IV. Membro. — Banco madreporico. Localités: Bene, Civate
Azzarola, Porta-di-Brumano, Val-Brembilla, Val-Adrara, Esino, Cortenova, ecc. Leitmuscheln: Terebratella pectunculoides; Prionastrea Langobarda, • V* Membro. — Deposito delt Azzarola ; formé de Calcari marnosi alternanti con strati margacei o scisti neri. Localités: Val-Solda, Bene, Val-Ritorta, Val-Taleggio , Val- Brembilla, Val-Adrara, Predore. Leitmuscheln: Chemnitzia Qusnstedti; Trochus n. sp. ; Solarius n. sp. ; Turbo valvata; Naticella tuba) Dytremaria prœcursor; Cerithium; Pholadomya, 8 ou 10 n. sp. ; Homomya angulata] Pano-
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pœa n. sp; Ceromya œquUateralis ; Leda Doris] Opis n. sp. ; Trigonia tetmgona; Myophoria litisica; Cardium Rhaettcum^ C. crenatum] hocardia tener; Nucula variabilis; Arca imperialis; Mytilus subpectiruUus ^ M. minutissimus \ Lima punctcUa j L. gigantea; Avicula speciosa ^ A. Escheri; Gervilia infkitu; Pecten cloacinus^ P. mbimbricatus ; Ostrea gregaria^ 0. soHtaria ^ 0, Marshii; Spirifer Walcolti^ Sp. Mtmsteri; Diadema n. sp. ; Çidaris 10 ou 12 n. sp.; Hemicidaris n. sp. ; ThecosmiKa annularis ; Calamophillia Stockesi; Thamnastrea aracnoides^ J. concinna; Comoseris n. sp.; Astrea n. sp. ; CycUophyllum n. sp., etc. Ainsi Stoppani divise en 5 étages ou membres le terrain jurassique de la Lombardie ; admettant avec Hauer que, les Kossnerschichten et le Dachsteinkalk, sont jurassiques et non triasiques. Ce nest pas ici le lieu pour discuter, si ces Deposito deir Azzarola ou Kossnerschichten, Banco Madreporico et Dolomia superiore del Mongagli ou Dachsteinkalk, sont jurassiques ou non; après une étude assez détaillée de ces questions, je me range à l'opinion de Mérian, Escher de la Linth et Curioni qui en font la partie supérieure du Trias. Seulement on peut en conclure, qu'en Lombardie, dans la Vénitie, le Voralberg, le Tyrol, le Salzkammergut, la Toscane et la Romagne, il y a associées ensemble des espèces, qui dans la Souabe, les Monts -Jura et l'Angleterre, se trouvent disséminées depuis le Keuper supérieur jusque dans le Coral Rag; et qu'on a ainsi des passages d'espèces jurassiques dans le Trias; ce qui n'a rien étonnant, puisque de pareils passages existent entre tous les divers terrains.
Réduit aux deux premiers membres, le terrain jurassique lombard ne contient que deux étages, qui se subdivisent eux-mêmes en plusieurs groupes. D'après la liste des fossiles, il est évident que les espèces, quoique généralement les mêmes que celles des montagnes du Jura, sont groupées d'une manière totalement différente. Au lieu d'accepter cela comme un fait, les partisans des théories de Textension de la classification, dite anglaise^ et de la contemporanéité des mêmes
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espèces sur toute la surface du globe, essayent d'en donner Une explication , soit par des déterminations inexactes des espèces, soit par des observations incomplètes sur les gisements , soit enfin par Yinstabilité des causes physiques qui ont existées dans toutes les chaînes de montagnes appelées cornplexeSy suivant H. d'Archiac. Il y a dans cet excellent livre de Stoppani de nombreux passages, qui devraient, à ce qu'il me semble, rendre un peu prudents les théoriciens; pour n'en citer qu'un, on peut livrer à leurs réflexions le suivant : « Infine possiam dire francgmente che il rosso ammonitico abbatte ancH' egli alla sua volta la teoria dell' esclusività délie faune pei piani geologici » (voir : Studii geoL e paleon. suUa Lombardia, p. 231). Giovanni Omboni présente un exemple qui parle aux yeux, en donnant dans son travail élémentaire, intitulé: Sulh Stato geologico delT Italia, Milano, 1856; à la page 11, la figure dun échantillon du calcare rosso y contenant 13 espèces d'Ammonites toutes unies ensemble, et dont voici la liste: Ammo^ niies tatricus^ de Toxfordian de France; .4mm. Humphriesanus et A. Parkinsoni du Lower oolite ; Ammonites bifrons. A, complanaius. A. insignis, A. heterophyllus, A, serpentinus et A. variabilis du Lias supérieur; Ammonites spinattM et A, fimbriatus du Lias moyen et enfin Y Ammonites Conybeari du Lias inférieur. Tout cela n'empêche pas M. d'Archiac de dire, qu'il a reconnu avec certitudsj au moyen des fossiles, l'existence du Lias et de l'Oxford clay ; tandis que rien jusqu'à ce jour ne peut encore lui laisser soupçonner qu'il y a là des représentants de l'Upper et du Lower oolite (voir: Histoire de la Géologie, vol. VIL, p. 281).
