‹ Lettres sur RomeChapitre 26 sur 34 · L AGONIE ET LA MORT · texte numérisé non relu

L AGONIE ET LA MORT

Dans les premiers jours de mars, on vit des mouvements irréguliers et involontaires agiter les membres du malade et, le vendredi h, on jugea prudent d'appeler son confesseur le R. P. Olivaint qui, d'ailleurs, l'avait visité le dimanche précédent. Il arriva vers six heures du soir et le malade put encore se confesser; ce fut la dernière fois. L'esprit était parfaitement lucide, mais l'assoupissement si impérieux qu'à peine pouvait-il achever ses phrases. Il fut résolu qu'il recevrait la sainte communion pendant la nuit, cependant non en viatique.

A trois heures du matin, lorsque le prêtre entra dans la chambre, portant le Saint-Sacrement, il entendit ces mêmes sanglots, il vit cette même exultation, ces mêmes larmes d'émotion, qui l'avaient déjà frappé dans ses précédentes visites. Par un puissant effort de volonté, le pieux malade put rester éveillé pendant la récitation des

prières auxquelles il répondit lui-même d'une voix extrêmement faible; lorsque le prêtre prononça ces mots : Corpus Domini, etc. , il dit : Amen, comme il en avait l'habitude, mais d'une voix forte et vibrante, et deux grosses larmes s'échappèrent de ses yeux qu'il tenait grands ouverts. L'effort avait été trop violent, et le malade s'assoupit instantanément pendant que la main du prêtre approchait la sainte Hostie de ses lèvres; il fallut l'appeler par deux fois et enfin, domptant le mal, il ouvrit la bouche et présenta sa langue, déjà sèche et gonflée. Le prêtre le communia, et on le vit dominer le mal pour faire son action de grâces, qu'il continua pendant assez longtemps, mais interrompue par de fréquents assoupissements.

Vers onze heures le cou se gonfla, la respiration devint pénible, et une pâleur livide se répandit sur la figure du malade. A midi, il n'entendait plus et ne remuait plus ; la pâleur augmentait, la bouche était entr'ouverte, les yeux fermés et le corps tout entier enchaîné par un sommeil de plomb vraiment effrayant à voir. On courut chez le curé de la paroisse et chez le médecin. Le curé, l'un de ses meilleurs amis, arriva le premier et essaya, mais vainement, d'obtenir du malade quelque signe de connaissance. Le médecin, qui survint presque aussitôt, déclara que le malade avait une attaque séreuse et que probablement il succomberait avant la nuit. Toute tentative pour l'éveiller étant restée inutile, quelqu'un s'avisa de prononcer, à haute voix et à plusieurs reprises, les noms de Jésus et de Marie ; le malade répondit aussitôt par des serrements de main très-sensibles. Voulez-vous

l'Extrême-Onction ? lui dit-on, et des serrements de main répétés témoignèrent de son vif désir de la recevoir ; mais il retomba soudain dans son effrayant sommeil.

Le prêtre commença les prières, et bientôt, au son de ces formules connues, au nom de Jésus et des saints, le malade parut sortir de son assoupissement. Il essaya de se frapper la poitrine avec les assistants, puis il prit une croix placée sur son lit et, n'ayant pas réussi à la porter à ses lèvres, la pressa contreson cœur. Pendant les onctions, il entrouvrit les yeux et tint son regard — regard de moribond morne et fixe — attaché sur le prêtre.

Ses lèvres remuaient, mais presque insensiblement, pour répondre aux prières liturgiques. Peu à peu la voix lui revint et il fut possible de percevoir ses paroles ; c'étaient les réponses latines aux paroles du prêtre, qui alors lui donnait l'indulgence plénière in articulo mortis. Il fit un effort pour baiser l'image sainte qui lui était offerte, puis, un instant après, reprenant celle qui était sur sa poitrine et dans laquelle était renfermée une relique de la vraie croix, il la porta amoureusement à ses lèvres et la baisa plusieurs fois.

