‹ Lettres sur RomeChapitre 27 sur 34 · HOMMAGES RENDUS A SA MEMOIRE · texte numérisé non relu

HOMMAGES RENDUS A SA MEMOIRE

11 nous est impossible de rapporter ici Iesinnombrables témoignages de sympathie, adressés de tous les pays et de toutes les classes de la société à la famille du grand chrétien dont nous venons de redire les derniers jours. Mais il sera doux à ses amis, c'est-à-dire à tous ceux qui ont eu le bonheur de le connaître, de trouver ici comme l'éloge funèbre du pieux défunt, écrit par la plume de ce qu'il y a de plus vénérable et de plus auguste parmi les hommes. 11 avait donné toute sa vie à deux causes et il les avait généreusement servies l'une et l'autre ; il était juste que les représentants autorisés de la religion et de la légitimité rendissent à sa mémoire le témoignage qu'il avait été un bon et fidèle serviteur.

A peine la nouvelle de sa mort était-elle arrivée à Vienne, que Mgr le comte de Chambord adressait à M. Adrien de Riancey la lettre suivaute :

Vienne, le 10 mars 1870.

J'apprends, Monsieur, le malheur qui vient de vous frapper, et je ne veux pas tarder un instant à vous dire que je m'associe de toute mon âme à votre profonde affliction et a vos justes regrets.

Quelle perte pour l'Église, dont votre si excellent père était un des enfants les plus dévoués, pour la France qu'il aimait comme nous d'un amour filial, pour la grande cause du droit à laquelle il avait voué sa vie entière, et pour moi qui pleure en lui un de mes plus fidèles et de mes meilleurs amis !

Je n'oublierai jamais son noble caractère, sa haute intelligence, son grand cœur, son remarquable talent et les nombreux services qu'il n'a cessé de me rendre jusqu'à son dernier soupir. Du moins, il a eu la consolation , à la fin de sa belle et trop courte existence, de recevoir la bénédiction du Saint-Père et d'entendre de sa bouche des paroles d'encouragement et d'éloge qui l'avaient vivement touché.

Élevés par lui , ses fils se font gloire, je le sais, de suivre toujours ses traces : aussi je compte sur eux comme je comptais sur lui.

Soyez auprès de votre mère bien cruellement éprouvée, auprès de toute votre famille et auprès des collaborateurs de votre père, qui l'aidaient avec tant de zèle dans l'œuvre si utile à laquelle il s'était consacré, l'interprète de ma douloureuse sympathie.

Recevez vous-même l'assurance de ma constante affection.

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