La vérité est que les Roches du Jura de la Lombardie, comme celles de toutes les Alpes orientales et occidentales, des Appennins, de l'Espagne, ont été déposées dans une autre région et dans une autre province zoologique que celle dans laquelle se sont trouvés l'Angleterre, la France et la Souabe ; et que Von ne connaU pas encore les lois qui ont présidées à Vexistence et à tex^ tinction des êtres de ces deuas provinces voisines. Par suite de cette ignorance, il est impossible de trouver les équivalents exacts non seulement des groupes, mais aussi des étages pour
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les deux contrées ; et on peut ajouter de plus, qu'il n'est pas même facile d'y trouver les limites exactes, et par suite les équivalences certaines, de tous les dépôts jurassiques , les uns y faisant rentrer des massifs de strates que d'autres regardent comme triasiques ou comme crétacés.
Mais si l'on ne peut pas actuellement trouver les équivalents des divisions des strates jurassiques des pays que je viens de citer avec celles qui existent dans les Monts Jura, il me semble qu'il sera assez facile de les synchroniser entre elles, et qu'en prenant un bon type soit dans la Lombardie , la Toscane, la Romagne, la Vénitie, l'illyrie, le Tyrol, on pourra y rapporter les strates de chacun de ces états ; c'est du moins ce qu'il parait résulter d'une lecture un peu attentive des travaux de Mérian, Escher, Curioni, Hauer, Stoppani, Omboni, SchafbâutI, Collegno, Catullo, Zigno, de Buch, Meneghini, Savi, Sismonda, Lavini, Orsini, etc.
Pendant que je vous écris cette lettre je reçois de notre savant confrère , le célèbre géologue et paléontologiste autrichien Franz Ritter von Hauer de la geologische Reichsanstalt de Vienne, un beau mémoire sur la géologie Lombarde, intitulé : ErlaïUertmgen zu einer geologischen Ueberstchiskarte der Schichtgebirge der Lombardie, Wien, 1858. En jetant un rapide coup d'œil sur la carte géologique du Nord de la Lombardie qui l'accompagne , et qui s'étend depuis le Lago Maggiore au Lago di Garda, et du groupe alpestre de la magnifique Bernina et de la Valteline aux plaines du Pô ; il me semble, en voyant l'orage qui se forme du côté de lAutriche, que ce travail géologique est un. dernier adieu de la science officielle allemande au pays italien. Enfin, qui vivra, verra.
En résumant cet excellent mémoire de Hauer, et en le combinant avec un autre qu'il a publié l'an dernier sous le titre de : Ein geologischer Durchschnitt der Àlpen von Passau bis Duino; on obtient des résultats assez différents de ceux présentés par le même géologue dans ses célèbres Gliederung etc. ; premières conclusions que d'Ârchiac a résumés assez bien dans son volume VII. de \ Histoire de la géologie. Voici ces derniers résultats pour les Alpes autrichiennes , bavaroises et lombardes.
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