Le licencié Jean de Padilla
2. La Sainte, étant en prière, avait vu Notre-Seigneur consoler le PèreGratien.
disposition n'est pas pour me déplaire. Peut-être, le Nonce ne donnera-t-ii pas à ces Pères1 toute l'autorité qu'ils s'imaginent, car enfin, il voudra aussi contenter le Roi. Comme vous le remarquez, on voudrait en finir avec ces réformes; je n'ai aucun doute sur ce point. Il n'y aurait pas de plus grand contentement pour moi que de vous voir enfin libre de tant de soucis; et après, tout ira bien.
[On ne nous a fait aucune notification, ni ici, ni à Mancéra. Le Provincial des mitigés n'étant pas sorti d'Avila, ces Pères doivent attendre quelque chose]. Monsieur Roch annonce que la notification doit être faite dans tous les monastères; cependant, il ne dit pas s'il s'agit des monastères de religieux, ou non.
J'ai déjà écrit à Albe pour prévenir la prieure de garder cette sœur dont nous avons parlé; j'ai écrit également à Thérèse Laïz2 de l'avoir pour agréable. J'éprouve une telle consolation de la grâce que Dieu vous accorde en vous donnant quelques instants de contentement au milieu de tant de travaux, que je ne sais comment je pourrais avoir du chagrin.
J'en étais ici de ma lettre, quand le Révérend Père Rioja s'est présenté à la porte avec un notaire pour notifier le Bref. Ce n'est pas moi qu'on a appelée, mais la Mère prieure. D'après ce que je comprends de ce Bref, c'est le même qu'on a dû envoyer à Valladolid, et qui se trouve, dit-on, entre les mains du Conseil royal. Que Dieu me pardonne! mais je ne puis croire que le Nonce ait donné un tel commandement, je veux dire, se soit exprimé de la sorte. Si vous ne vous étiez pas guidé d'après les lumières de tant de savants, je ne m'étonnerais pas que vous fussiez plongé dans la peine ; mais quand vous avez agi avec