‹ Lettres sur RomeChapitre 29 sur 34 · MARIE-CAROLINE · texte numérisé non relu

MARIE-CAROLINE

A Clarens comme à Froshdorf, comme à Brunsée, le coup fut vivement senti et les princes, dont le regretté défunt avait été l'hôte pendant quelques heures, se hâtèrent d'envoyer à M. Adrien de Riancey et à sa mère le témoignage de leur douloureuse sympathie. Voici la lettre du royal exilé et de celle son auguste épouse :

Monsieur,

Je viens d'apprendre la perte douloureuse que vous venez de faire, et quoique vous ne puissiez

en douter, je tiens à vous dire moi-même toute la part bien vive que je prends à ce malheur irréparable. Vous savez combien j'appréciais votre si excellent père, qui a toujours été un si courageux défenseur de toutes les bonnes causes.

Dieu, sans doute, l'a jugé digne d'une prompte récompense ; mais, croyez-le, cette mort si inattendue nous a tous ici bien vivement affectés, et c'est de tout mon cœur que je vous prie de vouloir faire part de ma vive sympathie à madame votre mère et à vos frères. Ma femme s'unit à moi : car, comme moi, elle a su apprécier et regretter celui que vous pleurez aujourd'hui.

Que Dieu donne la force à votre si pieuse mère de supporter cette cruelle épreuve !

Croyez, Monsieur, à tous ces sentiments bien sincères de

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