Il y eut alors un nouvel assoupissement, mais de peu de durée. La voix chérie qui, depuis près de trente ans, répétait chaque jour, avec lui, les noms bénis de Jésus, de Marie et de Joseph, les ayant redits à son oreille, il les répéta plusieurs fois très-distinctement, avec diverses oraisons jaculatoires, qu'il avait l'habitude de réciter. La parole lui manquant de nouveau, un prêtre récita à haute voix les formules des actes de foi, d'espérance et de charité, et après chacun d'eux un serrement demain lui

montra que le malade les récitait avec lui du fond du cœur. On croyait la mort imminente et tous les siens vinrent lui donner un baiser qu'ils croyaient devoir être le dernier; mais l'assoupissement était tel qu'il s'en aperçut à peine. On profita d'un instant où il revint à lui pour lui demander s'il voulait voir son petit-fils, né depuis quelques semaines seulement, et qu'il n'avait point encore eu la joie d'embrasser. Il répondit, mais sans émotion, qu'il le voulait bien, et l'assoupissement reprit soudain. Lorsque les lèvres de l'enfant touchèrent pour la première et la dernière fois les lèvres déjà décolorées de l'aïeul, rien n'indiqua le moindre mouvement dans ce cœur pourtant si ardent et si tendre.

Ainsi finitcette journée pleine d'angoisses, etqui devait être suivie d'une nuit plus affreuse encore. Les crises se reproduisirent à peu près avec la même violence ; mais le silence de la nuit, les ténèbres du dehors, la lueur pâle des lampes et je ne sais quelle vague inquiétude rendent naturellementpluslugubrelespectacledesderniersefforts de l'âme quibrise ses chaînes; d'ailleurs la nuit semble être plus particulièrement le temps de la mort. Le malade ne donna que très-peu de signes d'intelligence, et ne parut guère sortir de son état léthargique qu'à certainsmoments où l'on invoquait à haute voix autour de lui soit le Sacré Cœur de Jésus, soit les saints dont les reliques avaient été placées sur sa couche. Deux fois, pendant cette triste nuit, on crut le moment de sa mort arrivé. La figure un peu bouffie fut envahie par cette pâleur que l'on avait déjà remarquée pendant le jour; la bouche se contracta; les lèvresdevinrentroidesetlivides;lesdentsétaientserrées,

les mains moites, mais chaudes encore, les yeux fermés.

Sous cette figure que la mort semblait marquer déjà de son empreinte, dans ce corps qu'elle enlaçait, que devenait l'intelligence? Était-elle assoupie, elle aussi, ou bien veillait-elle pour offrir à Dieu les angoisses de ce dernier sacrifice ? Nul ne le sait, mais on peut croire qu'elle veillait; car à peine le prêtre eut-il commencé avec les assistants les prières pour la recommandation de l'âme, que l'on vit, comme par l'effet d'un enchantement ou d'un rhythme mystérieux, la vie renaître dans le moribond. Les lèvres- remuaient à chaque invocation, sans doute pour dire: Ora pro nobis. Le prêtre s'en étant aperçu, s'approcha de son lit, et lui tenant la main, lui demanda s'il aimait Dieu de tout son cœur, s'il avait regret de l'avoir offensé, s'il avait confiance dans sa bonté infinie, s'il était résigné à sa volonté sainte, enfin s'il voulait recevoir une dernière absolution. A chaque demande le malade avait répondu par un faible serrement de main ; mais à la dernière il serra beaucoup plus vivement la main du prêtre et répondit : Oui ! Pendant que le ministre de Dieu prononçait la formule sacrée, il se signa comme il put, prit dans sa main la relique de la vraie croix et la pressa contre son cœur; mais il lui fut impossible de la porter à ses lèvres.

