virginienne. — Ces deux dernières régions • ainsi limitées , paraissent représenter les provinces Lusitaniennes et Celtiques des bords orientales de TOcéan Atlantique septentrionale. Cependant il est possible que la province Virginienne soit restreinte dans des limites plus étroites que celles indiquées sur la carte.

Observations générales. — J'ai essayé d'indiquer les relations existant entre les céies littorales de toutes les provinces , en inscrivant la distribution des espèces caractéristiques des mollusques appartenant aux genres Litlorina et Haliolie, Si , par exemple , nous regardons les côtes occidentales d'Amérique , nous y voyons une succession complète d'espèces de Litlorina , qui se représentent tout le long des côtes Pacifiques du Nouveau-Monde. Une pareille succession représentative des espèces A'Haliotis peut se voir sur l'autre côté du Pacifique, depuis la Terre de Van Diemen (Tasmanie) jusqu'au détroit de Behring. Le plus grand nombre des provinces marines sont caractérisées par des types particuliers de mollusques littoraux ; et si nous pouvions inscrire sur la carte la distribution d'autres créatures littorales, nous verrions, que ce qui est vrai pour les genres et espèces citées, est aussi exact pour la grande majorité de leurs compagnons. Il existe de vastes surfaces où l'on ne trouve aucun représentant ou membre des genres qui ont été choisis. En général cela tient à ce qu'il existe de longues lignes de côtes sur lesquels il n'y a pas de roches dures et solides. De pareils étendues de côtes et de lit de la mer entièrement sableux sont aptes à être tout-à-fait privées de vie animale et végétale et jouent le rôle des déserts dans l'Océan , séparant une famie ou une flore d'une autre , et bien plus même empêchant toute émigration et mélange d'espèces : Mélanges qui arrivent inévitablement chaque fois que deux provinces très-riches en espèces et très-peuplées se trouvent en contact à leurs limites les plus extrêmes , sans qu'il existe aucun désert, courant ou profondeur, faisant l'office de barrières infranchissables.

Comme il existe beaucoup de plantes et d'animaux qui peuvent supporter bien mieux que d'autres de grandes variations dans leurs conditions d existences; ces formes, que l'on peut appeler favorisées, s'étendent, dans la suite des temps, sur des surfaces beaucoup plus vastes que leurs compagnes ; et quelques-unes sont presque cosmopolites, surtout ces espèces que des recherches géologiques font re-

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monter leurs premières apparitions jusqu'assez loin dans l'époque Tertiaire. Forbes explique souvent l'existence d'êtres au milieu d'une province actuelle par des changements géographiques des terres émergées par suite des mouvements du sol arrivés pendant les époques géologiques ; époques indiquées par la filiation et la chronologie de l'arbre héraldique que ces espèces vivantes onjl pu se faire octroyer, non par la grâce d'un souverain, mais bien par les recherches minutieuses et approfondies d'un Deshayes, d'un Conrad, d'un Sowerby, d*un Lyell ou d'un Forbes.

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