Le reste de la lettre manque
LETTRE CCXXII. 1578. AOUT
LETTRE CCXXII1.
1578.... Août. Avila.
AU PÈRE GRATÎEN.
Elle lui témoigne combien elle compatit à ses épreuves. Le Biscaïen.
Que Dieu garde Votre Paternité, et me permette de vous voir goûter au moins quelque repos ! Vous en auriez besoin, ne serait-ce que pour prendre des forces afin de souffrir encore! Toutes les sœurs se recommandent instamment à vos prières. Plaise a Dieu que vous répondiez à toutes mes questions, car vous êtes devenu tout à fait Biscaïen. Les occasions, je le sais, ne vous ont pas manqué pour cela. Mais ce n'était pas une raison suffisante, quand moi-même j'avais tant à souffrir
J. Fragment restitué à la collection (les Lettres,
LETTRE GGXXIII1.
1578. 8 Août. Avila.
a jeanne de ahumada, sa sœur, a albe de tormès. Aggravation des affaires de la province.
JÉSUS SOIT AVEC VOUS
Ici, comme à Albe, Dieu nous envoie à tous des épreuves. Qu'il en soit toujours béni î Rassurez-vous sur le départ de don Gonzalve avec le petit Laurent2. Mon frère n'y consentira pas; d'ailleurs, il ne le croit pas convenable pour votre fils. Je ne lui ai pas écrit, parce que son domestique s'en était déjà allé quaud on m'a remis sa lettre. Je vous recommande tous à Dieu dans mes prières.
Je vous annonce que l'état de nos affaires est détenu tout à coup aussi grave que possible. On a obtenu un contre-bref, qui nous soumet tous en ce moment à l'autorité du Nonce. Je n'en ai pas beaucoup de peine; car, à mes yeux, c'est peut-être le meilleur moyen que nous ayons pour arriver à une province séparée; au moins, le Pere Gratien ne serait plus au milieu de ces gens.
Je suis tellement pressée que je ne sais même comment je vous écris cette lettre; j'envoie en ce moment des avis
1. Nous avons fait plusieurs corrections à cette lettre d'après l'autographe qui se conserve au couvent des Carmes déchaussés d'AIbe de Tormès.