Lorsque les prières des agonisants furent achevées, le malade se trouva sensiblement mieux et continua à faire, en son particulier, des prières vocales accompagnées de fréquents signes de croix et de baisers à son crucifix. Quelques instants après, la noble chrétienne, à qui près

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de trente années de vie en commun avaient appris à estimer, à sa juste valeur, la haute et tendre piété de son mari, s'approcha de lui pour l'encourager et le consoler dans ce redoutable passage. La plume ne saurait redire et le monde ne comprendrait pas le sublime entretien de ces deux êtres que la mort allait séparer. Il me souvenait, en l'entendant, d'Augustin et de Monique parlant à Ostie des joies du ciel. Sans doute la séparation est cruelle; mais l'amour des époux chrétiens est plus" fort que la mort. Celui des deux qui part le premier pour l'autre vie va contempler face à face le Dieu qui fut le lien et le centre de leur mutuelle affection, et s'ils ont prématurément perdu quelqu'un de leurs enfants, il va le retrouver; d'ailleurs il n'ignore pas que des demeures célestes où il espère entrer il pourra voir, aimer et secourir ceux qu'il laisse ici-bas. La part de celui qui reste est moins douce assurément; cependant il demeure ici-bas avec le même Jésus qui règne au ciel, il le reçoit réellement à la table sainte, et il sait, en lui parlant au fond de son cœur, que l'âme bien-aimée, dont il est momentanément séparé, le possède et lui parle, elle aussi, dans les joies du Paradis. La mort divise les corps, les esprits et les cœurs, ce qu'il y a de principal dans l'amour, restent unis. Entre l'époux et l'épouse, la mort ne jette qu'un léger voile, suffisant pour arrêter le regard, mais qui laisse passage aux paroles venues du cœur.

Vers le matin, le malade parut sortir de son long assoupissement, et lorsque les premiers rayons du jour éclairèrent sa chambre, on le vit faire un grand signe de croix et prier. Chacun s'étant alors mis à genoux, la

mère, entourée de ses enfants, récita la formule ordinaire de la prière du matin. Le malade la suivit tout entière, répondant d'une voix faible, mais pourtant perceptible.

C'était un instant de répit, et il fut donné tout à Dieu; le mal reprit immédiatement ses droits, et la journée ressembla à la triste nuit que nous venons de raconter. Malgré son apparente léthargie, le malade n'avait pas entièrement perdu connaissance, car une personne présente s'étant échappée à dire, quoique à voix basse : il n'ira pas loin , on le vit aussitôt faire un grand signe de croix et porter son crucifix à ses lèvres.

La nuit du dimanche, la journée du lundi et la nuit suivante furent beaucoup moins difficiles. L'assoupissement avait comme disparu, le malade pouvait prononcer quelques paroles et se faire comprendre. Pendant ces longues heures, où son esprit pouvait en toute liberté réfléchir à la grandeur de son sacrifice et à l'imminence de la mort qui déjà envahissait ses membres, il ne laissa point échapper un signe de découragement ni de mécontentement et se montra satisfait de tout, s'efforçant de dire merci pour les plus petits soins qu'il recevait. Il ne parla plus des choses de ce monde, ni de son journal, ni de ses ouvrages, ni du sacrifice que Dieu lui demandait en le séparant des chers siens. La prière fut son unique occupation.

Lorsque le prêtre qui l'assista lui parlait de Dieu, de ses miséricordes, de la passion de Notre-Seigneur, son visage semblait s'illuminer , et plusieurs fois, quand cet ami voulait se retirer, pour ne point le fatiguer, il le re-

tint par la main en lui disant : Encore, encore!

Une autre consolation pour lui fut de vénérer les saintes reliques dont il possédait un petit trésor, et de donner un dernier baiser à cette reproduction de la chaire de Saint-Pierre, qu'il avait fait indulgencier, et à laquelle il tenait tant. Le calme et la paix régnaient sur ses traits, et s'il éprouva quelques-unes de ces terreurs qui assaillent à la dernière heure les âmes les plus saintes, il n'en laissa rien paraître.

Le lendemain matin, mardi, le mieux était si sensible qu'une lueur d'espoir brilla dans les cœurs. Après la prière faite en commun, il dit à sa femme, qu'il savait privée depuis plusieurs jours du bonheur d'entendre la sainte messe, qu'il la verrait avec plaisir aller un instant à la chapelle voisine. A peine était-elle sortie que, s'adressant tout à coup à l'une de ses filles qui se trouvait à ses côtés, il lui dit d'une voix plus forte et plus lente qu'à l'ordinaire : Je te recommande bien ta mère. Et comme elle en semblait tout étonnée, il répéta : Je te recommande bien ta mère; prends-en soin !

On lui dit aussitôt de ne point s'effrayer, qu'il allait beaucoup mieux. Mais sans paraître écouter ces consolations : Ah ! dit-il, il y a bien des lacunes dans ma vie ! Puis voyant la religieuse qui le soignait détacher son tablier pour aller prendre un peu de repos : Adieu, lui dit- il, et merci! Chacun s'étonnait autour de lui du mieux qui se manifestait, de son calme, et de cette idée d'une mort prochaine, qu'il n'avait point encore exprimée, et qu'il manifestait précisément lorsque l'espérance revenait au cœur des siens.

Après le départ de la sœur, il demanda si sa femme était à la messe, si son fils II. la servait, et pria qu'on les fît vem'r, ainsi que tout le reste de la famille. Sa femme étant arrivée à ce moment même, il lui paria seul à seule pour lui demander pardon, « de ses inégalités de caractère (1), » et ensuite, appuyant sur chaque syllabe, lui dit : A Dieu ! ce fut lout. A sa demande, ses enfants s'étant agenouillés autour de son lit, il tint longtemps la main étendue sur eux et les bénit; puis il pria qu'on lui donnât la sainte communion, ce qu'on lui promit pour un peu plus tard, et l'Extrême-Onction, qu'il ne se rappelait pas avoir reçue.

Il s'informa ensuite si l'on avait demandé pour lui au Saint- Père une bénédiction spéciale, si l'on avait averti le « roi, » et commanda, à plusieurs reprises, qu'on envoyât aussitôt une dépêche télégraphique à l'un et à l'autre.

L'ami qui l'avait assisté les jours précédents étant rentré quelques instants après , il lui demanda de nouveau la sainte communion ; mais on lui fit remarquer qu'il ne pouvait la recevoir à cause de son extrême difficulté à avaler. Comme il paraissait un peu inquiet, cet ami lui promit de ne pas le quitter et de faire passer avant tout les intérêts de son âme; il l'en remercia par deux fois , le sourire sur les lèvres ; puis, sur la recommandation qu'on lui fit de se reposer, il ferma doucement les yeux. Il ne parla plus depuis lors, sinon pour

(1) Celle expression, dictée par l'humilité) ne doit pas tromper le iecteur; M. de ftiancey était plu* doux encore comme homme privé que comme homme public.

répondre aux questions du médecin, et pour dire à sa femme, qui lui parlait de la Sainte Vierge : « Elle peut me guérir ; c'est évident. » Cet acte de foi fut sa dernière parole.

Un instant après, vers midi, il retomba dans l'assoupissement léthargique des jours précédents ; sa respiration devint pénible et, entre quatre et cinq heures, commença le râle de la mort. Son confesseur venu, ainsi que plusieurs autres amis, pour consoler la famille dans cette terrible épreuve, lui donna l'absolution, mais sans avoir pu obtenir le moindre signe d'intelligence, et passa la nuit près de lui. A ce même moment, le télégraphe apporta la réponse du Souverain Pontife, qui accordait une dernière bénédiction à son dévoué serviteur, et celle de M. le Comte de Chambord qui perdait en lui le plus fidèle et le plus généreux des royalistes.

Après bien des prières récitées autour du lit où râlait, dans les dernières luttes, le vaillant champion de l'Église et de la royauté légitime, une voix couverte de larmes, mais où vibraient le courage et la foi d'une sainte, dit : Récitons maintenant le Nunc dimitlis; s'il peut nous entendre, ce sera pour lui une dernière joie!...

Vers sept heures du matin , lorsque les premiers rayons du jour éclairèrent cette triste scène, il n'y eut plus à douter que, cette fois, le dernier moment ne fût décidément arrivé. Le visage du malade était impassible, et rien n'indiquait ni douleurs physiques ni souffrances morales; mais il était évident que la lutte ne pouvait plus guère se prolonger. Tous se mirent à genoux, la mère et les enfants des deux côtés du lit, le prêtre au pied, derrière lui les amis et les serviteurs du moribond,

et les prières des agonisants furent commencées. Elles allaient s'achever, lorsque le malade entr'ouvrit les yeux et sembla reprendre quelque connaissance; le prêtre se hâta de lui donner l'absolution sous condition, puis, les prières s'achevant, notre pieux chrétien rendit doucement son âme à Dieu. Pendant que sa femme et ses enfants déposaient un dernier baiser sur ses restes inanimés, le prêtre récita la belle prière : « Anges du Seigneur, accourez au-devant de lui; présentez son âme en présence du Très-Haut, etc. »

Je ne dirai rien des funérailles ; les journaux les ont longuement racontées. Toutefois il est un trait que je ne puis omettre. Les ouvriers de la Société de Saint-François-Xavier , établie à Passy, voulurent eux-mêmes rendre les derniers devoirs à leur orateur bien-aimé, en qualité de confrères, et le déposer dans le cercueil ; mais la piété d'un fils, d'un parent et d'un ami dévoué, s'était chargée de ce dernier soin. Le lendemain on les vit en grand nombre assister aux obsèques, et plusieurs même s'exposèrent à des retenues pour remplir ce qu'ils regardaient comme une obligation sacrée envers celui qui les avait tant aimés.

Dans la foule recueillie qui accompagna à l'église le funèbre cortège, foule composée, en grande partie, de ce que la noblesse, la presse et la politique comptent de plus distingué, l'œil remarquait bien des visages mouillés de larmes. C'est que beaucoup, même des plus hautes classes, perdaient en lui un bienfaiteur, en même temps qu'un ami. On y voyait aussi un grand nombre de religieux de tous les ordres, des religieuses, et notamment

la maison entière des sœurs de Bon-Secours de Passy, qui l'avaient si admirablement soigné.

De Passy, la dépouille mortelle de ce grand chrétien fut transportée au village de Tréon, où chaque année il allait passer quelques semaines. Là aussi l'exemple de ses vertus et ses bienfaits lui avaient gagné tous les cœurs, et à l'arrivée du triste convoi, à neuf heures du soir, malgré un froid très-vif, une grande partie des habitants nous attendaient à la porte de l'église. Dans cette foule recueillie, j'entendis des sanglots et plusieurs s'offrirent à passer la nuit auprès du corps, ce qui eut lieu. Le lendemain le village entier se trouvaréuni, ainsi que les curés des paroisses environnantes, et se pressa, avec un religieux recueillement et une visible sympathie, autour de la tombe. L'officiant lui-même ne put dominer son émotion, et lorsqu'il dut prononcer les dernières paroles de la sainte liturgie, les sanglots lui coupèrent la voix.

Pour moi qui venais d'assister à ce triste mais sublime spectacle, je me retirai le cœur profondément ému et répétant les paroles de nos divines Écritures : Moriatur anima mea morte justorum et fiant novissima mea horum similia : puisse mon âme mourir de la mort des justes, et ma dernière heure ressembler à sa dernière heure (1).

(1) JVuraer. xxiii, 10.

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